Le ministre Moussa Alassane Diallo (micro) procédant à l’ouverture de la rencontre en présence du coordinateur du Meref-SFD, Madani Koumaré
En effet, une plateforme digitale appelée «N’gna sôrô» a été développée. En plus, un Système d’information et de gestion informatisée (SIG), un site web institutionnel (et les réseaux sociaux associés) et un dispositif d’archivage électronique ont été mis en place. Ces acquis ont été présentés, hier dans un hôtel de la place, aux partenaires publics et privés afin de les mobiliser pour appuyer davantage le secteur de la microfinance dans sa transformation numérique qui est une nécessité impérieuse. L’ouverture de la rencontre a été présidée par le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, qui avait à ses côtés le coordinateur du Meref-SFD, Madani Koumaré.
Selon une note fournie à la presse, la plateforme digitale «N’gna sôrô» a été développée pour l’accès et le suivi du crédit en vue de son déploiement effectif sur l’ensemble du territoire national. Le SIG contribue au renforcement de la gouvernance et la transparence en matière d’information financière. Alors que le site web institutionnel et les réseaux sociaux associés permettent de garder le contact, en temps réel, avec l’ensemble des partenaires, des bénéficiaires et le grand public. Le dispositif d’archivage électronique renforce l’efficacité et l’efficience en matière de gestion administrative, de capitalisation et de gestion des connaissances.
Cet atelier aura permis aux participants de s’approprier les avancées du Meref-SFD, un mécanisme «totalement inscrit dans la vision du Président de la Transition, consistant à défendre les intérêts et à satisfaire les besoins fondamentaux des populations», selon son coordinateur. Madani Koumaré a révélé que le Meref-SFD a investi, à la date du 31 mars dernier, un montant total de 35,6 milliards de Fcfa en revolving dans 17 SFD partenaires. Il a profité à 642.994 bénéficiaires de base financés par les SFD (dont 345.073 femmes et 214.435 jeunes). Et 148 cadres et agents des SFD, dont 30% femmes, ont été formés.
Lancé le 22 juillet dernier à Sikasso par le Président de la Transition, le processus de digitalisation de l’administration malienne a pour objectifs d’assurer la modernisation du cadre administratif, la simplification des procédures, la rapidité des traitements des dossiers, etc. Pour le ministre de l’Industrie et du Commerce, cette dynamique impulsée par le Chef de l’État doit avoir un effet multiplicateur sur l’ensemble des secteurs de l’administration, y compris les services rattachés.
«C’est pourquoi aujourd’hui, nous sommes là pour assurer le lancement de ce nouveau produit qui est N’gna sôrô», a-t-il déclaré. Moussa Alassane Diallo a souligné l’importance de ce nouvel outil digitalisé, en rappelant que notre économie est marquée par le secteur informel. «80% de nos entreprises sont dans le secteur informel. C’est pourquoi, le Meref-SFD a mis en place cet outil digitalisé pour accompagner justement les SFD en termes d’accès et de suivi du crédit et articuler les systèmes financiers sur toutes les questions reliées aux refinancements», a soutenu le ministre Diallo. Et de dire : «Compte tenu des difficultés d’accès à l’emploi, l’auto-emploi est une alternative qui s’offre à la jeunesse et les instruments de cette nature peuvent les assister et les accompagner pour leur installation».
Le Meref-SFD, créé par décret en 2018, est un instrument public sous tutelle du ministère de l’Industrie et du Commerce, soutenu par le Fida, le Canada et d’autres partenaires pour accompagner la croissance inclusive du secteur de la microfinance. Son action vise la durabilité, la transparence et l’impact économique à travers des mécanismes de refinancement couplés à de l’assistance technique.
Anta CISSÉ
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