Les responsables du mouvement animant la conférence de presse
Lors d’une conférence de presse organisée à son siège à Yirimadio Zerny le 16 avril dernier, le Collectif pour la défense des militaires (CDM) s’est exprimé sur l’actualité politique dans notre pays. Son président Younouss Soumaré a, d’abord, énuméré ce qu’il a appelé «les prouesses de la Transition». Des prouesses qui ont, entre autres, abouti à la création de la Confédération des États du Sahel (AES), la mise en échec des tentatives de déstabilisation par des forces extérieures.
Répondant à ceux qui estiment que notre pays est isolé aujourd’hui, Younouss Soumaré répondra : «Contrairement à la propagande de nos détracteurs, le Mali n’est pas isolé.» Il arguera que notre pays entretient de solides relations avec plusieurs puissances, notamment la Russie et la Chine, dans le respect de nos valeurs et de nos intérêts stratégiques. L’appartenance à l’Alliance des États du Sahel (AES) puis à la Confédération AES est une illustration concrète du non isolement de la République, membre fondateur de cette organisation qui fait la fierté de plus d’un Africain. Pour Soumaré et ses camarades du CDM, il y a lieu de se féliciter de l’arrestation d’un chef terroriste au Niger par la force unifiée de l’AES et des décisions prises par les trois Chefs d’État face à l’agression du régime algérien contre un outil de défense de l’organisation confédérale.
Rappelant les recommandations des Assises nationales de la Refondation (ANR) et du Dialogue inter-Maliens (DIM), le CDM et ses partenaires ont fait trois propositions de taille. Premièrement, «exiger un mandat de 5 ans renouvelables pour le Général d’armée Assimi Goïta». Pour eux, conformément à une recommandation forte du DIM, les autorités ont le devoir de mettre en œuvre la volonté populaire exprimée. «Il est essentiel que le Général d’armée Assimi Goïta bénéficie du même statut et des mêmes prérogatives que ses homologues du Burkina Faso et du Niger», ont-ils estimé.
En second point, les organisateurs de la conférence de presse ont sollicité la dissolution des partis politiques qui, pour eux, en «34 ans de démocratie, le Mali a vu naître près de 300 partis politiques». Selon eux, en dissolvant ces partis «les autorités respecteraient la volonté populaire et permettraient la conduite apaisée du processus de paix et de réconciliation nationale, l’émergence d’une nouvelle forme de participation citoyenne fondée sur l’engagement patriotique et la mise en avant d’acteurs publics porteurs de valeurs endogènes, tournés vers l’intérêt commun».
Le CDM et ses partenaires ont réclamé un audit des fonds alloués aux partis politiques. «Pendant trois décennies, des milliards ont été dépensés et le peuple malien a le droit de savoir combien a été attribué aux partis politiques», ont ils estimé. Pour ce faire, le Collectif et ses partenaires ont appelé à une mobilisation générale et à une prise de conscience citoyenne pour garantir la réussite du processus.
Boubacar BAGAYOKO
Rédaction Lessor
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