L’Essor : Vous étiez président de la
commission d’organisation de la 10è édition du Tour du Mali qui s’est achevée
dimanche avec le sacre de Yaya Diallo. Quel est votre sentiment après la course
?
Mohamed Alassane : Je suis un
président d’organisation comblé, parce que le tour s’est bien déroulé et le
succès a dépassé toutes nos attentes. Lors des six étapes de cette 10è édition
du Tour cycliste du Mali, les participants ont traversé plusieurs villes du
pays comme Bougouni, Kolondièba, Niéna, Sikasso, Koumantou, Ségou, Fana et bien
entendu le District de Bamako. Partout, les coureurs ont été accueillis avec
une grande ferveur par les populations.
La mobilisation a été incroyable,
jamais un tour du Mali n’a suscité autant d’engouement. Et pour couronner le
tout, c’est un cycliste malien, Yaya Diallo qui a remporté la course. Je n’ai
pas les mots suffisants pour exprimer ma joie et mon bonheur. Je rappelle que
le travail de la commission d’organisation a été facilité par l’implication de
la Fédération malienne de cyclisme (FMC) et le ministre de la Jeunesse et des
Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul
Kassim Ibrahim Fomba.
L’Essor : On peut donc dire que la
commission a gagné son pari.
Mohamed Alassane : Tout à fait.
Pendant 6 jours de course, nous avons assuré l’hébergement, la restauration et
le suivi médical des 60 cyclistes qui ont participé au tour. La commission n’a
reçu aucune plainte et les coureurs étrangers ont été unanimes à saluer le bon
déroulement de la course. Le commissaire de l’Union cycliste internationale, le
Burkinabé Abdoulaye Ouédraogo nous a également félicité.
L’Essor : Quel message avez-vous pour
le monde sportif du Mali, singulièrement celui du cyclisme national ?
Mohamed Alassane : Je voudrais d’abord
témoigner ma gratitude aux autorités et aux populations des villes qui ont été
traversées par le tour. Partout où nous sommes passés, les gouverneurs, les
préfets et les sous-préfets se sont joints aux populations pour réserver un
accueil chaleureux aux coureurs et les encourager.
C’était vraiment une grande
fête du vélo au Mali. Je n’oublie pas la presse qui a pleinement joué son rôle
et je tire le chapeau au ministère de la Sécurité et de la Protection civile et
au département de la Défense et des anciens Combattants qui sont restés à nos
côtés pendant toute la durée de la course.
Propos recueillis par
Djeneba BAGAYOGO
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