Le ministre Mamoudou Kassogué (première rangée à gauche) avec des membres de la Commission nationale de vulgarisation des symboles de l’état, hier à Koulouba
À la faveur d’une audience hier au palais de Koulouba, la Commission nationale de vulgarisation des symboles de l’État, conduite par son vice-président Yaya Karembé, a remis au Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, le rapport général sur l’harmonisation des symboles de l’État, à savoir le drapeau, l’hymne national, la devise, les armoiries et le sceau. C’était en présence du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué et des membres de cette Commission.
Fort des disparités constatées au niveau des symboles de la République, le gouvernement a décidé de corriger ces dysfonctionnements, pour plus d’harmonie et d’unicité. Ainsi, il y a eu la tenue du 11 au 17 mars 2024, de la semaine nationale pour l’harmonisation et l’utilisation des symboles de l’État sous l’égide du département en charge de la Justice. Elle avait pour but de faire connaître les différents symboles de l’État et de développer le sens civique et patriotique chez nos compatriotes. La semaine a mis l’accent sur l’identification des symboles de l’État, la détermination de leur signification et leur vulgarisation pour les porter à la connaissance de tous les Maliens.
À l’issue de la rencontre, le directeur national adjoint des affaires judiciaires et du Sceau, en sa qualité de vice-président de la Commission a affirmé que c’était l’audience de remise du rapport général relatif à l’organisation de la semaine nationale pour l’harmonisation et l’utilisation des symboles de l’État qui avait été ordonnée par le Chef de l’État. Yaya Karembé a indiqué que ce rapport a fait ressortir les principaux symboles de l’État à savoir le drapeau, l’hymne, le sceau officiel, les armoiries de la République et la devise du Mali.
Selon lui, il s’agit de mettre l’accent sur leur importance, leur sacralité et dans la façon de les exécuter et de les confectionner. Il a ajouté la protection juridique qui doit entourer chacun de ces symboles. «Il faut éviter de faire en sorte que n’importe qui puisse confectionner n’importe quel symbole et de n’importe quelle manière», a souligné Yaya Karembé. Puisque, a-t-il dit, ce sont des symboles qui identifient notre état. à son avis, il n’est pas donné à n’importe qui de les utiliser et de les confectionner. Précisant qu’il n’est pas non plus permis que leur façon d’utilisation soit différente selon les institutions ou les départements ministériels.
En parlant du drapeau «vert, or et rouge», le vice-président de la Commission nationale de vulgarisation des symboles de l’État a dit que c’est l’identification du Mali. Assurant que chacune de ces couleurs a une signification particulière qui est assise sur un fond culturel. «Le travail a consisté à sensibiliser pour que chacun sache ce que représente le drapeau du Mali», a spécifié Yaya Karembé. Idem pour les armoiries (les deux arcs inclinés tirés, la mosquée de Djenné, le vautour) dont tous les éléments ont une signification particulière.
SACRALITÉ- Pour sa part, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux a confié à la presse que la Commission est venue remettre au Chef de l’État le rapport général des travaux de la semaine nationale pour l’harmonisation et l’utilisation des symboles de l’État. Mamoudou Kassogué a fait remarquer que depuis un certain temps, il y a une disparité dans la pratique pour ce qui concerne les armoiries, le sceau et même le drapeau. « Les couleurs qui sont prescrites par la loi ne sont pas celles qui sont utilisées par tout le monde », a relevé le Garde des Sceaux, déplorant que chacun confectionne son symbole selon ses besoins souvent au coin de la rue.
Pour lui, cette pratique est à bannir. Ce qui caractérise ces symboles, c’est leur sacralité et leur exclusivité, a expliqué le ministre. D’après lui, seul l’État et ses démembrements peuvent les utiliser. Il a insisté sur l’obligation de conformité des armoiries. En clair, il ne peut y avoir de disparité dans un même pays par rapport à ces différents symboles. «Nous devons prendre toutes les dispositions pour qu’il y ait une utilisation harmonieuse et les voies et moyens qui doivent être utilisés pour les corriger», a noté le ministre en charge de la Justice.
En perspective, Mamoudou Kassogué compte procéder à des réformes législatives pour que ces armoiries puissent être confectionnées et utilisées de manière disciplinée. Il envisage également la création d’une imprimerie d’état ou de la justice qui va se charger spécifiquement de confectionner les sceaux, les armoiries de l’état et les papiers entête des différents départements. Il a exprimé le satisfecit du Président de la Transition suite aux travaux réalisés par la Commission d’experts nationaux.
Autres signes distinctifs de l’État sont le portrait du Chef de l’État, les en-têtes des documents émanant de l’autorité publique, le nom de domaine (ml), le code indicatif international de téléphone du Mali (00223), le nom du pays, l’appellation de ses citoyens, la capitale, les langues officielles, les insignes, les décorations et médailles d’État, les toges et autres tenues officielles. Mais aussi, le passeport, la plaque minéralogique, la fête de l’Indépendance, le monument de l’Indépendance, le Palais de Koulouba, etc.
Namory KOUYATE
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