Lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles : Disons halte au fléau

La campagne 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles a été initiée dans le cadre de la Journée internationale de lutte contre ce phénomène. Il ressort des données du Système des Nations unies que la violence numérique touche entre 16% et 58% des femmes et des filles selon les contextes

Publié mercredi 26 novembre 2025 à 07:32
Lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles : Disons halte au fléau

La campagne qui court du 25 novembre au 10 décembre prochain a été lancée, hier au CICB

 

Le 25 novembre est consacré Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. C’est dans cet esprit que la campagne 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles a été initiée, depuis 1991 lors du 1er Institut international pour leadership des femmes, pour donner un coup d’accélérer aux initiatives et autres actions de lutte en faveur des droits humains, notamment ceux de la femme.


La campagne qui court du 25 novembre au 10 décembre prochain a été solennellement lancée, hier au Centre international de conférences de Bamako (CICB), sous la présidence de la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Diarra Djénéba Sanogo. C’était en présence de son collègue de la Jeunesse et des Sport, chargé de l’instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba, du coordonnateur résident du Système des Nations unies au Mali par intérim, Pierre Ngom. Étaient aussi présents le directeur national du Programme national pour l’abandon des violences basées sur le genre (PNVBG), Youssouf Bagayoko, et d’autres invités.

Il est utile de préciser que l’origine de cette Journée internationale remonte à 1960, lorsqu’en République Dominicaine, les sœurs Mirabal furent brutalement assassinées pour avoir milité pour leurs droits. Elles devinrent alors les symboles du combat pour éradique ce fléau qui gangrène aujourd’hui la plupart de nos sociétés.

La journée sert donc de cadre stratégique aux personnes et organisations du monde entier qui appellent à l’action pour prévenir et éliminer la violence à l’égard des femmes et filles. Pour appuyer cette initiative de la société civile, la campagne des jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et filles, édition 2025, se tient sous le thème national : «L’utilisation responsable des réseaux sociaux, gage de protection, de promotion et de préservation des valeurs culturelles des femmes et filles au Mali».

Dans son intervention, la ministre chargée de la Promotion de la Femme a rappelé que cette cérémonie de commémoration est l’expression de la volonté politique et l’engagement des autorités du Mali à poursuivre le combat sans relâche, avec l’ensemble des parties prenantes, mais aussi à prévenir et à fournir des services de prise en charge des cas de violences basées sur le genre, en général, et des violences faites aux femmes et filles, en particulier. Et d’ajouter que l’objectif visé est d’amener les autorités politiques, administratives, religieuses et traditionnelles, ainsi que les populations à prendre conscience des violences numériques afin de prévenir et d’apporter les réponses adéquates à toutes les formes de violences faites aux femmes et filles.

Parmi les utilisateurs des réseaux sociaux au Mali, explique-t-elle, les femmes occupent une forte proportion. Mme Diarra Djénéba Sanogo a aussi précisé qu’à l’ère des technologies de l’information et de la communication, les plateformes en ligne offrent de multiples opportunités de connexion et libre expression d’autonomisation pour les femmes et les filles. Cependant, selon la ministre Sanogo, ces plateformes représentent également pour elles des risques d’harcèlement, de discrimination, d’exclusion, de menaces ou d’abus à travers la manipulation, l’utilisation d’images intimes pour faire du chantage, les discours de haine, etc. Par ailleurs, la cheffe du département en charge de la Promotion de la Femme a remercié tous les acteurs impliqués dans la réussite de l’événement.

Le coordonnateur résident du Système des Nations unies au Mali par intérim a aussi rappelé que cette année, la campagne met l’accent sur la violence numérique envers les femmes et filles, une forme de violence en expansion rapide, amplifiée par les nouvelles technologies et difficile à encadrer juridiquement. Ajoutant que les violences en ligne réduisent au silence, isolent et fragilisent les femmes, limitant leur participation à la vie publique ainsi que leur accès aux opportunités sociales, éducatives, économique et politiques.

Et de rappeler que malgré des avancées importantes, 1/3 de la gent féminine dans le monde subit des violences physiques ou sexuelles au cours de sa vie. L’espace numérique donne aujourd’hui naissance à de nouvelles menaces : abus d’images, deepfakes, désinformation sexiste, harcèlement coordonné et traque numérique. Pour lui, les données disponibles montrent que la violence numérique touche entre 16% et 58% des femmes et des filles selon les contextes.

Amsatou Oumou TRAORE

Lire aussi : Kayes : De lourdes pertes infligées aux terroristes

Les Forces armées maliennes (FAMa) intensifient la pression sur les groupes terroristes dans l’ouest du pays. Dans un communiqué rendu public ce 14 avril, l'État-major général des Armées a annoncé la destruction de plusieurs refuges terroristes et la neutralisation d’un nombre important d.

Lire aussi : Enfants déplacés à Bamako : La vérité des sites

Dans les sites de personnes déplacées, les droits fondamentaux des enfants sont mis à mal. Sur les 414.524 personnes déplacées internes recensées au Mali, 58% sont des enfants, selon la Direction nationale du développement social. Au regard de leurs conditions de vie précaires, pour la plup.

Lire aussi : Enfants démunis : Le défi de la scolarisation

Faute de moyens financiers des parents, la précarité menace leur avenir et fragilise la société.

Lire aussi : Santé : Plus de 83,4 milliards de Fcfa pour soutenir la gratuité des soins

Le Conseil des ministres a adopté, mercredi 8 avril 2026, un projet de loi autorisant la ratification d'un accord de financement d'un montant de 83,4 milliards de Fcfa destiné à renforcer l'accès aux services sociaux essentiels, notamment la santé et l’éducation..

Lire aussi : EPHP Smart School : La première promotion sur le marché de l'emploi

L’École des hautes études pratiques (EPHP Smart School) a célébré, samedi dernier dans un hôtel de la place, la sortie de sa première promotion.

Lire aussi : Mme Gakou Fatou Niang : Une figure importante au service de l'éducation et de l'information

L'ancienne ministre de l'Information et des Télécommunications, Mme Gakou Fatou Niang, est décédée ce mardi 7 avril à Bamako. Elle a impressionné par son parcours académique et professionnel. Le 22 septembre 1983, un événement majeur de la vie de notre pays s'est tenue pendant qu'elle diri.

Les articles de l'auteur

Journée internationale des droits de la femme : L'engagement sans faille de l'ULDDM

L’Union locale pour le développement durable du Mali (ULDDM) n’est pas restée en marge de la célébration de la Journée internationale des droits de la femme..

Par Amsatou Oumou TRAORE


Publié mardi 31 mars 2026 à 11:21

Fondation orange Mali : Des kits alimentaires offerts aux malades de l’hôpital du Point G

Le mois de ramadan est un mois de solidarité et de partage par excellence. Pendant ce mois sacré, la solidarité prend tout son sens. C’est un moment où les communautés se resserrent, les cœurs s’ouvrent, et les mains se tendent vers ceux qui sont dans le besoin..

Par Amsatou Oumou TRAORE


Publié lundi 09 mars 2026 à 08:40

Refondation de l’État : Les femmes ne restent pas en marge du processus

La refondation implique de repenser la gouvernance, renforcer la démocratie, lutter contre la corruption et adapter les institutions aux réalités socioculturelles. Les femmes qui restent des actrices de développement s’y engagent à fond pour redonner au pays son lustre d’antan.

Par Amsatou Oumou TRAORE


Publié vendredi 06 mars 2026 à 08:25

«Sunkalo solidarité»: Des kits alimentaires pour les étudiants des campus universitaires de Bamako

Le Centre national des œuvres universitaires (Cenou), en partenariat avec l’ONG Association femmes leadership et développement durable (AFLED), a organisé, hier à la Cité universitaire de Kabala, une remise de produits alimentaires au profit des étudiants des campus universitaires de Bamako..

Par Amsatou Oumou TRAORE


Publié vendredi 27 février 2026 à 08:38

Hôpital de dermatologie de Bamako : Un bilan satisfaisant

L’Hôpital de dermatologie de Bamako (HDB) a tenu, hier dans ses locaux, la 7è session ordinaire de son conseil d’administration. La réunion était présidée par le président du conseil d’administration, Modibo Traoré, en présence du directeur général de l’établissement hospitalier, Drissa Diarra, et de la quasi totalité des administrateurs..

Par Amsatou Oumou TRAORE


Publié vendredi 13 février 2026 à 08:37

Scolarisation des filles : Des progrès et des défis

Selon la Cellule de planification et de statitiques (CPS) du secteur de l’Éducation, le taux brut de scolarisation (TBS) au fondamental I pour l’ensemble du pays est passé de 80% à 81,7%, soit une amélioration de 1.7 point, entre 2019 et 2023. La Politique d’accroissement du taux de scolarisation des filles a enregistré d’autres résultats tangibles, à savoir la réduction des inégalités entre les sexes dans l’accès à l’éducation.

Par Amsatou Oumou TRAORE


Publié mardi 06 janvier 2026 à 10:00

Promotion des droits des femmes et paix au Mali : Une rencontre d’échanges pour évaluer les acquis

À l’instar d’autres pays, le Mali a célébré le 25è anniversaire de la Résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies sur femmes, paix et sécurité et le 30è anniversaire de la Déclaration et du Programme d’action de Beijing..

Par Amsatou Oumou TRAORE


Publié mercredi 10 décembre 2025 à 07:59

L’espace des contributions est réservé aux abonnés.
Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.
S’abonner