Les lavandières gagnent entre 3.500 Fcfa à 5.000 Fcfa par jour
À Ségou, le fleuve Niger n’est pas seulement une ressource pour les exploitants de sable, il est aussi une source de revenus pour les lavandières. Ces femmes, qui lavent le linge au bord du fleuve, jouent un rôle clé dans l’économie locale tout en surmontant de nombreux défis.
Koniba Coulibaly, installée dans le quartier Somonoso, pratique ce métier depuis 17 ans. Cette activité lui permet de subvenir à ses besoins, de soutenir sa famille.
«C’est contraignant, mais je suis satisfaite», confie-t-elle. Pourtant, elle regrette que certains clients n’apportent pas de savon, l’obligeant à en acheter elle-même. La perte d’habits, emportés par le vent ou mélangés à d’autres linges, l’amène parfois à dédommager ses clients. Épuisée après de longues journées de travail, de 8h à 18h, Koniba se repose le lundi pour récupérer. «Parfois, je suis trop fatiguée pour me laver ou manger», admet-elle. Malgré ces défis, elle gagne entre 3.500 et 4.500 Fcfa par jour, en partie grâce à une stratégie de porte-à -porte qui lui a permis d’élargir sa clientèle.
Saly Sogoba, lavandière depuis six ans dans le quartier Sido Soninkoura, partage une expérience similaire. Avec des revenus quotidiens de 5.000 Fcfa ou plus, elle a pu financer le trousseau de mariage de sa fille et répondre aux besoins de sa famille. «Ce travail est bénéfique, mais la saison des pluies complique tout», explique-t-elle. La montée des eaux du Niger et les risques de noyade limitent leur activité, tandis que la perte d’habits, comme un foulard qui lui a coûté 3.000 Fcfa à remplacer, reste une contrainte fréquente.
Fanta Coulibaly, une autre lavandière, voit ses commandes augmenter lors des fêtes, des rentrées scolaires et des mariages. Elle gagne entre 2.000 et 3.000 Fcfa par jour pour neuf heures de travail, selon la quantité de linge. «C’est épuisant. Je me lève tôt pour les tâches ménagères avant d’aller laver. À la fin de la journée, je m’endors immédiatement», confie-t-elle. Malgré des journées parfois sans travail, ce revenu, bien que modeste, lui permet de subvenir à ses besoins.
Ces femmes incarnent la résilience face aux défis d’un métier physiquement exigeant et financièrement précaire. Leur travail, essentiel pour leurs familles, mériterait un soutien accru pour améliorer leurs conditions, notamment pendant la saison des pluies, et valoriser leur contribution à la communauté.
Aminata PONA
Amap-Ségou
Rédaction Lessor
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