L’équipe d’experts attire l’attention sur
l’urgence de rapatrier les devises d’exportation de l’or
Le gouvernement a porté son choix sur le Groupement Iventus
et Mozar, à l’issue d’un appel d’offres international, pour conduire une
mission d’audit des mines d’or en activité suivant le décret n° 0316/PT-RM du 3
juin 2022. La restitution des résultats du rapport provisoire de cette mission
a été faite hier au palais de Koulouba. La cérémonie qui s’est déroulée à huis
clos, était présidée par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta.
C’était en présence du Premier ministre Choguel Kokalla Maïga et de plusieurs
membres du gouvernement dont le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni
Sanou.
À la fin de la rencontre, le ministre de l’Économie et de
Finances a rappelé que lors des Assises nationales de la refondation (ANR), les
participants se posaient la question si réellement l’or brille pour notre pays.
C’est pourquoi, a-t-il dit, le chef de l’État l’a instruit, en rapport avec
son collègue en charge des Mines, de
mener toutes les réflexions devant conduire à donner une idée claire de ce
qu’il faut faire pour que l’or puisse profiter à nos compatriotes. «C’est dans
ce cadre que nous avons fait un appel d’offres international ouvert qui a été
gagné par le cabinet malien Iventus en collaboration avec Mazar. Il y a 15
mines d’or en exploitation au Mali. Ces cabinets ont eu à travailler avec
l’ensemble de ces 15 mines», a expliqué le chef du département de l’Économie et
des Finances, précisant que les cabinets choisis ont été épaulés par une équipe
technique basée au sein de son ministère.
À l’issue de ce travail itératif en différentes rencontres périodiques, cette équipe a élaboré un rapport provisoire qui a été remis au président de la Transition. Dans ce document, a souligné le ministre Sanou, il est fait mention de certains éléments qui peuvent permettre d’améliorer le secteur minier.
Les experts ont évoqué la relecture du Code minier, le délai
des contrats des mines, l’évolution importante du cours de l’or.
À ce propos,
le ministre en charge de l’Économie a indiqué que les premières conventions
minières ont été signées quand l’or était entre 300 et 400 dollars l’once. De
nos jours, a-t-il signalé, le métal jaune oscille autour de 2.000 dollars
l’once. S’y ajoutent les multiples exonérations faites à ces entreprises
extractives. Parmi celles-ci, le carburant, les impôts sur les sociétés. «Le
contenu local est de 0,1%. Autour de nous, certains pays sont à 1%», a relevé
le ministre Sanou, soutenant qu’il y a des choses à améliorer pour permettre à
notre pays de bénéficier de retombées plus significatives de l’activité minière.
Il a annoncé un plan de mise en œuvre de toutes les recommandations issues de
ce rapport.
Pour sa part, le coordinateur de la mission d’audit, Mamou
Touré, a révélé qu’une trentaine d’experts ont travaillé durant des mois sur le
document. Le constat, a-t-il dit, l’État s’est retrouvé dans des pistes où la
loi n’a pas été appliquée. Il y a des améliorations à faire sur les méthodes, a
préconisé l’expert, suggérant des réformes institutionnelles pour que l’or
brille pour l’ensemble des Maliens. «Le plus urgent à mettre en place, c’est
aussi le rapatriement des devises d’exportation de l’or», a fortement recommandé
le chef de la mission.
Pour lui, il faut s’assurer que la règlementation en vigueur soit respectée. La situation actuelle a des insuffisances, a reconnu l’expert Touré, tout en espérant qu’elle va s’améliorer. «Notre étude, c’est pour permettre à l’État de gagner davantage et d’avoir aussi une visibilité et de s’assurer que toute exploitation est faite sous un contrôle parfait», a conclu Mamou Touré.
Namory KOUYATÉ
Rédaction Lessor
Dans un pays où l’agriculture dépend fortement du climat, informer devient bien plus qu’un rôle médiatique, c’est un levier de transformation sociale et une condition de survie collective. Dans le combat quotidien contre les effets du changement climatique, les médias, en particulier la r.
Près de 7,7 milliards de Fcfa ont été investis dans les programmes communautaires en 2024 à l’échelle mondiale. À cela, s’ajoutent 4,1 milliards de Fcfa versés au Fonds minier de développement local en 2025, ainsi qu’une production de 530.700 onces d’or la même année par la mine de.
Le port de pêche de Mopti, communément appelé la « Digue », a été le théâtre d’un incendie d’une rare intensité dans l'après-midi du mardi 21 avril, aux environs de 15 heures. Grâce à la promptitude des soldats du feu, l'incident a pu être maîtrisé..
Le gouverneur de la Région de Kayes, le Général de brigade Moussa Soumaré, a financé les travaux d'installation des lampadaires solaires sur le premier pont de la ville. Opérationnel depuis ce mercredi 22 avril, cet éclairage public vise à renforcer la sécurité à travers l'amélioration d.
À la date de ce vendredi 17 avril, notre pays enregistre 631 titres d’exploitation minière. C’est en substance ce que l’on retient de la présentation du nouveau cadastre minier par le ministre des Mines, Pr Amadou Keïta, au Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta.
Le gouvernement a décidé d'apporter des solutions durables aux problématiques liées aux ressources en eau, en intégrant les enjeux environnementaux et socio-économiques. Cela, à travers l'adoption au Conseil des ministres ce mercredi 15 avril, de la Politique nationale de l'eau et ses program.