La conférencière principale, Dr Fatoumata Coulibaly dite FC, était la marraine du mois de mars
C’est dans cet esprit que le département
en charge de la Culture, en partenariat avec le ministère de l’Enseignement
supérieur et de la Recherche scientifique, a organisé, hier dans l’amphithéâtre
de l’Université Yambo Ouologuèm à Kabala, une conférence-débat sur «Citoyenneté
et valeurs culturelles». La
conférencière principale était Dr Fatoumata Coulibaly dite FC, désignée
marraine du mois de mars dans le cadre de l’Année de la culture. Il s’agit de
mettre l’accent sur les activités de sensibilisation et d’éveil des consciences
pour un retour à nos fondamentaux et la refondation du Maliden kura. La
cérémonie était présidée par le directeur national de l’action culturelle,
Alamouta Danioko, en présence du recteur de ladite université, Belco Ouologuem
et de plusieurs étudiants, chercheurs et hommes de culture.
Alamouta Danioko a rappelé le contexte de
cette conférence-débat qui s’inscrit dans le cadre de l’Année de la culture. Le
département en charge de la Culture a initié le Projet culture Mali 2025 pour
inculquer les notions du Mali Kura à la jeunesse à travers nos valeurs
sociétales. À le croire, la souveraineté n’est pas possible sans la
revitalisation culturelle des territoires et de la restauration du vivre
ensemble par le dialogue et des initiatives adaptées pour bâtir le Mali
nouveau. Et de saluer la détermination des étudiants et des chercheurs à
adhérer à ce projet de retour aux valeurs.
Quant
au recteur, il a exprimé son engagement pour la cause. Selon lui, on ne peut
pas être un citoyen sans connaître ses valeurs d’où la nécessité de cette
conférence sur «Citoyenneté et valeurs culturelles». Il a rappelé que cette
université œuvre pour la restauration de nos valeurs, l’éthique, la morale, le
«danbe», le patriotisme et l’amour de la patrie.
Dans
son exposé liminaire, la conférencière a expliqué l’importance de la langue
dans la sensibilisation et la formation de l’homme ainsi que le retour à nos
valeurs. Elle a expliqué que nous devons rester nous-mêmes, c’est-à-dire que
nous devons garder nos valeurs sans complexe où que nous soyons. La comédienne
reste toujours dans son esprit d’acteur en mettant de l’humour dans sa
communication pour mieux faire passer son message. Selon la conférencière, qui
a choisi d’entretenir l’auditoire dans la langue bamanankan, les colons se sont
imposés par la langue et nous devons promouvoir nos langues pour inverser la
tendance.
Pour elle, l’éducation familiale doit être le socle de la
socialisation. Et dire que c’est à partir de la famille que l’enfant comprend
l’importance de cette structure, du pays et de l’appartenance sociale. Après
sa communication, un film du réalisateur malien Salif Traoré intitulé la «Danse
du singe» a été projeté. Ce film évoque le mariage entre un noble et un griot
tout en mettant l’accent sur les interdits de la société. Le document permet de
porter un regard sur le passé et le présent. L’étudiante en Licence 2 anglais,
Laila Walet Abdoul Hamid, a témoigné de sa satisfaction d’assister à ce voyage
culturel qui lui a permis de comprendre beaucoup de choses. Elle a expliqué
avoir compris certaines valeurs notamment notre identité qui passe par notre
accoutrement et le vivre ensemble, entre autres.
Rappelons que Dr Fatoumata Coulibaly est la marraine du mois de mars du Projet culture Mali 2025. Le concept de parrain ou marraine du mois consiste à désigner mensuellement une personnalité du monde de la culture et des arts comme parrain des événements pendant la période. Ces personnes apportent un plus à l’Année de la culture par leur prestige et leur rayonnement.
Amadou SOW
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