«Au lieu de développer son industrie de confection de vêtements, l’Afrique se contente des importations, voire des vêtements d’occasion ou friperie», raillent les afro-pessimistes à longueur de journée. On peut s’accorder avec eux sur une chose : la friperie pullule sur les marchés africains. Notre pays n’est pas en marge de ce tableau et surtout à l’orée de la fête de Tabaski, prévue pour ce vendredi. À Bamako, les revendeurs de fringues sont visibles partout : dans les marchés, au bord des routes, sur des espaces publics et même devant certaines maisons à l’intérieur des quartiers.
Tous les musulmans du monde désirent s’empiffrer de barbecue et se vêtir de neuf le jour de la Tabaski. Les familles nanties peuvent se permettre d’acheter des vêtements tendances autrement dit des vêtements de marque ou de coudre du basin Getzner, du brodé Autriche et autres. Mais les moins nantis ont recours à la friperie pour habiller leur progéniture lors de la fête. Ils se bousculent aux portillons des revendeurs de ces vêtements d’occasion qui se frottent bien les mains en cette période.
Il est 9h00 au marché de Daoudabougou, en Commune V du District de Bamako. L’équipement marchand fonctionne en mode veille de fête. Les va-et-vient incessants de la clientèle le disputent à l’odeur de vintage. Parures (habits, chaussures et autres accessoires de séduction de l’univers féminin) ravissent la vedette. Dans ce marché, Hawa Camara, habillée d’un pagne Wax, tient un sac à la main. Elle fait le tour des revendeurs de friperie à la recherche de fringues pour ses deux enfants âgés de 3 et 5 ans. Pour la jeune maman, la friperie reste le meilleur choix en termes de coût/qualité.
Elle pense acquérir des vêtements tendances à moindre coût pour saper ses mômes le jour de la Tabaski. «Pour créer la différence, il n’y a rien de mieux que la friperie ou «yougou-yougou» dans le jargon populaire. On y trouve des vêtements griffés à des prix défiant toute concurrence», confie la bonne dame qui semble bien connaître le marché de la friperie.
LA BALLE À 200.000 FCFA- Ces vêtements de seconde main représentent une aubaine pour de nombreux jeunes garçons et filles. À Badalabougou, des vendeurs ambulants s’activent dans les rues. Parmi eux, Souleymane Tangara qui se réjouit du comportement du marché de la friperie cette année. Il trouve que c’est mieux que l’année dernière à la même période.
«Aujourd’hui, j’ai vendu plus de dix ensembles», dit-il avec un grand sourire. Il précise aussi que les vêtements des enfants sont moins coûteux que ceux des adolescents. Souleymane Tangara évolue dans ce créneau depuis 2019 et parcourt des quartiers à la recherche de clients. «Il m’arrive de déballer jusqu’à cinq colis par semaine», dit-il fièrement.
De l’autre côté sur la Rive gauche de la capitale, au marché du Wonida à Bozola, le revendeur de friperie Sékou Touré affiche son enthousiasme. Il pense plutôt que le métier nourrit son homme au-delà de la conjoncture actuelle. Selon lui, les prix restent abordables et oscillent entre 1.500 Fcfa et 2.000 Fcfa. Il explique que sa recette journalière culmine souvent à 50.000 Fcfa.
À quelques encablures des lieux au Grand marché de Bamako, Sira Kanté est très active devant ces vêtements d’occasion. «Venez créer la différence entre vos enfants et ceux des autres grâce au style unique de la friperie», invite-t-elle. La revendeuse déclare qu’avec seulement 10.000 Fcfa, un client peut acheter jusqu’à cinq ensembles pour enfants. Parlant des spécificités de balles de vêtements, elle distingue deux types : la «balle crème» (ou premier choix) contenant des habits presque neufs (parfois issus de soldes) et plus coûteuse. La balle crème revient souvent à 200.000 Fcfa voire plus. L’autre balle est appelée la simple.
Baoumou Amara, mère de famille, privilégie la friperie pour renouveler la garde-robe de sa progéniture. Elle reste convaincue de la qualité de ces vêtements et invite les autres parents à y faire un tour pour apprécier. Fatoumata Koné, enseignante dans une école privée du District de Bamako, fait le marché au Centre commercial, notamment au niveau du secteur «Woro cour».
La bonne dame ne cache pas sa joie d’avoir pu acheter avec 3.000 Fcfa plusieurs nouvelles fringues pour sa fille. Elle explique s’apprêter à rallier Ségou pour fêter, mais elle insiste sur l’importance de faire plaisir aux enfants tant qu’on le peut en leur achetant quelques fringues pour la fête.
Aminata SOUMAH
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