Lors de la précédente session, 30 rapports et 35 propositions de recherche ont été examinés
Les travaux sont dirigés par le directeur général du Centre national de la recherche scientifique et technologie (CNRST) et président du conseil scientifique du CNRA, Pr Drissa Samaké. Plusieurs cadres dont le secrétaire exécutif du CNRA, Fagaye Sissoko et des responsables des structures partenaires participent à cette session ordinaire.
Le
Comité national de la recherche agricole, faut-il le rappeler, a pour mission
d’assurer la coordination sectorielle et de la recherche agricole pour le
compte des ministères chargés du Développement rural. Selon son président, les
49 documents soumis à la commission scientifique seront examinés avec toute
l’attention requise et à la lumière des recommandations issues des précédentes
sessions. Et cela, en veillant particulièrement sur la pertinence des
programmes de recherches agricoles et sur la qualité scientifique de leurs
résultats.
Le
Pr Drissa Samaké a indiqué que ce comité constitue un cadre privilégié de
concertations entre les différents acteurs de la recherche agricole, notamment
les institutions de recherches agricoles, les utilisateurs des résultats de la
recherche et les partenaires au développement engagés dans le financement de la
recherche agricole. Il a attiré l’attention des membres du comité sur la
réduction du nombre de projets d’année en année. «L’arrêt du financement des
projets ACC et AgrEco aura un effet important sur le nombre de documents à
évaluer la campagne prochaine», a-t-il avisé.
L’objectif
de cette session, précisera le secrétaire exécutif du CNRA, est de voir
notamment si les propositions de recherche cadrent bien avec les objectifs
définis par le département de tutelle afin d’améliorer la production et la
productivité des différentes cultures qui sont mises en place. Ces propositions
seront évaluées par des chercheurs d’expérience qui, selon Fagaye Sissoko,
«auront tout le temps de mettre leur touche pour permettre aux jeunes
chercheurs d’améliorer au quotidien le travail qu’ils sont en train de faire».
Il a aussi indiqué que les projets seront orientés par rapport aux attentes des
producteurs. «Si on atteint ces deux objectifs, on pourra dire que la semaine
s’est bien passée pour les jeunes chercheurs parce qu’ils auront acquis de
nouvelles idées pour améliorer leur travail au quotidien», a déclaré Fagaye
Sissoko.
Le
secrétaire exécutif a affirmé que la campagne agricole 2022-2023 a permis au
pays d’atteindre une production record de 10.288.843 tonnes (toutes céréales
confondues) grâce aux efforts conjugués des producteurs, de l’encadrement et
des chercheurs. Cependant, a-t-il regretté, la productivité reste faible.
Particulièrement, la production du coton a été faible à cause des attaques des
jassides. Par ailleurs, Fagaye Sissoko s’est réjoui du fait qu’il y a eu
beaucoup d’avancées au niveau de la recherche agricole. Aujourd’hui, a-t-il
salué, le système national de la recherche agricole fait partie des systèmes
qui sont en bonne santé au Mali.
Le chercheur n’a pas manqué de remercier les autorités pour la mobilisation sur budget national des fonds pour la tenue de cette rencontre en dépit de la crise multiforme que traverse notre pays. Toutefois, il a sollicité l’appui de l’état pour une inscription sur le budget programme, la tenue des rencontres statutaires du CNRA. Il faut rappeler que lors de la précédente session (27è session de 2022), les membres de la commission scientifique avaient examiné 65 documents dont 30 rapports et 35 propositions de recherche.
Aminata DIARRA
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