Autorités coutumières et légitimités traditionnelles mercredi dernier lors du lancement des travaux
Les rideaux sont tombés, hier en fin d’après-midi, sur les travaux de la phase régionale de la consultation des forces vives de la capitale dans le cadre de la relecture de la Charte des partis politiques. Au terme de ces travaux de deux jours, les participants ont formulé plusieurs recommandations dont la principale est relative à la dissolution de tous les partis politiques actuels.
Pour ce faire, les participants aux concertations niveau districal ont demandé d’élaborer une nouvelle Charte des partis politiques qui faciliterait la démarche vers l’interdiction de l’utilisation des noms des partis dissous. Bamako a aussi souhaité voir le nombre des partis politiques réduits à cinq afin de limiter la dispersion des forces politiques, renforcer la cohésion idéologique et faciliter la gouvernance démocratique.
Autres résolutions adoptées par les assises du District : la création de deux blocs politiques repartis entre les partis au pouvoir et ceux dans l’opposition. La capitale a aussi mis l’accent sur l’obligation pour les partis politiques d’avoir des représentants visibles sur toute l’étendue du territoire national. L’exigence de la formation des citoyens par les structures politiques, l’instauration d’une enquête de moralité dans la procédure de création d’entités politiques et la mise en place d’un système de contrôle, de suivi et d’évaluation plus strict des partis font également partie de leurs recommandations.
Les participants ont, par ailleurs, demandé à ce que chaque parti créé, ait son projet de société dans toutes les langues officielles du Mali, ajoutant que le parrainage de ce projet doit réunir 15% de la population (niveau cercle et région). Ils ont, en outre, réclamé d’exiger le paiement d’une caution supérieure ou égale à 180 millions Fcfa pour la création d’un parti politique, de faire l’audit du financement public des formations politiques, de supprimer leur financement et de solliciter de nouvelles mesures d’accompagnement.
Et ce n’est pas tout, les délégués de Bamako ont également demandé de réduire le financement du chef de file de l’opposition en raison du manque d’impact de cette fonction, sans oublier la possibilité de mettre fin à son mandat en cas de faute grave. Ils ont recommandé d’être de nationalité d’origine malienne pour créer un parti et de remplacer la section des comptes de la Cour suprême par la Cour des comptes dans la nouvelle Charte. L’adoption d’une loi interdisant le nomadisme politique et prévoyant des sanctions contre cette pratique comme la perte de mandat et l’inéligibilité des «nomades» politiques fait aussi partie des recommandations.
Bembablin DOUMBIA
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Ségou demande aux dirigeants de continuer la gestion de l’État le temps qu’il faut
Donner le temps qu’il faut aux dirigeants actuels de continuer la gestion de l’État, dissoudre tous les partis politiques et aller sur de nouvelles bases, faire l’audit des partis politiques qui ont bénéficié du financement de l’État, réfléchir sur les critères de création des partis politiques, tels sont récapitulés, les principales recommandations issues des travaux de la consultation des forces vives de la Région de Ségou sur la relecture de la Charte des partis politiques.
La cérémonie de clôture s’est déroulée, hier après-midi dans la salle de conférence du gouvernorat de Ségou, sous la présidence du chef de l’exécutif régional, le Commissaire général de brigade Soulaïmane Traoré.
En plus des recommandations susmentionnées, les forces vives de la Région de Ségou ont proposé d’organiser la révision des dispositions de la Constitution par rapport aux partis politiques, de conditionner la création des partis politiques au payement d’un montant conséquent, de prévoir le statut de chef de file de la majorité présidentielle dans la Charte des partis politiques et de mettre fin aux alliances contre nature lors des élections.
Aminata Dindi SISSOKO
Amap-Ségou
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Sikasso propose La création de deux grands regroupements
Les consultations des forces vives de la Région de Sikasso sur la relecture de la Charte des partis politiques ont regroupé les 16 et 17 avril dans la salle de réunion du gouvernorat, les représentants de l’administration, des partis politiques, des légitimités traditionnelles et de la société civile.
Les participants ont planché sur trois thèmes principaux : la réduction du nombre des partis politiques en application des conditions restrictives de création et de financement, la relecture de la Charte des partis politiques avec une réaffirmation du statut de chef de file de l’opposition et l’interdiction du nomadisme politique en cours de mandat.
À l’issue des travaux, les recommandations ont, entre autres, porté sur la dissolution de l’ensemble des partis politiques pour créer deux grands regroupements, l’audit du financement public des partis politiques, la sanction contre les partis qui influencent les électeurs par l’argent ou autres avantages en nature. La suppression du poste de chef de file de l’opposition et l’interdiction du financement public des partis ou la réduction du montant qui leur est alloué, font partie également des proportions faites par les participants.
Mariam F. DIABATE
Amap-Sikasso
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Mopti veut dix partis politiques
Les travaux de la consultation des forces vives de la Région de Mopti dans le cadre de la relecture de la Charte des partis politiques ont connu leur épilogue le 17 avril dans la salle de conférence du gouvernorat. C’était sous la présidence du Général de brigade Abass Dembélé, gouverneur de région.
En ce qui concerne la thématique sur la réduction du nombre des partis politiques, les participants ont, à la fin des travaux, recommandé de réduire le nombre des partis politiques à 10. Pour la thématique relative à la relecture de la Charte des partis politiques avec une réaffectation du statut du chef de file de l’opposition, ils ont demandé l’instauration d’un scrutin majoritaire à un tour, la création de trois blocs politiques (majorité, opposition et centre) et la suppression du statut de chef de file de l’opposition.
Quant à l’interdiction du nomadisme politique en cours de mandat, l’atelier a recommandé que tout changement politique en cours de mandat par un élu entraîne la perte automatique de son siège dans l’organe délibérant. Exiger la signature d’un engagement de loyauté avant les élections et renforcer la discipline parlementaire via les groupes politiques officiels font aussi partie des recommandations.
Dramane COULIBALY
Amap-Mopti
Bembablin DOUMBIA
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