Une vue des participants à la rencontre avec quelques anciens directeurs de l'INPS au premier plan
Une occasion propice pour parler de l’idée de la sécurité, de son implantation et des différentes formes. Tout ceci a été mis en exergue par le docteur en histoire de l’Afrique, le Pr d’histoire contemporaine Soumaila Sanogo. C’était en présence du représentant du département de la Santé et du Développement social, Hamadoun Dicko, du directeur général de l’Institut national de prévoyance sociale (INPS), Ousmane Karim Coulibaly, d’autres invités.
Le conférencier a désigné la sécurité sociale comme une situation dans laquelle quelqu’un n’est exposé à aucun danger ou risque. C’est une situation synonyme de paix, de sûreté et de tranquillité. Le contraire, selon lui, serait la situation de quelqu’un qui vit dans la précarité. Il a indiqué qu’avant la colonisation, les systèmes de sécurité sociale existaient pas. En effet, les sociétés traditionnelles avaient mis en place les systèmes de protection fondés sur des mécanismes communautaires.
Ces systèmes reposaient sur des valeurs de solidarité et de sécurité. Il y avait la tontine qui permettait à chaque membre du groupe de cotiser une somme d’argent qui était redistribuée à tour de rôle en cas de besoin financier. Les associations et confréries religieuses ou artisanales existaient aussi. Celles-ci assuraient une forme de protection sociale en fournissant un soutien aux membres en difficulté financière, en cas de maladie ou décès.
Les rites et croyances traditionnelles intégraient des formes de croyance sociale qui renforçaient l’entraide. L’entraide agricole et la gestion des ressources collectives garantissaient une sécurité alimentaire collective. Mais tout cela va changer avec l’introduction de la colonisation.
Pr Sanogo dira que le colonisateur va imposer un système nouveau. Il va introduire des modèles administratifs et économiques souvent incompatibles avec les systèmes ancestraux.
«C’est le système de l’indigénat», a t-il précisé. Mais ce système va être aboli en 1956, a souligné le conférencier. Et de rappeler que c’est comme ça qu’après l’indépendance les institutions de sécurité sociale et le gouvernement du Mali vont prendre des mesures pour structurer le système national de sécurité sociale.
C’est ainsi qu’on a assisté à la création de plusieurs systèmes de sécurité sociale dans la capitale et dans les régions. Il a cité, à titre d’exemples, la mutuelle des agents des services civils à Bamako en 1912, le Mopti club dans la Venise malienne en 1921 et l’Amicale sportive de Kayes en 1920, etc. Et la création de l’INPS en 1961 qui va se charger d’organiser le secteur. Sa mission était de gérer les prestations des travailleurs.
Le conférencier a dit que le gouvernement fait des efforts pour faire face à plusieurs défis comme la problématique de financement, la faible couverture sociale, la bonne gouvernance et la lutte contre la fraude.
Pour sa part, le représentant du département en charge de la Santé a déclaré que cette conférence confirme une évidence : la formation professionnelle et la protection sociale sont des piliers d’une société juste et solidaire. Et Hamadoun Dicko d’ajouter que les échanges ont illustré leur engagement à renforcer les compétences des acteurs du secteur de la protection sociale, des systèmes de protection pour les générations futures et à collaborer entre ministères, universités et institutions.
Fatoumata NAPHO
L'état major général des armées, dans un communiqué datant de ce samedi 6 décembre, informe l’opinion qu'une escorte des Forces armées maliennes (FAMa) de convoi de citernes a essuyé aujourd'hui des tirs des terroristes sur l’axe Bougouni-Bamako..
Dans le cadre de la commémoration de la Journée internationale des personnes handicapées, le Président de la Transition, le Général d'armée Assimi Goïta a remis, ce vendredi 5 décembre, un important kit alimentaire ainsi que des moyens roulants aux personnes atteintes de la lèpre.
Dans un communiqué rendu public ce vendredi 5 décembre 2025, le ministre de la Communication, de l'Économie numérique et de la Modernisation de l'Administration a adressé ses félicitations et remerciements au président de la Maison de la presse.
À l’instar de la communauté internationale, notre pays a commémoré la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Le clou a été une conférence-débat organisée, hier au siège de la Coordination des associations et ONG féminines (Cafo)..
Notre pays a participé à la 2è Conférence mondiale sur l’exploitation des données pour améliorer la mesure de la corruption qui s’est tenue du 2 au 4 décembre au siège des Nations unies à New-York. La délégation malienne était conduite par le secrétaire général du ministère de la.
Les activités de la campagne intitulée : «16 jours d'activisme contre les Violences basées sur le genre (VBG)» battent leur plein. Dans ce cadre, une victime de violences psychologiques a accepté de se confier sous anonymat. L'habitante de la Commune I du District de Bamako dit avoir été aba.