Moussa Mara avait été convoqué la veille mardi à la Brigade d’investigations judiciaires (BIJ), et entendu durant plusieurs heures. L' information a été donnée ce mercredi par l'intéressée lui-même à travers une publication sur les Réseaux dans laquelle il annonce que la procédure n'est pas totalement terminée.
«Après plusieurs heures d’interrogatoires à la Brigade d’investigation judiciaire et au tribunal d’instance du 4e arrondissement de Bamako, j’ai regagné mes bureaux. La procédure continue », a écrit le responsable politique. Dans le même post, Moussa Mara réaffirme sa confiance en la justice malienne et affiche sa sérénité sur la suite du dossier. «J’ai confiance en la justice de mon pays. Restons sereins et surtout restons derrière le Seigneur», a-t-il écrit.
Cette sérénité est partagée par son avocat Me Mountaga Tall, qui l'a exprimée dans un tweet. «L'ancien Premier ministre Moussa Mara que j'ai eu le privilège d'assister comme avocat, a rejoint, libre son domicile», a-t-il fait savoir Me Tall. Avant de préciser que son client a répondu avec "calme et sérénité" à toutes les interrogations. «Nous attendons avec sérénité les suites qui seront réservées à cette affaire», a déclaré l'avocat.
Pour l'instant, les motifs réels de cette interpellation n'ont pas été officiellement dévoilés, les enquêtes préliminaires dont il fait l'objet porteraient sur des déclarations du leader politique sur son compte X (ex Twitter).
Dans ce post qui date du 02 juin dernier, Moussa Mara informe l'opinion publique sur une serie de visites qu'il a rendues à certaines personnalités publiques en détention suite à des conflits avec la loi et annonce la suite de son programme.
Il s'agit, entre autres, de Adama Diarra alias Ben le Cerveau, Mme Rokia Doumbia dite Rose la vie chère, Issa Kaou Djim, Clément Dembele, l'imam Bandiougou Traoré, le chroniqueur Youssouf Mohamed Bathily alias Ras Bath...
Dans le tweet en question, l'ancien Chef du gouvernement debuté explique avoir entrepris ces démarches régulièrement pour signifier toute sa solidarité à l'endroit des détenus qu'il qualifie de «prisonniers d'opinion». Des efforts qu'il souligne avoir poursuivis auprès des familles respectives de ces acteurs de la vie publique malienne. «Tout cela pour que jamais ne s'éteigne en eux la flamme de l'espoir», indique le tweet.
Avant de chuter avec cette phrase à laquelle s' interesseraient les enquêteurs. «Aussi longtemps que dure la nuit, le soleil finira évidement par apparaitre! Et nous nous battrons par tous les moyens pour que cela arrive et le plus tôt possible» a déclaré Moussa Mara.
Aboubacar TRAORE
Des récompenses comprises entre 500 millions et 2 milliards de FCFA sont offertes à toute personne fournissant des informations fiables, pertinentes et exploitables permettant leur arrestation.
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