La croissance au sein l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) affiche un visage reluisant avec une projection estimée à 6,3% contre 5,2% en 2024. C’est ce qui ressort de la note de conjoncture de l’Union publiée par le Département des politiques économique et de la fiscalité intérieure de la Commission de l’Uemoa pour le premier trimestre 2025.
La Note de conjoncture est un document trimestriel qui permet de faire le suivi régulier de la conjoncture économique dans l’espace. La 67è édition parue en avril dernier analyse la situation économique et financière, ainsi que celle des échanges extérieurs des États membres de l’Union.
Pour la campagne agricole 2024/2025, le Mali a enregistré une performance remarquable dans le secteur agricole.
Cette performance est tirée par la production vivrière qui a bondi de 10,7%. Le mil, le sorgho, le maïs et le fonio ont tous connu une hausse significative contribuant à la bonne tenue des greniers dans les campagnes. À cela s’ajoute le fait que les produits d’exportation, principalement le coton, progressent de 12,7%. Comparativement au Bénin où la production agricole est aussi ressortie en hausse, mais seulement de 5,9% pour les produits vivriers et une contraction de 0,5% notée au niveau de la production d’exportation là aussi dominée par le coton.
Les experts de l‘Uemoa estiment que cette dynamique, dans notre pays, confirme le rôle stratégique de l’agriculture dans la relance économique malienne dans un contexte sécuritaire toujours tendu. Sur le front du commerce extérieur, les exportations du Mali ont connu une progression de plus de 10,6% au premier trimestre 2025 sur une moyenne sous régionale de +11,5%. Cette progression s’explique par les rendements encore une fois au niveau du coton brut et de l’or non monétaire. Toutefois en glissement annuel, les ventes à l’étranger enregistrent un recul de -7%, signe d’un environnement international plus complexe. Selon les experts de l’Union, la baisse des prix mondiaux du coton conjuguée aux incertitudes sur le marché aurifère, interroge sur la capacité du pays à maximiser les recettes issues de ses ressources.
Dans l’espace sous régional, les importations au premier trimestre 2025, sont ressorties en baisse avec un repli de 15,0%, par rapport au quatrième trimestre 2024. À ce niveau, le Mali ne fait pas exception en enregistrant une baisse à -9,9% contrairement au Bénin plus 18,1%, la Guinée Bissau plus12,4% et le Niger plus 8,2% pour lesquels les achats à l’extérieur se sont affichés en hausse trimestrielle.
En ce qui concerne les finances publiques, les recettes fiscales ont connu une amélioration au Mali comme dans plusieurs pays de l’Union. La masse monétaire a également légèrement progressé traduisant un regain de liquidité. Face à ce tableau encourageant, le Mali affiche l’un des taux d’inflation les plus élevés de l’Uemoa avec une hausse des prix à la consommation de 8,4% au premier trimestre 2025.
Ce chiffre est largement supérieur à la moyenne régionale qui est de 2,3%. Conséquence, on assise à un dépassement considérable du seuil de tolérance fixé par les critères de convergence de l’Union. Cette flambée est essentiellement liée à la hausse des produits frais +9,9%, et des biens de première nécessité. Dans ces circonstance, le défi pour le Mali est de traduire la performance macroéconomique à travers des réformes structurelles et un encadrement assez rigoureux du marché avec à la clé une stratégie d’exportation ambitieuse.
Synthèse
Lougaye ALMOULOUD
Rédaction Lessor
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