Le ministre Mossa
Ag Attaher (g) et le chef de mission de l’OIM, Boubacar Seybou échangent les
conventions paraphées
Mais
aussi sur l’appui de l’OIM à la relecture du document de la Politique nationale
de migration (Ponam) et son plan d’actions. Le ministre Mossa Ag Attaher et le
chef de mission de l’OIM, Boubacar Seybou ont paraphé ces conventions. Nos compatriotes établis à
l’Extérieur sont estimés à des millions et représentent une composante
importante du capital humain national, un potentiel inestimable, en termes
d’expertises diverses.
«C’est également une source d’épargne mobilisable pour
le financement du développement», a fait savoir Mossa Ag Attaher. Selon lui, la
diaspora constitue la vitrine de nos pays à l’étranger, elle a également les
capacités à dresser des ponts entre les pays d’origine et de résidence pour
faciliter à la fois les échanges économiques et les transferts sociaux. Mais la
migration irrégulière constitue un véritable fléau pour le Mali.
Ces enjeux migratoires qui
s’expriment en termes d’opportunités pour le développement et de défis
interpellent nécessairement la conscience universelle et appelle à l’action
pour donner de l’espoir aux migrants qui se trouvent en situation de détresse.
Aussi pour apporter l’aide humanitaire à ces personnes qui ne sont ni
terroristes ni criminelles, mais en quête de sécurité, à la recherche d’un
monde meilleur.
Encore à l’action pour promouvoir le rôle de la diaspora dans
le processus du développement national et à l’action pour promouvoir la
coopération internationale autour des enjeux migratoires et pour combattre
ensemble les discours de haine et les préjugés contre les émigrants, a expliqué
le ministre des Maliens établis à l’Extérieur. Il dira que l’engagement du Mali
pour la mise en œuvre du Pacte mondial pour les migrations sûres, ordonnées et
régulières des Nations-unies, prouve à suffisance la volonté inébranlable des autorités à s’inscrire dans une meilleure
gestion des migrations.
Cette volonté a été, selon
lui, réaffirmée par le Président de la Transition dans sa lettre de cadrage
adressée au gouvernement, lors du conseil des ministres du 27 novembre 2024,
relatif au renforcement de la protection des Maliens établis à l’extérieur. Et
de se réjouir des résultats atteints dans la gouvernance migratoire au Mali.
Qui sont le renforcement de la protection des migrants aussi bien dans les pays
d’accueil que de transit. Ce qui a permis d’assister plus de 60.000 migrants en
situation de détresse, le renforcement de la coopération internationale autour
des enjeux migratoires, et une meilleure coordination des actions dans le
domaine de la migration, etc.
Quant au chef de mission de
l’OIM, il a rappelé les avancées enregistrées pour une gestion migratoire
régulière, ordonnée, durable et humaine au Mali et dans la région. Boubacar
Seybou a aussi réitéré l’engagement indéfectible de son organisation à
collaborer avec le ministère et le gouvernement afin de relever les défis liés
à la mobilité humaine, tout en maximisant les opportunités offertes par la
migration. Et de dire : «La migration lorsqu’elle est bien gérée peut-être
un véritable levier de développement et c’est dans cette perspective que mon
organisation aux côtés du ministère s’engage pleinement à renforcer toutes les
initiatives de réintégration durable en offrant un appui adapté aux besoins des
migrants de retour».
Pour rappel depuis 2017, l’OIM sous le leadership du ministère des Maliens établis à l’Extérieur a facilité le retour de plus de 44.000 ressortissants Maliens et dont plus de 33.000 ont achevé leur processus de réintégration.
NFamoro KEITA
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