La cérémonie était présidée par le secrétaire
général du ministère des Transports et des Infrastructures, Mama Djenepo, en
présence du 1er vice-président du Conseil malien des transporteurs routiers
(CMTR), du représentant du maire de la Commune VI du District de Bamako et de
nombreux chauffeurs. Organisée
par le département en charge des Transports, à l’initiative de l’Agence
nationale de la sécurité routière (Anaser), cette journée entre dans le cadre
de la lutte contre l’insécurité routière.
Elle se veut aussi une campagne de
lutte contre les mauvais comportements sur la route dans notre pays en mettant
surtout l’accent sur les comportements adéquats des usagers dans la circulation
routière. C’est aussi une journée de sensibilisation à l’endroit de 200
chauffeurs et conducteurs professionnels en activité à travers des sessions de
formation qui intéresseront aussi 200 agents des forces de sécurité afin
d’étudier les règles de la circulation routière.
Le secrétaire général du
ministère des Transports et des Infrastructures a indiqué que la courtoisie,
qui est une valeur morale à l’échelle de la société globale, est très
pertinente pour l’usage de la route. Selon lui, la commémoration de cette
journée intervient dans un contexte de recrudescence des accidents de la route,
dus à certains comportements délictueux des usagers. Pour lui, l’organisation
de la Journée nationale de courtoisie sur la route est une recommandation du
conseil d’administration de l’Anaser, tenu le 23 février 2011.
Mama
Djenepo dira aussi que la journée rassemble les acteurs de la sécurité engagés
à améliorer, moraliser et à civiliser le comportement des usagers sur la route.
Et de rappeler que selon les enquêtes préliminaires, l’excès de vitesse et
l’imprudence des conducteurs sont considérés comme des causes d’accidents
récents. Le secrétaire général en appelle vivement au respect du Code de la
route par les usagers.
«La circulation routière est un espace de cohabitation,
il faut être tolérant, personne n’a le monopole de la vérité», a-t-il prévenu,
tout en rappelant que la célébration de cette journée s’inscrit dans le
cadre de la mise en œuvre de la Stratégie nationale de sécurité routière
2021-2030 et de son plan d’actions 2021-2025. «La route doit être un facteur de
développement et non un vecteur de décès, de blessures, d’invalidation et de
dommages matériels», a déclaré le secrétaire général du département en charge
des Transports.
Pour le 1er vice-président du CMTR, Ali Bocoum, cette journée est pleine de signification pour les professionnels de la route. Selon lui, la courtoisie est plutôt l’amour du prochain, la galanterie, la politesse, la générosité, la solidarité, le don de soi, l’humanisme et le civisme. La formation de 200 chauffeurs, a-t-il souligné, sera l’occasion pour eux d’acquérir de nouvelles connaissances. «Ces formations sont importantes et primordiales, car elles pourront réduire les cas d’accident dans notre pays», a-t-il indiqué.
Un des temps forts a été la démonstration des gestes de premier secours, appelés «gestes qui sauvent» par des agents de la protection civile.
Aminata DIARRA
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