Des candidats du centre d’examen du lycée Notre Dame du Niger après les épreuves
L’examen du Baccalauréat s’est poursuivi hier dans notre pays dans le calme et la sérénité. Dans les
différents centres d’examen de la capitale, c’est le constat qui a prévalu.
Pour s’en convaincre, notre équipe de reportage a fait le tour de quelques
centres. Les candidats à l’examen ont bravé la fine pluie qui continuait
d’arroser Bamako pour rallier leurs centres respectifs.
Au centre d’examen du lycée Massa Makan Diabaté, sis à Baco Djicoroni en
Commune V du District de Bamako, il était environ 8h30 quand trois
retardataires essaient d’implorer la clémence des surveillants pour se faire
accepter dans la salle au motif qu’ils avaient été contraints par la pluie. Le
président de ce centre, Moustapha Coulibaly, appliquera simplement la
réglementation et leur renvoyant à leurs chères études.
Ainsi, ces retardataires ratent
l’épreuve d’anglais, une matière principale pour les 408 élèves de la Terminale
langue et littérature (TLL) que cet
établissement accueille. Ceux-ci sont répartis entre 14 salles sous la
surveillance de 30 enseignants. Selon Moustapha
Coulibaly, l’examen se déroule bien. «Nous n’avons pas enregistré de cas
de fraudes», assure ce professeur de physique Chimie. Il précise que son centre
a enregistré le premier jour de l’examen 49 absents, majoritairement des
candidats libres (CL).
Mais lors des épreuves qui se sont déroulées hier, des
élèves tentaient de se passer des brouillons, mais n’y ont pas pu grâce à la
vigilance des surveillants. D’autres avaient aussi essayé de rentrer en classe
avec des cahiers. Le président du centre qui appelle à la moralisation des
examens dans notre pays raconte même une scène anecdotique. Une jeune candidate
qui avait recopié des leçons sur son corps en vue de tricher.
Au centre d’examen du lycée Notre-Dame du Niger (LNDN), au Quartier du
fleuve, certains candidats qui composent dans la série Terminale sciences
sociales (TSS) avaient fini de traiter l’épreuve de géographie.
Lassana Keïta, inscrit au centre d’examen du LNDN, se dirigeait vers la
porte de sortie de l’établissement. Il affiche pour sa troisième tentative au
Bac une grande confiance en soi. Dans un autre coin du centre d’examen, Nana
Kouyaté et quatre autres candidates assises sous un hangar, échangeaient. Elle
trouve les sujets abordables. «Je garde
espoir d’être admise», témoigne-t-elle, avant de conseiller à ses camarades de
réviser les leçons, mais surtout de
compter sur leurs propres efforts.
Dans une salle, le président du centre d’examen du LNDN élaborait le rapport journalier.
Youssouf Kané affirme qu’il a sous sa responsabilité 513 candidats dont 253
filles. Il précise avoir enregistré 28 absents dont 15 CL lors de cette
deuxième journée. Ce planificateur de profession affirme que les épreuves se
déroulent correctement grâce aux efforts des surveillants et des agents de la
sécurité.
Toutefois, il précise que certains élèves dénonçaient les fouilles
corporelles. Il se réjouit de la ponctualité des élèves et des surveillants.
Son collègue du centre d’examen du lycée Satigui Issa Kanté (Lsika), situé à
Baco Djikoroni, abonde dans le même sens. Karim Diassana déclare que tout se
passe comme sur des roulettes dans son
centre. Il accueille 287 candidats dont 106 filles et 8 CL, tous de la série
Sciences exactes (SE) qui sont
dispatchés entre 11 salles.
L’établissement dispose de 24 surveillants qui
veillent au bon déroulement de l’examen. Il explique succinctement que son
centre d’examen reçoit
régulièrement la visite des
équipes d’inspection et se réjouit du bon état d’esprit des postulants. Il encourage ceux-ci à réviser les leçons
afin d’avoir la chance de se rattraper pour ceux qui n’auraient pas bien
travaillé dans les premières matières.
Et d’exhorter les parents à accompagner, mais surtout de réconforter
leurs mômes en cette période.
Devant le centre du Lsika, Abdoul Salam Doumbia, un candidat issu du lycée Soundiata Keïta, explique qu’il vient de terminer l’épreuve de physique. «Nous avons traité un sujet sur l’électricité qui reste d’actualité. C’était abordable», dit-il avec un air confiant. Le garçon de 16 ans salue la qualité de la surveillance et invite ses camarades à se concentrer sur les sujets. Autre constat général, dans tous les centres visités, des agents de sécurité veillent au maintien d’ordre.
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