24è Clap Ivoire : Le Mali représenté par Dramane Traoré et Ramata dite Boundjou Sissoko

Clap Ivoire est un festival de films de courts métrages mettant en compétition les jeunes techniciens et réalisateurs des huit pays membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) depuis 2004. Cet événement du 7è art est organisé annuellement par la Côte d’Ivoire. Il aura lieu à Abidjan en début octobre. Un film documentaire et un autre de fiction représentent les différents pays.

Publié jeudi 29 août 2024 à 18:29
24è Clap Ivoire : Le Mali représenté par Dramane Traoré et Ramata dite Boundjou Sissoko

Ainsi, notre pays, par l’intermédiaire du Centre national de la cinématographie vient de procéder à la sélection des œuvres qui porteront nos couleurs. Il s’agit du documentaire «L’Appel du masque Diara wara» de Dramane Traoré et de la fiction «Fifi» de Ramata dite Boundjou Sissoko. Ces derniers sont arrivés en tête du concours avec une moyenne respective de 42 points et 61,40 points.

Le jury était présidé par Mme Kadidia Sidibé, présidente de l’association du Cinéma numérique ambulant. À l’évidence, le cru de cette année était d’une qualité moyenne, apprécie la présidente. Le jury estime que les jeunes qui postulent à cette compétition doivent mieux élaborer leurs œuvres cinématographiques. En effet, si le son et les images sont appréciables, le scénario, l’originalité, le jeu des acteurs laissent très souvent à désirer. Quant aux costumes, ils ne sont pas très souvent adaptés et un manque de cohésion est à déplorer dans la plus part des œuvres qui ont concouru cette année.

Ainsi, le documentaire qui représentera notre pays est un film qui met en valeur un pan extrêmement important de notre patrimoine qu’est le masque. Le réalisateur se sert d’un jeune homme à la recherche de ses origines. Il se rend dans le village de son père où il est aussitôt reconnu par la famille de son père. Cette dernière décide de le mettre dans le groupe d’âge qui doit être initié aux règles de la société secrète. À l’issue de cette formation traditionnelle des bambaras, une manifestation de masque est organisée à une période qui coïncide avec le début de l’hivernage comme la coutume le veut. Le garçon en sort très réconforté et ragaillardi.

Quant à la fiction intitulée «Fifi», elle met en image une jeune fille qui se sent obligée de se prostituer afin de faire face aux dépenses de sa famille. En effet, sa mère gravement malade est transportée dans un hôpital privé de la capitale malienne. Son état de santé exige une intervention chirurgicale assez lourde, donc assez coûteuse. Sans ressources financières suffisantes, Fifi, le personnage principal, est obligée d’accepter les propositions des proxénètes.

Elle s’en sort avec une maladie incurable. Malgré la thématique abordée, la réalisatrice de cette œuvre cinématographique est restée très pudique, car il ne montre aucune scène érotique. Presque tout est dans la suggestion. À noter que la réalisatrice Ramata dite Boundjou Sissoko passe en même temps devant la camera, car elle y incarne le personnage principal. Un rôle qu’elle a d’ailleurs tenu dans d’autres créations cinématographiques.

Douze autres films courts métrages documentaires et de fiction étaient en compétition pour cette sélection de Clap Ivoire.

Youssouf DOUMBIA

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