Ainsi, notre pays, par l’intermédiaire du
Centre national de la cinématographie vient de procéder à la sélection des
œuvres qui porteront nos couleurs. Il s’agit du documentaire «L’Appel du masque
Diara wara» de Dramane Traoré et de la fiction «Fifi» de Ramata dite Boundjou
Sissoko. Ces derniers sont arrivés en tête du concours avec une moyenne
respective de 42 points et 61,40 points.
Le jury était présidé par Mme Kadidia
Sidibé, présidente de l’association du Cinéma numérique ambulant. À l’évidence,
le cru de cette année était d’une qualité moyenne, apprécie la présidente. Le
jury estime que les jeunes qui postulent à cette compétition doivent mieux
élaborer leurs œuvres cinématographiques. En effet, si le son et les images
sont appréciables, le scénario, l’originalité, le jeu des acteurs laissent très
souvent à désirer. Quant aux costumes, ils ne sont pas très souvent adaptés et
un manque de cohésion est à déplorer dans la plus part des œuvres qui ont
concouru cette année.
Ainsi, le documentaire qui représentera
notre pays est un film qui met en valeur un pan extrêmement important de notre
patrimoine qu’est le masque. Le réalisateur se sert d’un jeune homme à la
recherche de ses origines. Il se rend dans le village de son père où il est
aussitôt reconnu par la famille de son père. Cette dernière décide de le mettre
dans le groupe d’âge qui doit être initié aux règles de la société secrète. À
l’issue de cette formation traditionnelle des bambaras, une manifestation de
masque est organisée à une période qui coïncide avec le début de l’hivernage
comme la coutume le veut. Le garçon en sort très réconforté et ragaillardi.
Quant à la fiction intitulée «Fifi», elle
met en image une jeune fille qui se sent obligée de se prostituer afin de faire
face aux dépenses de sa famille. En effet, sa mère gravement malade est
transportée dans un hôpital privé de la capitale malienne. Son état de santé
exige une intervention chirurgicale assez lourde, donc assez coûteuse. Sans
ressources financières suffisantes, Fifi, le personnage principal, est obligée
d’accepter les propositions des proxénètes.
Elle s’en sort avec une maladie incurable. Malgré la thématique abordée, la réalisatrice de cette œuvre cinématographique est restée très pudique, car il ne montre aucune scène érotique. Presque tout est dans la suggestion. À noter que la réalisatrice Ramata dite Boundjou Sissoko passe en même temps devant la camera, car elle y incarne le personnage principal. Un rôle qu’elle a d’ailleurs tenu dans d’autres créations cinématographiques.
Douze autres films courts métrages documentaires et de fiction étaient en compétition pour cette sélection de Clap Ivoire.
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