Ces machines peuvent lâcher à tout moment en raison de leur hyper sollicitation
Un
simple d’esprit nous racontait un jour avec une ignorance savante que dans les
pays où le pétrole est au cœur de l’économie, il n’y a jamais de problème
d’électricité. Il a peut-être raison au regard de son incapacité à faire une
analyse plus globale pour cerner les contours de la problématique, mais il a
fallu lui expliquer que le pétrole en soi n’est pas la panacée, mais surtout
qu’il a fallu que ces pays, dont il fait allusion, travaillent à mettre en
place les infrastructures et la technologie nécessaires pour banaliser la
fourniture d’électricité.
Donc aller sur un terrain de comparaison, c’est
prendre le problème par le mauvais bout. La bonne question aujourd’hui est de
savoir ce qu’il faut faire pour sortir rapidement des coupures d’électricité
dans notre pays ! En attendant, nos compatriotes s’accommodent mal de la
situation et chacun y va de sa petite astuce pour atténuer l’impact de la
situation soit sur son commerce, soit sur son état de santé.
Nombre d’entre eux essaient de trouver une
alternative réaliste, surtout accessible à leurs portefeuilles, pressurés par
une conjoncture à nulle autre pareille. Les plus nantis ont recours aux groupes
électrogènes ou aux panneaux solaires pour s’alimenter en électricité. Les
autres usent d’autres astuces pour supporter les coupures d’électricité en
utilisant des ventilateurs rechargeables par exemple. Il suffit de faire un
tour de la capitale pour s’en convaincre.
Dans un garage à Banankabougou, en Commune VI du
District de Bamako, soudeurs et mécaniciens arrivent à travailler à
l’électricité à partir d’un groupe électrogène dont le bruit casse les oreilles
du voisinage. Arouna Diallo change une roue crevée d’un véhicule. Il explique
que le délestage rend difficile le travail parce que même pour mettre de l’air
dans le pneu d’un véhicule, il faut de l’électricité même si le mécanisme de
certaines machines leur permet de fonctionner avec de l’essence. Il se désole
d’en arriver à une alimentation en électricité à partir d’un groupe électrogène
qui impacte forcément le prix du collage des pneus. D’où une augmentation.
Amidou Daou, vendeur ambulant de sacs à main, utilise contre la canicule un mini ventilateur qui fonctionne avec la pile. Il explique que c’est moins coûteux et facile à transporter. Mariam Traoré vend de la boisson au bord d’une rue à Banankabougou. Elle propose des boissons fraîches disponibles dans un réfrigérateur alimenté à partir d’un panneau solaire.
DISPOSITIF SOLAIRE- Mme Bocoum qui vend du lait au
marché de Banankabougou a opté pour une solution simple, notamment celle de
bouillir le lait pour éviter qu’il ne se décompose. La commerçante espère voir
son commerce prospérer pour ensuite envisager d’acheter un panneau ou un groupe
électrogène.
Beaucoup de nos compatriotes étaient loin
d’imaginer qu’on pouvait autant recourir au dispositif solaire à Bamako. La
majorité pensait que c’était plus les villageois qui étaient intéressés par les
panneaux solaires. Aujourd’hui, avec les coupures d’électricité, les Bamakois
se bousculent aux portillons des boutiques de vente des panneaux solaires.
L’entreprise Tigana et frères (TGN)
propose à la clientèle des panneaux et des batteries rechargeables blindées
dont les capacités varient entre 50 à 250 ampères. Un agent de cet
établissement de commerce informe que sa structure collabore avec des
techniciens qui conseillent sur la qualité des produits.
Daouda Camara, tient une échoppe au Grand marché de
Bamako, où il vend des ventilateurs rechargeables. Il se frotte les mains
puisque ce dispositif est hyper sollicité ces derniers temps. Fousseyni Doucouré est commerçant au même marché. À
priori, son commerce de matelas ne doit pas être trop impacté par les coupures
d’électricité. Mais sauf qu’il doit aussi éclairer la boutique à partir d’un
groupe électrogène dans lequel, il met 6 litres d’essence par jour.
Moussa Balla Diallo est responsable dans une grande
imprimerie de la place. Il explique que sa structure utilise un puissant groupe
électrogène pour s’alimenter en électricité et faire les tirages. Ce groupe
consomme en moyenne 150 à 160 litres d’essence quotidiennement.
Moussa Balla Diallo reconnaît aussi que sa
structure dispose aussi de deux autres groupes électrogènes qui datent
respectivement de 2010 et 2017. L’électromécanicien est conscient qu’il faut
s’attendre à ce que les deux groupes lâchent en raison de leur hyper
sollicitation, mais surtout de leur âge. Surtout qu’ils ont été très souvent
réparés.
Assitan KIMBIRY
Rédaction Lessor
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