L’Essor : Parmi les
recommandations phares du Dialogue inter-Maliens pour la paix et la réconciliation
nationale, figure le dialogue avec les chefs terroristes à savoir Amadoun
Kouffa et Iyad Agaly. Quelle appréciation faites-vous de cette recommandation
?
Dr N’Golo Diarra : Si vous
voyez que cela est ressorti dans ce dialogue, il faut reconnaître que c’est nécessaire.
Depuis un certain temps, personnellement, j’avais demandé à la hiérarchie
militaire de chercher à négocier avec les groupes islamistes qualifiés de
groupes terroristes. C’est très important. Cependant, ce qu’il ne faut pas
faire, c’est de négocier avec ceux qui veulent diviser le pays, les groupes armés
séparatistes.
Mais pourquoi négocier avec
les groupes armés islamistes ? Parce qu’il faut reconnaître qu’il y a depuis un
certain temps, une tradition qui est là et qu’il y a plusieurs jeunes, enfants
qui ont été enrôlés et embobinés dans cette histoire. On a fait en sorte qu’ils
se retournent contre leur propre pays.
De ce fait, si on négocie avec leurs
chefs, on pourra vraiment travailler, de façon pacifique, et arriver à les déradicaliser.
Généralement, ce sont des Maliens, à un moment donné, qui ont été endoctrinés.
Donc, il faut travailler à les faire revenir à la raison. Si on veut sauver des
vies, il faut faire cela. Je pense qu’il faut faire la déradicalisation.
J’avais aussi proposé que ceux qui sont au Sud et qui prêchent l’islam modéré,
il faut les mettre en contact avec ceux qui ont les armes, leur dire de changer
et trouver une solution, définir les contours d’un islam conforme aux
enseignements du prophète Mohamed (paix et salut sur lui).
L’Essor : Quelle lecture
faites-vous de la prochaine création de la Confédération des États du Sahel?
Dr N’Golo Diarra : C’est très
capital. D’abord, il faut reconnaître que le Droit international accorde aux États
de s’organiser, de faire face aux défis qui leur sont contemporains. C’est le
chapitre 8 de l’Organisation des Nations unies notamment les articles 52, 53 et
54 de la Charte qui autorisent les États de s’organiser pour faire face à leurs
défis. Le Droit international les autorise cela. Et ces trois États font face à
une situation de sécurité qui n’était pas encore définie par le Droit
international qui est la guerre mondiale contre le terrorisme. Donc, si ces États
se donnent la main pour faire face à cette question d’insécurité, c’est une très
bonne chose.
L’Essor : Quelle analyse
faites-vous de l’évolution de la situation sécuritaire dans notre pays ?
Dr N’Golo Diarra : Au Mali,
la situation sécuritaire n’est plus comme auparavant, parce que ce qui menaçait
le Mali, c’était le conflit armé séparatiste. Les séparatistes avaient demandé
800.000 km2 avec Gao comme capitale et que ce territoire dorénavant serait
l’Azawad. Aujourd’hui, vraiment, sur le plan sécuritaire, l’Armée est arrivée à
faire face et à se débarrasser de ces éléments séparatistes qui sont hors du
pays maintenant. Ce qui est d’ailleurs très bien.
Ce qui reste maintenant,
c’est de faire face aux questions de terrorisme, de sensibiliser ces individus
qui s’adonnent à cette pratique djihadiste pour les faire revenir à la raison.
Il ne resterait que cela. Le dialogue quand même est enclenché parce qu’il y
avait également le conflit armé inter et intracommunautaire qui a été envenimé
par la manipulation des référents identitaires. Si les communautés arrivent à
s’unir, à laisser les armes et vivre
ensemble, ce serait une très bonne chose pour le pays.
Propos recueillis par
Bembablin DOUMBIA
L’opérateur de télécommunications a clôturé son opération de promotion par la remise des deux derniers gros lots de 4 millions de Fcfa chacun. Une initiative qui aura récompensé 120 clients à travers le pays.
La Direction nationale du développement social, en partenariat avec le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef), la Fédération malienne des associations des personnes handicapées (Femaph) et la Fédération libre des organisations des personnes en situation de handicap (Feloph), a organ.
Grâce à un investissement de 120 millions de Fcfa de la Fondation Orange Mali, le pôle d’excellence en chirurgie cardiaque dispose désormais d’une centrale solaire photovoltaïque destinée à sécuriser l’alimentation électrique et garantir la continuité des soins.
Le Pari mutuel urbain du Mali (PMU-Mali) a célébré, mardi 1er septembre 2026, le 32è anniversaire de sa création en 1994. La cérémonie, organisée dans les locaux de l’entreprise, a été marquée par la traditionnelle coupure du gâteau par le directeur général, Fassery Doumbia, en prés.
Les personnes déplacées internes ont besoin d’un cadre de vie sain pour préserver leur santé et leur dignité. C’est dans cette perspective que la Coalition malienne Genre, Sécurité et Changement climatique (Comagesc), avec l’appui de ses partenaires, a organisé, mardi dernier au Centre.
Au Mali, le nouveau Code pénal de 2024 ne criminalise pas explicitement l’excision. Entre dispositions générales sur les violences et les mutilations, principe d’interprétation stricte de la loi pénale, absence de jurisprudence et engagements internationaux exigeant une protection effective.