Seyba Lamine Koné, procureur du Tribunal militaire de Mopti
Le tribunal a condamné 5 prévenus à 5 ans d’emprisonnement ferme (peine maximale en matière correctionnelle) et prononcé 4 ans contre un autre prévenu. La peine du sursis à exécution a été aussi prononcée contre 7 prévenus. Tout comme, un mandat d’arrêt et un mandat de dépôt.
Les
audiences ont commencé le lundi 27 janvier 2025 avec 25 affaires inscrites au
rôle impliquant 41 prévenus dont 36 militaires et 5 civils.
La cérémonie
d’ouverture était présidée par le gouverneur de la Région de Mopti, le Général
de brigade Abass Dembélé. Il avait à ses cotés le Colonel Pascal Berthé,
commandant de la 6è région militaire, le premier président du Tribunal
militaire de Mopti, Boubacar Fofana, le procureur général près la Cour d’appel
de Mopti, Mahamadou Bandiougou Diawara, le procureur du Tribunal militaire
de Mopti, Seyba Lamine Koné. Le bâtonnier de l’Ordre des avocats du Mali
était représenté par Me Mahamadou Sidibé.
Dans son
intervention, le procureur du Tribunal militaire de Mopti a fait savoir que
pour une armée plus professionnelle, il est essentiel d’ajouter aux différentes
composantes en place, une justice militaire opérationnelle et performante pour
lutter contre l’impunité et préserver les droits humains. C’est pourquoi, notre
pays a créé il y a bientôt 30 ans une justice militaire avec l’adoption et la
promulgation de la loi n°95-042 du 20 avril 1995 portant Code de justice
militaire en République du Mali avec la création 17 ans plus tard, de la
direction de la justice militaire, a-t-il souligné.
Seyba
Lamine Koné a aussi fait comprendre que le ressort territorial du Tribunal
militaire de Mopti couvre plus de 2/3 du territoire national. Il s’étend sur 8
régions administratives en l’occurrence Mopti, Tombouctou, Gao, Kidal, Ménaka,
Taoudéni, Bandiagara et Douentza avec la particularité d’être l’épicentre
depuis 2010 de la crise sécuritaire. Le procureur Koné a saisi l’occasion pour
inviter les populations à venir massivement assister aux audiences pendant les
5 jours qui sont publics parce qu’elles sont pédagogiques.
«Le Barreau se réjouit de l’Organisation de ces assises qui permettent aux prévenus d’être fixés sur leur sort. J’attire l’attention de la juridiction sur les dossiers pendants comme celui de Boulkéssi dont certaines personnes sont sous mandat de dépôt depuis. Je réitère la disponibilité de l’Ordre à accompagner les autorités militaires, civiles et politiques du pays pour consolider notre État de droit», a laissé entendre Me Mahamadou Sidibé.
Le chef de
l’exécutif régional, le Général de brigade Abass Dembélé, a salué la tenue des
audiences du tribunal militaire qui, selon lui, démontre à suffisance la
volonté manifeste des hautes autorités de faire rayonner la vérité au sein de
la société et prouver que personne n’est au dessus de la loi.
«Le militaire est
justiciable, comme tout autre citoyen. S’il y a une justice militaire, il faut
bien qu’elle se manifeste pour juger les coupables. Nous osons croire qu’à
l’issue de cette session, les perspectives seront bonnes pour d’autres afin de
promouvoir la manifestation de la vérité, gage de cohésion sociale», a-t-il
conclu.
Dramane COULIBALY / Amap - Mopti
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