Le bienheureux avec son chèque
a promu d’investir ans le commerce
Adama
Keïta est l’un de ces jeunes. Aujourd’hui âgé de 30 ans, le jeune homme a tenté
d’aller en Tunisie en 2021 par voie terrestre. Malheureusement à cause d’une
mauvaise fortune, leur voiture a été attaquée par des bandits armés alors
qu’ils étaient non loin de la Tunisie. Après l’avoir dépouillé de ses biens,
les bandits ont tenté de mettre fin à sa vie en le poussant d’une colline.
Grièvement blessé et hospitalisé, Adama Keïta a pu prendre contact avec les autorités
maliennes et il a pu être expatrié en toute sécurité au Mali, où il sera pris
en charge à l’hôpital Gabriel Touré.
C’est après s’être remis sur
pied, grâce à la compétence remarquable de nos médecins, qu’Adama Keïta a été
reçu, hier, par le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de
l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher, dans son département. Cette
rencontre avait pour objectif de renforcer le soutien des autorités maliennes
envers Adama Keïta en lui remettant une généreuse somme de 2 millions de Fcfa
afin de l’aider dans son insertion professionnelle. Le jeune homme explique à
qui veut l’entendre qu’il ouvrira une boutique avec cet argent.
C’était le lieu
pour le ministre chargé des Maliens établis à l’Extérieur, de rassurer nos
compatriotes qui payent des millions pour les évacuations sanitaires vers
d’autres pays, en leur disant qu’ils peuvent faire confiance à nos médecins
locaux. «Il faut qu’on sorte de ce complexe et qu’on fasse confiance à nos
compétences, structures, médecins et infirmiers», a-t-il affirmé. Pour Mossa Ag
Attaher, la cérémonie était aussi l’occasion de montrer l’intérêt que les
autorités maliennes portent à tous nos compatriotes, particulièrement ceux de
la diaspora.
«Nous serons présents partout où nous le pourrons pour vous
accompagner. Je pense que le cas d’Adama est la preuve vivante de l’engagement
des autorités de notre pays», a expliqué le ministre chargé des Maliens établis
à l’Extérieur. Et de réitérer l’appel de mise en
garde de son département contre la migration irrégulière qui, selon lui, est un
danger qui nous fait perdre chaque année des centaines de jeunes, qui peuvent
valablement servir le pays tout en gagnant bien leur vie. Comprenant néanmoins
les épreuves qui les poussent à agir ainsi, Mossa Ag Attaher sensibilise les
jeunes à plus de prudence, car les voies empruntées pour la migration
irrégulière sont chaotiques, mortelles et dangereuses.
Jessica K. DEMBELE
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