Le principal conférencier, Abou Guitteye, et le président de l’Association des Sénégalais résidant au Mali, El Hadj Ibrahim Guissé
L’annonce officielle de cet évènement inédit a été faite, samedi dernier, lors d’une conférence de presse animée par l’organisateur principal et directeur général de «Africa scène», Abou Guitteye, en présence du président de l’Association des Sénégalais résidant au Mali, El Hadj Ibrahim Guissé. On notait la présence d’autres figures de la musique.
Le conférencier a expliqué qu’il s’agit de montrer que malgré la crise notre pays reste debout et résiliant. «Il faut montrer que Bamako vit, malgré tout ce qui se raconte ailleurs». Pour lui, cet évènement culturel mobilise déjà beaucoup de nos compatriotes et même de nombreux fans de la sous-région ouest-africaine qui ont commencé à réserver. Mieux, la presse internationale sera au rendez-vous, car des organes de presse et chaînes de TV sont annoncés. Il s’agit donc d’une sorte de «diplomatie culturelle» qui contribuera à donner une autre image à notre pays, assure-t-il.
Si le Président de la Transition a décrété deux années consacrées à la culture (avec l’éducation cette année), «Africa scène» entend s’inscrire dans cette dynamique en faisant venir à Bamako une grosse pointure de la musique internationale. Sur le plan technique, Youssou N’dour évoluera presque dans les conditions que quand ils jouent à Bercy en France. Avant la prestation de l’artiste sénégalais, des artistes maliens chaufferont la scène. Il s’agit de Kader Taranin, Balla Tounkara et l’humoriste Kanté. Babani Koné est désignée marraine de la soirée et le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, est retenu comme parrain.
Sur le plan financier, il s’agit d’une énorme opération avec un budget d’environ 65 millions de Fcfa. Il est reparti entre la logistique, les billets d’avion, l’hébergement les assurances, etc… Abou Guitteye, qui se définit comme un homme d’affaires, a également des responsabilités sociales et environnementales. Youssou N’dour animera également un déjeuner avec les pupilles de la République. À ces jeunes, il racontera ses expériences et son parcours d’artiste, d’homme d’affaires jusqu’au poste de ministre de la Culture du Sénégal qu’il a occupé.
L’organisateur a été interpellé sur le choix de faire un événement sélectif au lieu d’une fête populaire. Il a expliqué qu’après plus de 20 ans de l’organisation de «Bama Art», l’un des plus grands événements populaires à Bamako et dans les régions, «nous avons voulu monter d’un cran en faisant venir des stars internationales de la musique». Il a aussi fait savoir que les stades pouvant accueillir ce type de manifestation ne sont plus disponibles pour cet événement, avant d’annoncer que ce concept de «Bal des grands» se poursuivra avec des artistes de renom parallèlement à «Bama Art».
Youssouf DOUMBIA
En reconnaissance de l’importance du rôle des légitimés traditionnelles dans la société et dans le souci de leur doter d’un espace dédié à la tenue de leurs activités, le président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta a decidé d’offrir à chacune des régions adm.
Marquée par une série d’échanges entre les photographes, la journée a été un véritable champ de diagnostic et de propositions de relance du secteur.
Si certains photographes de première génération ont connu le succès sur le plan international, d’autres ont passé toute leur vie sans pour autant connaître le show-biz de l’art contemporain. C’est le cas de notre compatriote feu Souleymane Sarr, qui a consacré sa vie au service de la ph.
Profondément passionné par son art visuel, il y a déjà consacré des années pour l’illustration des articles de presse du Quotidien national (L’Essor) qui est un produit phare de l’Amap et à la préservation de la mémoire nationale.
On pourrait penser que rien ne prédestinait Seydou Camara à la photographie surtout avec son cursus scolaire, mais c’est s’y méprendre parce que ce natif de Ségou, la 4è région du Mali, avait la passion de la photographie chevillée au corps et depuis sa tendre enfance..
Dans le cadre de la Journée mondiale de la photographie que consacre le 19 août de chaque année, le directeur artistique de l’Association Yamarou photo a accordé une interview à L’Essor. Dans les lignes qui suivent, Seydou Camara traite de plusieurs aspects de la photographie contemporaine.