Une centaine de cyclistes venus de 16 pays sont attendus sur la ligne de départ
Une centaine de coureurs, issus de 16 pays participeront cette année à la
grande boucle : le Mali, le Burkina Faso, le Bénin, le Cap-Vert, la Côte
d’Ivoire, la République démocratique du Congo, Djibouti, la Gambie, la Guinée,
la Guinée-Bissau, le Maroc, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal, le Tchad et le
Togo. Le thème de la course est : «l’intégration par le sport».
La compétition se déroulera en six étapes
et les coureurs traverseront les villes de Bougouni, Kolondièba, Nièna,
Sikasso, Koutiala, Ségou, Fana et bien entendu Bamako. Sans compter les trois
criteriums prévus à Sikasso, Koutiala et Ségou. La distance totale à parcourir
est de 789km. La deuxième étape Kolondièba-Niéna est la plus longue de cette
10è édition du Tour cycliste du Mali (154km, avec 2 sprints intermédiaires).
Quant à la première étape, Bamako-Bougouni (144km) elle sera marquée par deux
Points chauds.
La journée du jeudi sera consacrée au critérium à Sikasso sur un circuit de
118km et sera suivi, 24h plus tard, d’un autre critérium à savoir celui de
Koutiala (109km). Après la capitale de l’Or blanc, les coureurs prendront la
direction de Ségou pour le troisième critérium qui se disputera sur la distance
de 120km, samedi 25 mai. La dernière étape du tour sera le trajet Fana-Bamako
(100km). À leur arrivée à Bamako, précisément sur le Boulevard de
l’Indépendance, il est prévu un circuit de 44km pour boucler la boucler.
Les cyclistes maliens sont au nombre de
18 répartis en trois groupes de cinq personnes. Parmi les coureurs maliens,
figure le multiple champion du Mali et vainqueur de l’édition 2017, Yaya
Diallo. Il fait partie des favoris et a bien préparé cette 10è édition, en
remportant, le 5 mai dernier, le Grand prix de Cotonou qui a mis aux prises une
soixantaine de cyclistes en circuit fermé de 104 km. Auparavant, le natif de
Niéna (Yaya Diallo est né le 15 janvier 1997) avait remporté le Grand prix du
Faso au Burkina Faso et gagné deux étapes du Tour Lamissa Bengaly en Côte
d’Ivoire. Un autre cycliste est très attendu par le public sportif
malien : il s’agit d’Issiaka Coulibaly, qui a remporté la dernière édition
du tour organisée en 2021.
«Les jeunes ont le moral gonflé à bloc et
ne jurent que par la victoire cette année. Je suis confiant, je pense qu’ils
peuvent rivaliser avec les meilleurs du continent», affirme l’entraîneur de
l’équipe nationale A, Djibril Koné. De son côté, le président de la Fédération
malienne de cyclisme (FMC), Sidi Bagayoko affiche sa confiance. «Ce Tour sera
sans doute un moment de grande mobilisation des populations.
Le cyclisme est un sport-spectacle gratuit qui va vers le public, qui peut
véhiculer des messages sociaux et commerciaux et qui apporte une distraction
aux villes et aux villages qu’il traverse, tout en suscitant des vocations
sportives», souligne le dirigeant. «Je demande à tous les amoureux de la petite
reine de venir nombreux sur le long des routes de notre beau pays», ajoute Sidy
Bagayoko. Quant au directeur du Tour du Mali, Séga Sangaré, il assure que
toutes les dispositions sont prises pour le bon déroulement de la course et
annonce que cette 10è édition de la Grande boucle sera «un cadre d’échanges, de
cohésion et d’intégration».
Djeneba BAGAYOGO
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