Les initiatives de solidarité ne manquent pas en cette période de Ramadan surtout pour la rupture du jeûne (iftar). Certains compatriotes enfilent leurs tabliers et offrent le repas de rupture du jeûne aux patients et autres agents des établissements de santé.
Jeudi 13 mars dernier, l’atmosphère qui règne à Bagadadji, un vieux quartier populaire en Commune II du District de Bamako, laisse entrevoir que l’Aid el-fir ou fête du Ramadan se profile à l’horizon. Les lieux grouillent de monde, commerçants et résidents entament la dernière ligne droite du mois béni.
Au Centre de santé communautaire (Cscom) de Bagadadji, agents de santé et accompagnants de malades vaquent à leurs occupations en attendant la rupture du jeûne. L’horloge affiche 18 heures 15 minutes lorsque Mme Koné Mariam Diawara gare son véhicule 4X4 devant l’établissement de soins. Elle ouvre le coffre de son automobile et sort des récipients contenant de la bouillie, de la tisane et d’autres petits plats.
Des agents et accompagnants de malade viennent prêter main forte à cette âme généreuse. Les repas sont rapidement acheminés sur une terrasse de l’établissement et entreposés. Mme Koné Mariam Diawara offre quotidiennement une cinquantaine de repas à ses propres frais. La jeune philanthrope explique que son idée d’apporter de l’aide aux malades et autres agents dans les hôpitaux a pris corps après son hospitalisation à l’hôpital Mère-enfant, «le Luxembourg», durant le Ramadan 2024. Elle dit avoir bénéficié de distribution gratuite de repas pour rompre le jeûne. Elle s’en est inspirée et distribue cette année des repas dans plusieurs structures sanitaires dont le Luxembourg et l’hôpital de district de la Commune IV.
Le directeur du Cscom de Bagadadji, Yacouba Kouyaté, apprécie la générosité de la dame. Selon lui, ce don est une action à impact communautaire. Pour lui, le geste soulage à la fois les malades et les autres usagers qui ne se trouvent pas forcement dans les meilleures conditions de rupture du jeûne. C’est aussi une solidarité entre musulmans qui encourage la pratique de l’Islam. Maïmouna Fofana, une patiente hospitalisée, admet que l’initiative soulage beaucoup parce qu’une fois à l’hôpital si les proches «ne t’apportent pas de la nourriture au moment de la rupture tu restes triste». Surtout quand tu n’as pas d’argent, insiste-t-elle.
Le médecin urgentiste, Moussa Koné, témoigne que c’est une première au Cscom du quartier. Il souligne son importance pour les équipes de garde et affirme que les professionnels de santé sont souvent oubliés dans leurs établissements pendant les moments de rupture du jeûne.
Le directeur du Cscom apprécie positivement le geste. Pour lui, les dépenses sont élevées. Pris par le travail, explique l’urgentiste, ils n’ont pas toujours le temps de se procurer des repas au moment propice.
De son côté Mohamed Coulibaly, porte-parole de l’Association «La voix des enfants et jeunes du Mali» distribue aussi des repas à des visiteurs au Centre hospitalier universitaire (CHU) Gabriel Touré. Il précise que cette année, son association a bénéficié du soutien financier et matériel de la Fondation Orange pour sacrifier à la tradition de distribution de nourritures dans les hôpitaux et au niveau des ronds-points.
Le leader associatif estime que son équipe distribue environ 2.000 plats par jour et souhaiterait en offrir davantage. Ses dires son corroborés par Maïmouna Guindo, infirmière au service de traumatologie au CHU Gabriel Touré depuis plus de 13 ans. L’infirmière témoigne qu’à l’occasion de la célébration du 8 mars dernier, l’Association des femmes engagées de son hôpital a organisé une rupture collective avec le personnel, les malades et leurs accompagnateurs. Selon elle, ce geste est particulièrement important pour les médecins et autres agents de santé qui passent plus de temps à l’hôpital qu’à la maison.
Il n’y a pas que les médecins et les malades qui apprécient ces opérations. Les accompagnants de malades aussi sont séduits par toute la symbolique de l’initiative. C’est le cas d’Aminata Diallo, au chevet de sa belle-fille hospitalisée au CHU Gabriel Touré. Elle exhorte les bons samaritains à continuer leurs actions qui permettent d’aider des personnes en situation difficile dans les hôpitaux. Et de dire qu’aider une personne sans rien attendre d’elle en retour est une source de bénédiction.
Son avis est largement partagé par Ousmane Haïdara, imam d’une mosquée de Mamaribougou. L’érudit explique qu’Allah nous enseigne à travers le Coran et la sunna du prophète Moahemed (Paix et salut sur lui) que partager nos biens avec les plus démunis est une source de bénédiction et d’élévation spirituelle. L’homme de foi relève que le don est un acte de foi, une preuve de notre reconnaissance envers Allah, et un moyen de purifier nos âmes.
«Dans la sourate Al-Baqara (la vache), Allah compare le don à une graine qui produit plusieurs épis, montrant ainsi que l’aumône est multipliée par sa grâce», argumente Ousmane Haïdara, avant de souligner que même une personne modeste peut partager. Car le plus important est l’intention de la personne. «Un sourire, une prière pour autrui, un verre d’eau offert à quelqu’un qui a soif, tout cela est un don en Islam», résume l’imam.
Alima Nia DOUMBIA
Rédaction Lessor
L’année dernière, un total de 43.289 malades ont été pris en charge. Parmi lesquels 27.811 cas relevant de la médecine générale, 5.375 de l’ophtalmologie, 850 de la cardiologie et 1.524 cas de diabète.
La ministre de la Santé et du Développement social, le colonel-major Assa Badiallo Touré, a lancé, le vendredi 24 octobre 2026 à Dialakorobougou, la 19è édition de la Journée mondiale du lavage des mains. Cette année, la journée invite chacun à devenir un acteur principal de cette bonne .
Le Conseil communal de la Commune I du District de Bamako a été dissout ce vendredi 23 octobre 2026. Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le général de brigade Issa Oumane Coulibaly, a informé le Conseil des ministres de la décision. Elle fait suite à des.
Dans le cadre du projet : promotion pour la paix, prévention de l’extrémisme violent et l’inclusion des personnes handicapées dans les mécanismes locaux de résolution des conflits, l’Association culturelle et artistique des personnes handicapées (ACAPH-HINESO).
Face à la presse ce vendredi 23 octobre 2026 dans les locaux de la Direction de l’information et des relations publiques des Armées (DIRPA), le Colonel-major Bakary Bocar Maïga a dressé le bilan des opérations menées par les Forces armées maliennes (FAMa)..
Accès difficile au foncier, insuffisance des infrastructures et risques d’effondrement des bâtiments : la quête de réponses durables à la crise du logement s’impose.