Sur un marché des matières premières agricoles où le cacao, le café, le jus d’orange surgelé et le caoutchouc ont brillé en 2024, le coton a plutôt fait grise mine. La fibre végétale a en effet perdu 14 % de sa valeur clôturant à 68,4 cents la livre (453 grammes environ) sur l’International Continental Exchange (ICE) à New York. Seul le soja a enregistré une performance pire dans le rang des matières premières agricoles (-22,83 %).
Il s’agit de troisième
année consécutive de baisse des cours du coton après les reculs enregistrés en
2023 (-3 %) et en 2022 (-26 %). Dans les détails, les prix ont connu une forte
augmentation en février enchaînant trois séances consécutives au-delà de la
barre symbolique des 100 cents sur les trois derniers jours du mois avec un
plus haut sur l’année atteint à 103,75 cents le 28 février.
Ces prix ont subi une
correction par la suite fluctuant entre 90 et 99 cents tout le long de mars
avant de descendre durant le reste de l’année. Dans l’ensemble, la faiblesse
des prix du coton est la conséquence d’une offre abondante tant en Afrique de
l’Ouest, qui s’est remise de la baisse enregistrée en 2022/2023, qu’au Brésil,
devenu le premier exportateur mondial détrônant les USA avec 2,6 millions de
tonnes expédiées en 2023/2024.
De son côté, la demande a été atone notamment en Chine, premier importateur mondial avec une conjoncture économique défavorable, le renforcement du dollar qui a rendu la fibre cotée sur l’ICE moins attractive pour les importateurs et la hausse des cours.
Pour cette année, les
perspectives restent encore mitigées pour les prix mondiaux du coton.
La
production mondiale devrait atteindre 26 millions de tonnes en 2024/2025, ce
qui poussera les stocks mondiaux à 16,9 millions de tonnes, un niveau record.
Pendant ce temps, les importations de la Chine devraient fondre à 1,72 million
de tonnes, soit 47 % de moins qu’en 2023/2024. L’empire du Milieu devrait
couler sous les balles de coton avec un stock record de 8,1 millions de tonnes.
Au-delà de ces fondamentaux
du marché, le dollar pourrait encore se renforcer avec l’arrivée de Donald
Trump à la Maison Blanche. D’un autre côté, la perspective d’une hausse de la
production de pétrole notamment en Amérique du Nord et du côté des pays de
l’OPEP et de leurs alliés pourrait donner du regain à la production du
polyester, grand ennemi de la fibre blanche.
Avec un potentiel recul des
prix de l’or noir, l’avantage concurrentiel du polyester fabriqué à partir de
ses dérivés pourrait encore se creuser par rapport au coton. Déjà, il s’agit de
la fibre la plus produite pour le textile et de la matière la plus utilisée
dans le prêt-à-porter.
Agence Ecofin
Rédaction Lessor
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