Au moment où l’établissement prend de la bouteille, nombre de chercheurs seniors font valoir leurs droits à la retraite.
Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
scientifique, Dr Amadou Keïta a présidé, vendredi dernier, la 15è session
ordinaire du conseil d’administration de l’Institut des sciences humaines
(ISH), dans les locaux de l’établissement à Sotuba ACI.
C’était en présence du directeur général de
l’ISH, Dr Baba Coulibaly et la quasi-totalité des administrateurs.
La session avait à
l’ordre du jour l’adoption du rapport d’activités 2021, l’exécution du budget
de l’exercice écoulé, l’adoption du rapport annuel de performance de la même
période.
Les administrateurs ont aussi examiné et adopté le projet annuel de performance 2022, le
programme d’activités et le projet de budget de 2022.
Le ministre en charge de l’Enseignement supérieur a précisé
que le budget 2022 de l’ISH est arrêté en recettes et en dépenses à un peu plus
de 1,6 milliard de Fcfa contre une dotation de 1,1 milliard de Fcfa en 2021,
soit une augmentation de 46%.
Dr Amadou Keïta a expliqué que les prévisions
2022 concernant les ressources propres sont estimées à plus de 121 millions de
Fcfa contre un peu plus de 42 millions de Fcfa en 2021, soit une augmentation
de 184%.
«Cette augmentation s’explique notamment par la signature des
conventions de financement de 3 projets de recherche de l’ISH dans le cadre du
Fonds compétitif pour la recherche et l’innovation technologique (FCRIT)», a
évoqué le ministre Keïta.
Il a aussi invité les
administrateurs à une analyse fine et objective des documents soumis à leur
appréciation, afin de formuler des recommandations permettant à l’ISH d’assurer
effectivement sa mission, celle de promouvoir les sciences humaines et
sociales, notamment dans un contexte de crise et de contribuer
significativement au développement de notre pays.
Le ministre de l’Enseignement
supérieur et de la Recherche scientifique
a rappelé que l’ISH, héritier de l’Institut fondamental d’Afrique noire
(IFAN), a été créé en 1962 dans un contexte ou la réhabilitation du passé et
des valeurs africaines était devenue une priorité pour les nouvelles autorités.
Pour lui, ce changement de paradigme avait pour objectif de faire de l’institut
un pôle de recherche sur les Humanités, et sur une nécessaire décolonisation
des esprits. «L’ISH est à une phase de redynamisation.
C’est pourquoi, depuis
quelques années, il s’est doté d’outils de gouvernance comme le plan
stratégique de développement, le plan de communication et il signe
régulièrement le contrat de performance avec le département de tutelle», a fait
savoir le directeur général de l’ISH, Dr Baba Coulibaly.
Le patron de l’ISH a
également indiqué que l’emménagement dans le nouveau siège a contribué à
améliorer les conditions de travail.
Pour lui, cette situation a coïncidé avec
le départ massif des chercheurs seniors à la retraite. Ce qui a accentué le
besoin en ressources humaines qualifiées.
«C’est pourquoi, nous soutenons et encourageons la quinzaine de personnes engagées en thèse et en master à l’ISH», a déclaré Dr Baba Coulibaly, avant de souligner que l’ISH compte sur le soutien constant des administrateurs, pour la réussite de ses missions, surtout au titre de 2022 pour l’organisation de la célébration des 60 ans de son existence.
Sinè TRAORE
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