Le présidium lors de la conférence de presse
Le célèbre cinéaste, Souleymane Cissé, qui a été brutalement arraché à l’affection des siens (famille, amis et confrères), mais aussi des cinéphiles au Mali et ailleurs le 19 février dernier, restera dans les anales du 7è art à l’échelle nationale, africaine et mondiale.
L’illustre disparu a déjà reçu de nombreux hommages à travers le monde, surtout dans son pays qui continue de le porter dans le temple des immortels. Il sera encore consacré des journées d’hommage (13 et 14 juin prochains) au prestigieux réalisateur qui est parti sur la pointe des pieds, sans laisser transparaître le moindre signe d’alerte sur son voyage sans retour.
La Commission nationale d’organisation de ces importantes Journées d’hommage a initié, hier au Centre national de la cinématographie du Mali (CNCM), une conférence de presse pour édifier l’opinion nationale et internationale sur le bien-fondé de cette manifestation.
D’entrée de jeu, le président de la Commission nationale d’organisation et de la Fédération nationale du cinéma et de l’audiovisuel du Mali (Fenacam), le cinéaste Alou Konaté, a déclaré qu’il s’agit simplement d’un devoir de mémoire.
Pour lui, Souleymane Cissé a traité dans ses œuvres cinématographiques des questions essentielles et qui restent d’actualité comme la valorisation de notre patrimoine culturel, la promotion de la femme et la nécessité de conquérir notre souveraineté en vue de s’inscrire définitivement dans une vision de développement durable.
Le défunt cinéaste était aussi l’avant-garde du combat pour la justice sociale, l’équité et la liberté d’expression. Alou Konaté expliquera aussi qu’il était important pour la Fenacam de s’associer à la famille et au ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme pour encore rendre un hommage digne de ce nom à l’illustre disparu.
Ces journées représenteront une opportunité de réunir l’ensemble des professionnels du cinéma malien et africain pour magnifier l’immense carrière de la star du 7è art malien. Et le conférencier de rappeler aussi que l’objectif global recherché est «d’honorer la mémoire, l’œuvre et l’engagement de Souleymane Cissé, pionnier du cinéma africain engagé, et d’inspirer les générations futures à poursuivre son combat artistique et culturel».
Le directeur général du CNCM, Fousseyni Maïga, a renouvelé l’engagement de son département, non seulement à accompagner ces journées d’hommage, mais aussi à contribuer à la pérennisation de sa mémoire. C’est pourquoi, un monument sera bientôt érigé à Bamako avec le statut du cinéaste.
Souleymane Cissé fut bien plus qu’un réalisateur. Il fut un visionnaire, un humaniste, un militant de la dignité africaine.
À travers des œuvres majeures telles que Baara, Finyè, Waati ou Yeelen, il a bousculé les consciences et révélé au monde un autre visage du continent africain. Son cinéma, à la fois ancré dans la tradition et tourné vers l’universel, restera un modèle de courage, d’esthétique et de lucidité.
Les journées d’hommage proposeront des projections de films emblématiques de Souleymane Cissé, une exposition des photos et trophées retraçant sa carrière ainsi que des conférences-débats. L’un des temps forts sera la conférence sur «La contribution de Souleymane Cissé à l’émergence d’une cinématographie malienne et africaine» qui verra la participation des élèves de l’Institut national des arts Gaoussou Diawara et des étudiants du Conservatoire des arts et métiers multimédia Balla Fasséké Kouyaté (Camm/BFK).
Un grand débat télévisé sur la «vie et l’œuvre de Souleymane Cissé» sera également diffusé sur ORTM1. Une projection sera faite en plein air à Bozola sur la place publique «Lampani coro», en témoignage de reconnaissance au quartier natal de l’illustre disparu. Toutes ces activités visent à permettre au public malien et africain de mieux connaître l’homme, son parcours et l’universalité de son gigantesque œuvre.
Youssouf DOUMBIA
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