Le présidium à l'ouverture de la rencontre à Kabala
Le
Complexe sportif de Kabala abrite, depuis hier, la première retraite
stratégique du Centre national de promotion du volontariat (CNPV). Pendant
trois jours, les coordonnateurs régionaux et du district du CNPV et les volontaires
échangeront des idées pour préparer les documents du conseil d’administration
du Centre. Cela en vue de produire des documents à valider par les
administrateurs.
Il y aura aussi un atelier de Team-bulding
afin de créer une ambiance bon enfant, notamment une symbiose et une cohésion
sociale entre eux pour partager une même vision et action. La retraite
stratégique a été l’occasion pour les responsables du CNPV d’aborder aussi les
perspectives et de collaborer à la définition d’une feuille de route. L’un des
objectifs de ces journées de réflexion, a précisé le directeur général du CNPV,
Ahmed Salif Camara, est de permettre aux membres de se retrouver en famille et
dans une zone de confort pour réfléchir, travailler et faire des recherches
pour améliorer le fonctionnement du centre.
Le CNPV
s’attellera à mobiliser les jeunes pour les mettre au service de la Nation
malienne. Le premier responsable du centre a invité ses collaborateurs à une
participation de qualité aux activités de cette retraite stratégique. «Notre
ambition est de mobiliser un million de volontaires en 2025», a déclaré le
patron du CNPV. Et d’ajouter que la nouvelle vision de son centre portera sur
les actions des centres régionaux et l’appui aux orientations de l’État. Ahmed
Salif Camara a annoncé que le Fonds des Nations-unies pour l’enfance (Unicef)
s’est engagé à mettre un million de dollar, environ un peu plus de 500 millions
de Fcfa à la disposition du CNPV en 2025.
Le porte-parole des volontaires, Gagny Traoré,
soulignera que le volontariat est un acte humain, unique, spécial, mais c’est
aussi un acte de patriotisme et de persévérance. Il s’est dit fier d’avoir
rendu service à son pays pendant 7 mois de volontariat au CNPV. Wassa
Doumbia, autre volontaire du CNPV, a expliqué succinctement tous les avantages
qu’elle a eus dans le volontariat, notamment l’acquisition de connaissances,
les relations humaines et le fait de se sortir un peu de l’angoisse du chômage.
Et d’inviter ses camarades à devenir des volontaires pour servir la Nation.
Il
est utile de rappeler que le volontaire est cette personne qui ne compte pas
son temps et son énergie pour servir l’humanité, sans rien attendre en retour.
Il propose librement ses services. Le volontaire officie dans tous les domaines
(éducation, santé, sécurité, cohésion sociale, environnement, etc.). Le
volontariat se termine, après deux ans d’expérience, par une attestation avec
la chance d’être recruté par la structure d’accueil. Le volontariat senior :
«Yiriba», c’est-à-dire donner un peu de son temps aux autres, est un volet du
CNPV.
Le Centre
national de promotion de volontariat, créé en 2011, a mission de recruter les
volontaires, de les former et de les déployer dans les services. Il prépare et
valide les documents de Politique national de volontariat, élabore et met en
œuvre une stratégie de communication, mais développe aussi un partenariat avec
les organismes privé national et international. De juin à décembre 2024, le
CNPV a pu déployer une centaine de volontaires au sein des structures étatiques.
Les responsables du CNPV ont échangé avec les représentants de leurs partenaires stratégiques tels que le Programme des Nations-unies pour le développement (Pnud), l’Unicef, l’Entité des Nations-unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes (Onu Femmes), le Programme des volontaires des Nations-unies (PVNU) et l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica). Il faut dire qu’il y a quelque temps, près de 1.000 volontaires nationaux avaient prêté serment devant le Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Général de division Abdoulaye Maïga.
Sidi WAGUE
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