#Mali : #Viande et sous-produits d’abattage : Vers la certification des abattoirs de #Bamako

Une approche prospective est adoptée pour que les abattoirs du pays, à l’instar de celui de Kayes, atteignent les normes ISO 22000. Ce processus de mise à niveau qui devrait être achevé en décembre 2024, témoigne d’une volonté claire de renforcer les standards sanitaires et d’assurer un meilleur service aux consommateurs

Publié lundi 05 août 2024 à 08:25
#Mali : #Viande et sous-produits d’abattage : Vers la certification des abattoirs de #Bamako

Le ministre apprécie les progrès réalisés et recense les difficultés afin d’y apporter les solutions idoines

 


Des efforts sont déployés, depuis deux mois, pour que les Abattoirs frigorifiques de Bamako (AFB) et de Sabalibougou (AFS) puissent répondre aux normes, notamment en ce qui concerne la protection sociale des travailleurs, l’assainissement et l’amélioration du plateau technique. «Le processus est en cours et des améliorations significatives ont été apportées en matière d’assainissement, de rénovation du plateau technique et de remise en service des matériels de transport», a constaté, dans la nuit de vendredi dernier, le ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, lors d’une visite dans ces deux abattoirs.



Cette sortie aura permis au ministre de mieux apprécier les progrès réalisés et de recenser les difficultés afin d’y apporter les solutions idoines. Parmi les recommandations formulées, le ministre a insisté sur la tenue des conseils d’administration avant le 31 décembre et sur la poursuite de la rénovation du plateau technique. Le processus de mise à niveau doit se poursuivre et devrait être achevé en décembre 2024. Youba Ba a souligné que l’Abattoir de Sabalibougou fonctionne en dessous de ses capacités.





Un phénomène principalement dû à l’abattage clandestin, qui dépasse de loin le nombre d’abattages officiels. Selon le ministre, l’abattage clandestin a des répercussions négatives sur plusieurs fronts. D’une part, il nuit au bon fonctionnement des abattoirs officiels, en réduisant leur chiffre d’affaires et en perturbant leur efficacité, et d’autre part, il représente un danger pour la santé publique, car la viande abattue clandestinement échappe à tout contrôle sanitaire rigoureux. Aussi, cette pratique prive-t-elle l’État de ressources financières qui pourraient être générées par un secteur de l’abattage bien régulé.



En réaction à cette situation, des instructions fermes ont été données à la direction nationale des services vétérinaires pour intensifier les contrôles et traquer les responsables de ces pratiques illégales. Le chef du département de l’Élevage et de la Pêche a demandé à la population malienne de dénoncer les bouchers qui procèdent à l’abattage clandestin. Et s’adressant aux bouchers, il leur a demandé d’utiliser les camions rénovés de l’Abattoir frigorifique de Bamako ou les nouveaux véhicules de Sabalibougou pour transporter la viande vers les marchés dans des conditions plus hygiéniques et sécuritaires.


Youba Ba a expliqué qu’une approche prospective est adoptée pour que les abattoirs du pays, à l’instar de l’Abattoir de Kayes, atteignent les normes ISO 22000. Cela, a-t-il précisé, nécessitera la formation des bouchers, des apprentis bouchers et des responsables des abattoirs, afin de garantir que toutes les conditions sanitaires soient respectées.

 


SOUTIEN À L’INITIATIVE- L’agent de l’Abattoir frigorifique de Bamako, Sirandou Moulefakou, a assuré que les différentes recommandations formulées par le ministre au cours des assises ont été prises en compte et que les travaux se poursuivront afin que l’AFB réponde aux normes nécessaires pour obtenir la certification ISO.



De son côté, le secrétaire général de l’Interprofession filière viande et bétail du Mali, Mahamadou Doucouré, a salué l’engagement du ministre en faveur de la mise à niveau des abattoirs, non seulement à Bamako mais aussi dans les régions. Pour lui, cet engagement témoigne d’une volonté claire de moderniser les structures existantes, de renforcer les standards sanitaires, et d’assurer un meilleur service aux consommateurs.



Le chef des bouchers du District de Bamako, Modibo Diarra, a exprimé son soutien à cette initiative. Il a souligné que lutter contre l’abattage clandestin et encourager l’utilisation de véhicules adaptés pour la livraison de la viande, permettrait aux bouchers de mieux vivre de leur travail. En outre, il a demandé qu’une formation appropriée soit dispensée à ses collègues, afin d’assurer une meilleure conformité aux normes et une amélioration des pratiques professionnelles.



Pour Amadou Yalcouyé, l’administrateur provisoire de l’Abattoir frigorifique de Sabalibougou, le fonctionnement actuel est globalement satisfaisant, bien que, comme dans tout projet, des défis subsistent. Il a rappelé que l’AFS offre des prestations où les partenaires doivent amener leurs animaux pour l’abattage, et que l’abattoir fonctionne sur la base des redevances perçues pour ces services.



Toutefois, a-t-il regretté, de nombreuses personnes préfèrent abattre leurs animaux dans des installations clandestines, ce qui perturbe le bon fonctionnement de l’AFS. «Cette pratique illégale réduit non seulement les revenus potentiels de l’abattoir, mais pose également des risques pour la santé publique, étant donné que les contrôles sanitaires y sont inexistants», a fait savoir l’administrateur provisoire de l’AFS.

 

Anta CISSÉ

Lire aussi : Entrepreneuriat : Le Mali se dote d'une stratégie nationale pour renforcer l’écosystème

Face au chômage des jeunes, le Mali franchit un nouveau cap dans la promotion de l'entrepreneuriat. Le Conseil des ministres a adopté, mercredi 8 avril 2026, un projet de décret approuvant la Stratégie nationale de l'Entrepreneuriat et son Plan d'actions 2026-2030..

Lire aussi : Téléphonie mobile : Des dispositions prises pour supprimer la limitation de la durée de validité des crédits

La société Orange Mali SA a annoncé avoir pris des dispositions visant à supprimer la limitation de validité des crédits et des bonus d’appel. Cette mesure de l'opérateur de téléphonie a été adoptée durant la phase préliminaire d'une enquête de la Direction générale du commerce, de.

Lire aussi : Commerce : Le Mali a importé 105 millions de litres de carburant en mars

Cette quantité importante d’hydrocarbures a été acheminée dans notre pays par 2.200 camions citernes, a affirmé hier le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, lors de sa rencontre avec les groupements professionnels du pétrole.

Lire aussi : Filière mangue : La reconquête des marchés extérieurs s’annonce décisive

Confrontés à des obstacles phytosanitaires récurrents, les acteurs de la filière se mobilisent pour sécuriser les marchés et mieux valoriser ce fruit à l’export.

Lire aussi : Kayes : Une distribution non-stop du carburant

Contrairement aux informations alertant d'éventuelles pénuries d'hydrocarbures dans la Cité des rails, plusieurs stations-services fournissent du carburant, même si la rumeur a dû provoquer de légers attroupements dans ces lieux de vente, a constaté notre équipe de reportage ce mardi 31 mars.

Lire aussi : Hausse des prix du carburant : Le gouvernement veille au grain

L’État consent 3 milliards Fcfa de subventions mensuelles pour maintenir les prix à la pompe. Cet effort est fait pour préserver le pouvoir d’achat des citoyens et surtout pour garantir la disponibilité du précieux liquide.

Les articles de l'auteur

Grandes vacances : C’est aussi une période d’occupation

Ce temps de repos est accordé aux élèves pour qu’ils fassent le plein d’énergie. Mais certains parents préfèrent inscrire leurs enfants à des cours coraniques ou de rattrapage. D’autres occupent leurs progénitures avec des activités lucratives.

Par Anta CISSÉ


Publié mardi 19 août 2025 à 07:57

Familles recomposées : Entre tensions et liens du cœur

À Bamako, les familles recomposées redessinent les contours de la parentalité et de l’amour. Entre traditions, défis émotionnels et quête d’équilibre, ces foyers révèlent des réalités complexes où le cœur doit parfois primer le sang.

Par Anta CISSÉ


Publié mercredi 09 juillet 2025 à 09:24

Journée mondiale de la tortue : vers une meilleure préservation de l’espèce

Le Palais de la culture a abrité, vendredi dernier, la 1ère édition de la Journée mondiale de la Tortue. Célébrée dans notre pays à l’initiative de Mme Keïta Ouleymatou Sidibé, cette journée a pour objectif de préserver les tortues, ainsi que d’autres espèces en voie de disparition..

Par Anta CISSÉ


Publié lundi 26 mai 2025 à 09:13

Élevage des tortues terrestres : Une activité rentable

Il faut débourser entre 30.000 et 175.000 Fcfa pour une paire de tortues. Tandis qu’un seul œuf coûte 5.000 Fcfa. Ce reptile herbivore fait partie des espèces protégées au Mali.

Par Anta CISSÉ


Publié jeudi 22 mai 2025 à 07:23

Conservation et transport de la viande : L’AFS améliore ses pratiques

L’Abattoir frigorifique de Sabalibougou (AFS), spécialisé dans l’abattage et le transport de la viande, est doté d’une technologie de pointe. Elle dispose de trois camions frigorifiques et d’une chambre froide conforme aux normes de santé publique.

Par Anta CISSÉ


Publié mardi 29 avril 2025 à 07:58

Systèmes financiers décentralisés : La digitalisation pour booster le refinancement

La digitalisation des processus du Mécanisme de refinancement des systèmes financiers décentralisés (Meref-SFD) connaît des avancées importantes..

Par Anta CISSÉ


Publié vendredi 18 avril 2025 à 07:54

Recensement général agricole : Dans de bonnes dispositions

La 2è session du comité de pilotage du Recensement général agricole (RGA) s’est tenue, vendredi dernier au ministère de l’Élevage et de la Pêche..

Par Anta CISSÉ


Publié lundi 17 mars 2025 à 07:49

L’espace des contributions est réservé aux abonnés.
Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.
S’abonner