Une vue des participants aux journées scientifiques
C’est aussi une manière pour les responsables de
l’EHESP-MALI de faire des sorties
pédagogiques afin de lier la théorie à la pratique, en mobilisant les experts
au plan national et international pour échanger avec les étudiants sur les
résultats des recherches. L’édition de cette année a été dédiée à la mémoire de
feu Dr Sergio Giani, Italien d’origine
qui s’est éteint le 7 mai dernier. Selon les organisateurs, c’était un grand
ami du Mali où il passé plus de 35 ans. Mais aussi de leur établissement où il
enseignait la santé publique. Il écrit plusieurs livres dans ce domaine. Il y a
eu aussi la plantation à son honneur d’un baobab, un arbre à qui on prête de
nombreuses vertus nutritionnelles, sanitaires et culturelles. Cet arbre est
aussi mythe et légende. Tout cela pour montrer que l’établissement ne
l’oubliera jamais.
La cérémonie d’ouverture était présidée par le directeur général adjoint de la santé et de l’hygiène publique, Dr Kalifa Keïta. C’était en présence l’épouse de feu Dr Sergio Giani, Pr Rokia Sanogo, du promoteur de l’EHESP, Bakary Toumanion, et d’autres invités
Le maire de la
Commune rurale de Siby, Daouda Keïta, s’est réjoui de l’initiative. L’élu a
remercié les initiateurs et rappelé que la 17è édition de ces Journées
scientifiques a aussi un caractère socio-économique pour sa commune.
Pour Dr Keïta,
cette activité est fondamentale, parce qu’elle va dans le sens de la formation
et de la recherche. «Il faut obligatoirement la formation et la recherche»,
a-t-il évoqué. Pour lui, il nous faut des ressources humaines compétentes,
formées sur des bases scientifiques et adaptées au contexte. « Aussi, il
faudrait de la recherche pour que nous puissions découvrir d’autres choses qui pourraient apporter plus
au système de santé afin qu’il soit encore plus performant».
Pour sa part, le
promoteur de l’EHESP a indiqué que l’objectif recherché est de partager le peu
de savoir qu’ils ont avec les autres. Il a tenu à remercier le maire de la
Commune rurale de Siby et la communauté de Kalassa. «C’est une communauté
accueillante, qui est ouverte au développement intégré et horizontal», a-t-il
souligné.
La médecine
traditionnelle a naturellement rendu beaucoup de services.
Mais pour un besoin d’organisation, d’encadrement et d’harmonisation
avec la médecine moderne des thèmes ont été développés dans ce sens par des
experts et des stagiaires en Master I et Master II de l’EHSP, lors des panels.
Pr Rokia Sanogo qui fait aujourd’hui autorité dans la médecine traditionnelle a développé des thèmes sur cette médecine. D’autres panelistes comme Dr Étienne Fakaba Sissoko, économiste, Me Abdouramane Touré, avocat, Ahmed Kaboré, enseignant-chercheur au Burkina Faso à l’Université Joseph Ki Zerbo et Dr Bakary Toumanion ont aussi développé des thèmes sur «Enjeux de pouvoir, reconfiguration géopolitique au Sahel : regards croisés», «Résilience communautaire dans les zones à fort défis sécuritaires». Lez thème : «La médecine traditionnelle art divinatoire, cas du Mandé» qui est même le titre d’un livre, élaboré par les stagiaires en Master I de l’EHESP, a été présenté par Awa Ibrahima Traoré. Le second livre qui est élaboré par les stagiaires en Master II de l’EHESP concerne «La médecine traditionnelle et couverture universelle en soins de santé publique : un autre système de santé est-il possible?».
Sinè TRAORE
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