Médecin de formation, il a travaillé dans plusieurs districts sanitaires du Niger et dans les régions comme médecin-chef et/ou directeur régional de la Santé avant de rejoindre l’Organisation mondiale de la santé (OMS) où il a exercé pendant près de 20 ans avant de faire valoir ses droits à la retraite en 2022. Dans cet entretien qu’il nous a accordé à l’issue de la cérémonie de lancement officiel de la mise en œuvre des résolutions et recommandations des ANR, il se prononce sur ces Assises, les conclusions qui en sont issues et l’apport de la délégation malienne.
Pour Dr Mamoudou Harouna Djingarey, les Assises se sont bien passées. Sept cent vingt-huit délégués y ont pris part et ont discuté pour à la fin produire 545 recommandations en fonction des différentes thématiques. «Ces recommandations ont été consignées dans un document avec des résolutions et présentées au Chef de l’état le lundi 10 mars dernier», a précisé le président de la commission nationale chargée de la conduite des Assises nationales pour la refondation du Niger.
Pour lui, la cérémonie du mercredi 26 mars marque le lancement officiel de la mise en œuvre de ces recommandations. Djingarey a fait savoir que les trois recommandations clés sont le passage du Président Tiani au grade de Général d’armée, le titre de Président de la République qui lui est conféré avec tous les attributs. Mais aussi, la signature d’une ordonnance qui dissout les partis politiques. Sur ce point, il a précisé qu’il y aura une Chartre des partis politiques qui sera rédigée plus tard pour reprendre des activités et passer à un régime démocratique normal.
Parlant de l’apport de la délégation malienne à la réussite de ces Assises, il a expliqué qu’au départ, ils ont reçu les conclusions des travaux du Mali depuis le niveau périphérique jusqu’au niveau national. Et ils ont exploité cela au niveau de la commission. Ensuite, la forte délégation malienne a participé aux travaux dans les cinq groupes thématiques et a apporté sa contribution.
Il a révélé qu’avec les représentants du Mali, ils ont même travaillé à huis clos pour voir comment classifier les recommandations en recommandations immédiates, à court, moyen et long termes. Idem pour délégation burkinabè dans le cadre la Confédération des États du Sahel (AES). Le président de la commission a félicité les délégations du Mali et du Burkina Faso pour leurs contributions et appuis aux travaux des Assises du Niger.
Envoyé spécial
Dieudonné DIAMA
Qu’est-ce qu’une confédération, sinon «une ligue de nations ou d’États indépendants qui, tout en gardant leur autonomie, se réunissent pour former un gouvernement commun? » Les juristes peuvent en discuter les nuances, mais cette définition suffit à saisir la communauté de destin que.
Les trois piliers sont : Défense-sécurité, Diplomatie et Développement. La délégation malienne est conduite par le ministre d’État, ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Général de corps d’armée Sadio Camara.
Les hauts fonctionnaires chargés des trois piliers de la Confédération des Etats du Sahel sont réunis depuis le mardi 24 février 2026 dans la capitale burkinabè..
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