Le Général de division Abdoulaye Maïga prononçant son discours d’ouverture, en présence du gouverneur de la Région, le Contrôleur principal de police Bakoun Kanté
C’est dans l’effervescence que la capitale de la 6è région administrative du Mali, Tombouctou a accueilli, hier, jeudi après-midi, la cérémonie d’ouverture de la Biennale artistique et culturelle Tombouctou 2025. Une cérémonie riche en couleurs qui a été présidée par le Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga. En plus des membres du gouvernement, du Conseil national de transition (CNT) et du corps diplomatique accrédité dans notre pays, près d’un millier de personnes invitées ont participé à cette ouverture historique.
Les troupes des 19 régions et du District de Bamako ont défilé, des prestations d’artistes musiciens originaires de Tombouctou comme Tialé Arby et Bintou Garba, mais aussi la Slameuse Mai Mots qui a décrit la richesse et la diversité culturelle des ethnies et de leurs activités respectives qui composent notre pays.
Entre les discours du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé et celui du Premier ministre Abdoulaye Maïga, la Chorégraphie de la Biennale de Tombouctou 2025» a tenu le public en haleine. Cette chorégraphie dénommée «Kanouya» a sans doute été l’un des temps forts de cette cérémonie d’ouverture. Le maître chorégraphe Karim Togola est assisté par les professeurs de danse du Conservatoire des arts et métiers multimédia Balla Fasseke Kouyaté que sont : Abdoulaye Koné et Dramane Sidibé pour un spectacle qui met en scène 333 Saints danseurs et danseuses, comme le nombre des saints de cette ville. Parmi eux, soixante sont venus de Bamako et les autres sont de Tombouctou.
Pour le président de la Délégation spéciale de Tombouctou, Yahiya Tandina, cette biennale est la première manifestation culturelle d’envergure nationale que sa ville accueille depuis plus de 20 ans. C’est la Biennale de la paix et du vivre ensemble et elle marquera l’histoire contemporaine de notre pays. Quant au ministre Mamou Daffé, il a indiqué qu’il s’agit de l’édition de cette manifestation qui rassemble l’ensemble des Maliens autour de notre culture, de la paix et du développement.
Procédant à l’ouverture de la rencontre, le Premier ministre a rappelé : «Tombouctou est le symbole de ce que nous sommes : un peuple qui résiste, qui transmet, qui éclaire. Aujourd’hui encore, elle incarne cette résistance des valeurs face aux menaces de l’oubli, de l’extrémisme et de la division.»
Selon lui, la présente biennale contribuera à renforcer davantage les acquis dans les domaines de l’artisanat et de la culture. Elle est également un acte majeur de développement économique. En effet, a-t-il souligné, l’organisation de la présente édition a mobilisé sur ressources propres plus d’un milliard de Fcfa. Des centaines de millions ont été dépensés dans la réalisation et l’entretien des infrastructures de base, a insisté le Chef du gouvernement.
C’est pour toutes ces raisons que le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, a décidé de la tenue de la Biennale à Tombouctou, terre historique, a salué le Général de division Abdoulaye Maïga, assurant que le Mali reste un pays debout, enraciné dans son histoire et tourné vers l’avenir.
Envoyés spéciaux
Youssouf DOUMBIA et Oumar DIOP
Youssouf DOUMBIA
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