Retard de la pluviométrie, léger retard des paiements de coton aux producteurs, insuffisance des intrants, présence des jacides sont, entre autres, difficultés que rencontrent certains producteurs de coton en ce début de campagne agricole 2024-2025 de la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT).
Ces
constats ont été faits par le président directeur général (PDG) de la holding,
Dr Nango Dembélé, qui a entamé, mardi dernier, une tournée dans les filiales
sud, nord-est et centre de la CMDT. Il s’imprègne ainsi de la situation réelle
sur le terrain, en échangeant notamment avec les producteurs sur les
difficultés rencontrées au quotidien afin d’y trouver les solutions adéquates.
Le patron
de la holding CMDT, accompagné par une forte délégation, a commencé son
périple, mardi, par les localités de Sido et Koumantou dans la Région de
Bougouni (filiale Sud) où il a visité des champs. Leur état, globalement, en
dit long sur la situation pluviométrique dans la zone.
L’hivernage
s’est installé tardivement, obligeant certains producteurs à procéder à des
resemis. Mais l’espoir est permis. «Sous peu, les produits seront au
rendez-vous», rassure le PDG de la CMDT qui reste serein face à cette situation
loin d’être inédite. Le début de la campagne 2021-2022 avait aussi connu un
démarrage très difficile à cause des poches de sécheresse, mais à l’arrivée,
notre pays a fait une production record de près de 777.000 tonnes de coton.
L’espoir est d’autant plus permis que, dans l’ensemble, les objectifs de semis sont pratiquement atteints. «D’ici deux semaines, nous allons boucler nos objectifs de semis», a dit le patron de la holding, précisant à l’attention des producteurs qu’ils peuvent continuer à semer jusqu’au 20 juillet. Aussi, il les a informé que le processus de payement du coton, qui a accusé un léger retard cette année, est presque terminé. «Il reste aujourd’hui moins de 10% à payer. Notre partenaire, la Banque de développement du Mali est à pied d’œuvre pour que d’ici quelques semaines, on puisse sortir de cette situation», a déclaré Dr Nango Dembélé.
Engrais
en place- Le chef de division production agricole de la coordination de
Bougouni, Issa Traoré, apprécie positivement l’évolution globale de cette
campagne. Malgré une situation pluviométrique peu satisfaisante, sa coordination a pu réaliser,
à la date du 30 juin, 153.501 hectares (soit 79,99%) sur une prévision de
192.000 hectares. «Au même moment de la campagne écoulée, on était à 92% des
emblavures.
Nous observons des pluies éparses qui ne parviennent pas à couvrir
tout le secteur dans sa généralité. Durant tout le long du parcours, on ne
constate que des poches de sécheresse», a-t-il déploré. En revanche, en matière
de déploiement des engrais, la situation est beaucoup plus reluisante. La
coordination de Bougouni est à 90%
concernant le complexe coton qui est l’engrais principal pour cette
culture. Le complexe céréale est à 84% contre 70% pour l’urée. «L’engrais est
toujours en train d’être réceptionné et des dispositions sont prises par les
autorités pour la mise à disposition des reliquats», a assuré Issa Traoré.
Par
ailleurs, des produits spéciaux dits anti-jaccides, destinés à combattre les
jaccides devenus un fléau pour la culture cotonnière, sont disponibles. Dans le
secteur de Bougouni, les premiers traitements seront faits avec Jaboviasuper,
une nouvelle gamme d’anti-jaccides. La quantité mise à notre disposition couvre
nos besoins, a confirmé le responsable de la division production agricole. Idem
pour le flyer, un autre produit anti-jaccides. également, il a confirmé que le
paiement des dus des producteurs est en cours : «On était à 57,27% de
paiement. Il y a 48 heures, nous avons reçu un programme de paiement qui nous
permettra d’atteindre les 66%.»
Mercredi,
deuxième jour de la tournée, le PDG de la CMDT et sa délégation se sont rendus
à Katèlè, dans la Commune de Kadiolo, où ils ont rencontré les producteurs. Les
échanges ont permis à Dr Nango Dembélé d’en savoir plus sur les conditions de
travail des producteurs en ce début de campagne. Occasion pour lui d’informer
ses interlocuteurs du paiement des cotons non payés.
La délégation a, ensuite,
visité le champ de coton de Ousmane Dembélé. Ce producteur a semé 8 ha en
coton, 3 ha en maïs et en arachides et 2 ha en riz. Il a reçu tous ses intrants
pour le coton. Et les produits - de la CMDT lui ont permis de circonscrire les
ravages des jacides qui avaient attaqué son champ. Cependant, tout comme ses
collègues du secteur de Bougouni, Ousmane Dembélé déplore l’insuffisance de la
pluie contrairement à l’année dernière.
«Le
démarrage de la campagne de cette année a été un peu difficile au niveau de la
filiale Sud qui regroupe deux divisions, à savoir les Région de Bougouni et de
Sikasso. Surtout pendant les première et deuxième décades où il y a eu un
sérieux problème de pluviométrie», selon l’administrateur général de cette
filiale. Mais, Daouda Traoré dit garder espoir de voir la pluie se normaliser
de jour en jour.
En termes d’emblavures, la filiale Sud s’est fixée un objectif de 317.000 ha dont 283.000 ha ont été réalisées, soit un taux de 83%. «La réalisation en coton est à un niveau satisfaisant. La culture du maïs est réalisée à 46% comparée à celle de la campagne 2021-2022», a détaillé Daouda Traoré. Parlant du niveau de réception en complexe coton, il a révélé que la filiale Sud est à 94 %. Pour l’urée et le complexe céréale, la filiale est respectivement à 81 et 90%.
Fadi CISSE
Cette structure sera chargée notamment de constituer des réserves d'or et de promouvoir la transformation locale du métal jaune sur place.
L’incivisme et l’indiscipline traduisent un manque de respect des règles de circulation et mettent directement en danger la vie des citoyens. Notre pays a enregistré en 2025 pas moins de 7.691 accidents corporels, causant 648 décès et 8.863 blessés.
Dans le cadre de la célébration du 26 juin, Journée internationale contre l’abus et le trafic illicite des drogues, l’Office central des stupéfiants (OCS) a organisé, jeudi dernier dans ses locaux, une rencontre de prise de contact avec les structures impliquées dans la lutte contre les st.
Le transport routier constitue un pilier de l'économie malienne. Assurant près de 80% des échanges extérieurs et le désenclavement des territoires, il reste pourtant confronté à d'importantes difficultés de financement, notamment pour l'acquisition et le renouvellement du matériel roulant..
La Faculté des Sciences administratives et politiques (FSAP) de l'Université Kurukanfuga de Bamako a servi de cadre, jeudi dernier, à une double cérémonie organisée par l'Autorité de protection des données à caractère personnel (APDP) dans le cadre de son dixième anniversaire..
Face à l'ampleur des déplacements forcés, le gouvernement et ses partenaires entendent accélérer la mise en œuvre de réponses durables. Réunis à Bamako, les principaux acteurs nationaux et internationaux veulent renforcer leurs capacités et harmoniser leurs actions, afin d'offrir aux centa.