La bourse semencière contribue à l’atteinte de la sécurité alimentaire et nutritionnelle
L’évènement était organisé par l’Association semencière du Mali (Assema) en
collaboration avec la direction nationale de l’Agriculture ainsi que les
partenaires technique et financiers. Présidée par le représentant du ministère
de l’agriculture, Chaka Dembélé, elle a enregistré la présence du directeur de
cabinet du gouverneur de la région, Bernad Coulibaly, du président de l’Assema,
Moussa Sidibé et du représentant de Sugu Yiriwa, Adama Sangaré. Producteurs,
sociétés et entreprises semencières de Sikasso et d’ailleurs y ont participé.
Le choix de Sikasso a été motivé par une forte présence de coopératives, de
producteurs de semences et la diversité des cultures dans la région. Sa
proximité avec les pays limitrophes du Mali comme le Burkina Faso, le Niger, la
Guinée et la Côte d’ivoire constitue un atout important. 300 à 400 personnes y
ont pris part.
Ils ont
suivi des conférences-débats sur les défis et enjeux de l’utilisation des
semences certifiés, l’état de mise en œuvre de la réglementation semencière au
Mali et la problématique de la commercialisation des semences certifiées. Les
échanges ont également porté sur la professionnalisation des acteurs
semenciers, la mise en relation des acteurs des chaines de valeur agricoles et
des structures de financement à travers des rencontres B2B, l’évaluation de la
bourse semencière…
La bourse
semencière contribue ainsi à l’atteinte de la sécurité alimentaire et
nutritionnelle à travers l’utilisation des semences de variétés améliorées et
développe par la même occasion la contractualisation dans la chaine de valeur
des semences. Elle participe également du développement de l’industrie
semencière malienne en renforçant les capacités de l’Assema et des acteurs du
secteur semencier, à la promotion de l’utilisation des semences de variétés
améliorées et adaptées. Il établit, développe et renforcer les liens de
partenariat et de confiance entre les producteurs de semences, les entreprises
semencières, les institutions de finances et les utilisateurs finaux des
semences.
Le représentant du ministère de l’Agriculture, Chaka Dembélé, a accentué son intervention sur l’importance de l’utilisation des semences certifiées. «Sans une bonne semence, la campagne agricole échouera car on n’aura pas le rendement escompté», a-t-il précisé.
En
attestent des études faites en la matière. L’utilisation des semences de
variétés améliorées contribue à l’augmentation des rendements des cultures dans
l’ordre de 35% à 40%, a noté le directeur de cabinet du gouverneur de la
région, citant une enquête.
Par ailleurs, Bernard Coulibaly a évoqué les
difficultés de la filière semencière qui, selon lui, se rapportent notamment à l’insuffisance des ressources
pour réaliser de façon efficace les activités de contrôle de champs et de
certification, au pouvoir d’achat des producteurs de certaines coopératives et
à l’éloignement des sites de dépôts des semences.
À cet
égard, ce cadre d’échange et de partage offre de discuter de ces difficultés
afin de proposer les solutions idoines. «Notre combat quotidien est de donner
au Mali… une agriculture plus performante. Toute chose qui passe par
l’accessibilité de la semence de qualité au service du monde rural», a-t-il
plaidé. Il a remercié l’ensemble des partenaires techniques et financiers dont
le projet de Développement intégré du secteur semencier au Sahel (IFDC/ISSD
Sahel), le département de l’Agriculture, Cultiver de nouvelles frontières dans
l’agriculture (CNFA)… pour leur appui.
La visite des stands de vente de semences et autres produits, de
matériels agricoles par les officiels a été le temps fort de la bourse.
L’organisation de la bourse des semences a débuté depuis 2006 dans la région de Sikasso. Et depuis, elle a respectivement été organisée dans les régions de Ségou, Mopti, Kita et Bamako.
Mariam DIABATE / AMAP - Sikasso
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