La délégation malienne est conduite par le ministre Fassoun Coulibaly (d)
La rencontre initiée par l’Organisation internationale du travail (OIT) se poursuivra jusqu’au 14 juin, mais permettra surtout d’aborder un large éventail de questions; à savoir les budgets de l’OIT, les conventions internationales du travail et l’application des conventions ratifiées par les États.
La
conférence discutera aussi de l’adoption d’une convention internationale sur
les dangers biologiques, du travail décent et de l’économie du soin. Les
échanges vont porter également sur les principes et droits fondamentaux au travail.
En outre, il est prévu d’élire les membres du conseil d’administration de l’OIT
pour la période 2024-2027.
Le
président actuel de ce conseil a présenté son rapport pour la période 2023-2024
tout comme le directeur général de l’OIT. Le lendemain de l’ouverture des
travaux, le ministre chargé du Travail a prononcé un discours sur le rapport du
directeur général intitulé : «Vers un nouveau contrat social». Selon Dr
Fassoun Coulibaly, le dialogue social demeure une condition indispensable
du renouvellement du contrat social.
Il expliquera que le nouveau contrat
social doit être fondé sur le respect des droits humains et les principes et
droits fondamentaux au travail et doit garantir l’accès universel à la
protection sociale, dont le financement reste un défi pour nos pays. D’autres
défis à relever, a-t-il cité, ont trait aux injustices persistantes,
l’insécurité sur le marché du travail, les inégalités de plus en plus
importantes, la conjonction de crises multiples et le délitement du contrat
social.
En
matière de politiques d’emploi et de formation professionnelle, notre pays
prend le taureau par les cornes. Le chef du département en charge du Travail a
indiqué que le gouvernement a signé un accord avec le Fonds international de
développement agricole (Fida) pour le financement d’un deuxième Projet
«Formation professionnelle, d’insertion et d’appui à l’entrepreneuriat des
jeunes ruraux (Fier)».
Le coût global est de 59 milliards de Fcfa en faveur de
60.000 jeunes ruraux âgés de 15 à 40 ans. Autre acquis, a-t-il noté, porte sur la
signature, le 15 août dernier, du Pacte de stabilité sociale et de croissance,
assorti d’un plan d’actions 2023-2027 qui a été évalué à plus de 105,9
milliards de Fcfa.
Dr
Fassoun Coulibaly a révélé plusieurs projets entrepris par les autorités;
notamment la conception d’une base de données sur l’emploi et sur les jeunes
sortant des centres de formation professionnelle et l’élaboration d’une
stratégie nationale de transformation digitale du système basé sur
l’enseignement technique, la formation professionnelle, le développement des
compétences et d’une stratégie de l’entreprenariat.
Le patron
du département en charge du Travail a informé de l’opérationnalisation du
Régime d’assurance maladie universelle (Ramu) dont le taux de la couverture est
d’environ 22% sur 22.395.489 habitants. Le défi reste, selon lui, la couverture
des 78% travaillant dans le secteur agricole et l’économie informelle. Et de
poursuivre que le projet «Propel Adapt Mali», financé par l’Agence des États-Unis
pour le développement international (Usaid) a été lancé le 23 mai dernier, dans
le but d’accroître l’adhésion des travailleurs des mutuelles de santé et
accélérer la couverture sanitaire universelle dans notre pays.
Quant aux perspectives, a souligné le ministre Fassoun Coulibaly, elles concernent l’organisation des élections de représentativité syndicale, l’adoption de la Politique nationale de sécurité et santé au travail. Il est utile de préciser que la délégation malienne comprend aussi les ministres chargés de la Santé, le colonel Assa Badiallo Touré, de l’Emploi, Mme Bagayoko Aminata Traoré, ainsi que des experts d’autres départements ministériels et des représentants du Patronat et des centrales syndicales.
Mohamed DIAWARA
Le budget 2026 de ce temple de la culture est arrêté en recettes et en dépenses à la somme de 588 millions de Fcfa en 2026, contre environ 616 millions de Fcfa en 2025, soit une baisse de 4,6 %.
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