Le chef d'état-major général des Armées, le Général Oumar Diarra
Pour remporter la victoire dans la guerre
asymétrique imposée à notre pays par les groupes armés terroristes et leurs
sponsors étatiques étrangers, les autorités de la Transition sont déterminées à
déployer les moyens nécessaires afin de rendre notre outil de défense à hauteur
de mission. Ainsi, parallèlement à l’acquisition de nouveaux équipements de dernière
génération (avions, blindés, drones…), le gouvernement ambitionne de renforcer
davantage les effectifs des Forces de défense et sécurité à travers de
nouvelles vagues de recrutements. Il s’agit du recrutement de 24.000 nouveaux
soldats dans le but de renforcer la défense et la sécurité nationales.
Ces chiffres ont été annoncés par le Premier
ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga, à l’occasion de sa
présentation du Plan d’action gouvernemental (PAG) 2025-2026 devant le Conseil
national de Transition (CNT), le 16 mai dernier. Cette décision traduit la
volonté du gouvernement de placer la sécurité au premier rang des
préoccupations nationales. Les nouvelles recrues bénéficieront de formations
approfondies, facilitant ainsi l’intégration et l’optimisation des capacités au
sein des Forces armées et de sécurité.
En plus de 24.000 soldats, 9000 agents des Forces
de sécurité seront intégrés. Ces effectifs supplémentaires auront pour mission
principale de renforcer la surveillance des routes et d’organiser des
patrouilles élargies. L’objectif est d’assurer la libre circulation des
personnes et des biens à travers un meilleur maillage du territoire national
avec la nouvelle réorganisation administrative, tout en instaurant un climat de
confiance et de sécurité, a fait comprendre le Chef du gouvernement. Ces
actions concrètes, gage de l’efficacité opérationnelle des Forces de défense et
de sécurité contre les menaces sécuritaires persistantes, s’inscrivent dans une
politique résolument orientée vers la stabilité et l’intégrité du pays. Ces futurs éléments viendront s’ajoutent à
une première vague d’intégration de plusieurs centaines de militaires de rang
engagés dans l’armée ces dernières années.
Déjà, en octobre 2023, il a été
procédé à un recrutement massif des militaires du rang sans préciser le nombre
exact de laces à pourvoir «Le
chef d’état-major général des Armées porte à la connaissance du public qu’une
campagne de recrutement au niveau des militaires du rang est ouverte aux jeunes
maliens des deux sexes désirant de faire carrière dans les Forces armées »,
indiquait le communiqué du ministère de la Défense et des Anciens Combattants,
en date du 02 octobre 2023. Si cet avis ne définit pas le nombre des
militaires du rang, au même moment, le ministère de la Sécurité et de
la Protection civile ouvrait un recrutement au compte de l’année 2023
de 600 policiers (première promotion des gardiens de paix) et 100
sapeurs-pompiers.
Ces 700 agents de sécurité opérationnels depuis avril 2025, venaient ainsi s’ajouter aux 3.239 élèves sous-officiers dont 1.014 personnels féminins, issus de la 29è promotion de la police, en activité depuis septembre 2023. Rappelons que la loi n°2022-037 du 27 octobre 2022 portant militarisation de la Police nationale et de la Protection civile permet aux agents de ces deux corps de suivre la même formation militaire que les autres soldats.
Aboubacar TRAORE
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