La cérémonie d'ouverture des travaux a été présidée par le chef de division communication et gestion communautaire, Dr Kalifa Sangaré.
Cet atelier vise à édifier la population sur les enjeux de la lutte contre la tuberculose pour un changement social et de comportement. La formation a mis l'accent sur l'épidémiologie de la tuberculose, les facteurs de risque, la prévention, les défis et les perspectives. Y compris les mythes et les croyances qui entourent la pathologie dans notre société. Par exemple, le fait de dire que ce sont les femmes qui transmettent la tuberculose aux hommes, que toutes les personnes qui ont la tuberculose ont aussi le VIH et que la tuberculose résulte de la sorcellerie ou du mauvais sort.
Cette maladie infectieuse affecte le plus souvent les poumons et autres organes du corps. Elle est causée par un type bactérie qui se propage dans l'air lorsque les personnes infectées toussent, éternuent ou crachent. La tuberculose est évitable et guérissable. Sa prise en charge médicale s'effectue dans 110 Centres de diagnostic et de traitement (CDT) au Mali. Le formateur Dr Lamine Coulibaly, pneumo-phtisiologue a précisé que le taux de mortalité de la tuberculose dans notre pays s'élève à 6,9% pour 100.000 habitants contre une incidence de 48 pour 100.000 habitants.
Selon les statistiques de la CSLS-TBH, le nombre de tuberculoses, toutes formes confondues, est de 8.266 cas en 2023 contre 7.897 cas en 2022, soit 73% des 11.254 cas attendus. Dans la cohorte 2022, environ 85% des cas de tuberculose, toutes formes confondues, ont été traités avec succès contre 82% dans la cohorte en 2021. La majorité des cas de tuberculose sont survenus dans la tranche d'âge active des jeunes adultes de 25 à 44 ans (1.899 cas). Le taux de diagnostic est estimé à 4% au Mali. Dr Lamine Coulibaly a affirmé que le diagnostic et le traitement sont gratuits. Malgré cela, il a déploré le non respect de la poursuite de la prise en charge par les patients. Certains d'entre eux, a-t-il déploré, rompent le contact avec les agents de santé.
Tandis que d'autres exigent la réception de leurs frais de transport avant de se rendre dans un CDT. En outre, le pneumo-phtisiologue a expliqué que la prise des médicaments de la tuberculose se fait une fois par jour et une heure avant le repas. Le chargé tuberculose au CSLS-TBH a relevé des avancées liées à la disponibilité des résultats du test de diagnostic qui s'obtient en 2 heures contre 3 jours auparavant. Pour sa part, le chef de division communication et gestion communautaire a indiqué que les défis dans la lutte contre cette épidémie portent sur la couverture géographique, le faible taux de détection des cas et l'insuffisance de ressources humaines au niveau des laboratoires.
Dr Kalifa Sangaré a aussi noté que le CSLS-TBH ambitionne d'assurer la disponibilité des médicaments et du personnel de santé qualifie surtout au niveau des laboratoires. Mais aussi assurer le renforcement les mesures de prévention pour le contrôle de l'infection dans les structures de santé et la mobilisation de la contrepartie de l'État à hauteur de souhait. Au nom des participants, Tougouna A. Traoré a salué l’initiative. Il a promis que les bénéficiaires joueront leur partition dans la lutte contre la tuberculose qui touche un tiers de la population mondiale.
Mohamed DIAWARA
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