La cérémonie de clôture a été marquée par la remise symbolique d’attestations aux panelistes
Ces communications étaient reparties entre quatre axes principaux qui portaient sur : «médias face aux régimes de transition en Afrique», «journalisme et communication à l’heure du numérique», «médias et conflits», «politique de communication et dynamique de paix et de développement».
Ces journées étaient organisées à
l’initiative de l’École supérieure de journalisme et des sciences de la
communication (ESJSC), en marge de la Journée mondiale de la liberté de la
presse. Elles constituent un espace de promotion de la recherche en sciences de
l’information et de la communication au Mali et en Afrique. Outre des experts
maliens, ceux d’autres pays de l’Afrique ont partagé leurs expériences avec nos
compatriotes.
L’universitaire congolais, Dr
Benjamin Ngoma, a fait savoir que sa présence à cette rencontre vise à tirer
des expériences en matière d’organisation des colloques et comprendre les
dynamiques qui se développent au Mali dans le domaine de la recherche. «J’ai
été impressionnés par le sens de l’éveil des étudiants qui depuis la licence 1
ont le courage d’exposer devant les grands chercheurs. C’est une expérience que
nous devons développer chez nous», a-t-il dit.
Quant à Dr Bienvenu Boudimbou, un
panéliste originaire du Congo Brazzaville, il s’est dit très satisfait d’avoir
beaucoup appris à travers des communications de très haut vol. L’homme de média
a souhaité la multiplication de ce genre d’évènements. Le rapporteur général de cette 2è
édition a expliqué que ce colloque s’inscrit dans un cadre de réflexion sur les
défis des médias dans la consolidation de la paix et la promotion du vivre
ensemble dans une Afrique vouée aux mutations politiques, sécuritaires et
économiques.
Dr Drissa Ballo a expliqué que la rencontre a permis de souligner
les dimensions morales, humaines, géopolitiques et sociales qui doivent
caractériser les métiers de l’information et de communication pour un climat
social apaisé. L’enseignant chercheur a affirmé que les communications ont
indiqué que les médias nationaux doivent se montrer patriotiques. Ce qui n’est
pas forcément synonyme d’une soumission entière au désidérata du pouvoir en place,
a-t-il conseillé.
Le président du comité
scientifique de ces journées s’est réjoui de la qualité des contributions
faites par les panelistes et l’engouement suscité par l’évènement. Selon le Pr
Alassane Diakité, elles vont contribuer à augmenter le rayonnement de nos
universités. Il a félicité l’ESJSC pour avoir relevé le défi de l’organisation
de ces journées.
Le patron de la Direction de l’information et de la relation publique des Armées (Dirpa) a invité les journalistes à faire le lien entre l’information en temps normale et celle en période de crise. Selon le colonel-major Souleymane Dembélé, en cette période, il n’est pas bon de donner toutes informations.
La cérémonie de clôture a été marquée par la remise symbolique d’attestations aux panelistes. Précisons que les journées seront sanctionnées par la publication d’un ouvrage.
Mohamed DIAWARA
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