Les ministres Abdoulaye Diop et Mossa Ag Attaher à l’ouverture des travaux
L’ouverture des travaux a été présidée par le ministre des Maliens établis à
l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher, en présence de son
collègue des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye
Diop.
Le thème de cette journée de réflexion portait sur : «Les défis et les opportunités de l’intégration africaine en tant qu’instrument de promotion de paix, de stabilité et de durabilité». La rencontre s’inscrit dans le cadre de la Semaine nationale de l’intégration africaine en cours depuis samedi dernier.
Dans son discours d’ouverture, le
ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine a
souligné l’importance de l’intégration africaine qui représente notre
aspiration commune à l’unité, à la prospérité et à la paix sur notre continent.
«Elle est le reflet de notre volonté de bâtir un avenir meilleur pour tous les
Africains», a indiqué Mossa Ag Attaher.
D’après lui, il n’est une panacée
pour personne et aucune nation que l’intégration africaine est la seule arme
qui vaille pour que l’Afrique émerge et rayonne dans ce monde où l’autarcie constitue
un véritable nœud étrangleur et conduit infailliblement au suicide, à la
banqueroute. C’est pourquoi, dira le ministre Ag Attaher, devant les failles de
la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), le Mali,
le Niger et le Burkina Faso se sont alliés pour créer l’Alliance des États du
Sahel (AES). Cela, en vue de faire face aux défis de la paix, de la stabilité
et du développement.
Mossa Ag Attaher a ensuite invité
à engager des réflexions profondes sur les moyens et les stratégies de
renforcement de l’intégration africaine. «Le potentiel, que regorge notre
continent, nous oblige assurément à faire de l’intégration africaine, un outil
essentiel pour notre existence», a renchéri le patron du département en charge
des Maliens établis à l’Extérieur. En effet, l’intégration, qui offre un cadre
approprié pour aborder les défis de manière collective et efficace, reste une
solution pour asseoir la paix et la stabilité, gage d’un développement global
et harmonieux du continent.
De son côté, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a invité les participants à réfléchir sur la notion de solidarité africaine. Cela est d’autant plus pertinent que «les moments que nous vivons, notamment à travers les sanctions de la Cedeao, de l’Uemoa et de l’Union africaine, nous amènent à se poser des questions par rapport au processus d’intégration», a souligné Abdoulaye Diop. D’après lui, les sanctions et tout ce qui s’est passé ne sont pas un phénomène passager, ils pourraient avoir un impact durable sur la solidarité et l’intégration africaine. Rappelant que le Mali reste toujours attaché à l’idéal d’intégration, le ministre Diop a fait savoir que l’intégration n’appartient ni aux chefs d’État, ni à ces organisations encore moins aux États, mais plutôt aux peuples.
Bembablin DOUMBIA
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