Des jeunes lors du lancement de ce programme, vendredi dernier à Bamako
Le lancement de ce programme a eu lieu, vendredi dernier à Bamako, sous la présidence du ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civile et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba. C’était en présence de son collègue de l’Éducation nationale, Dr Amadou Sy Savané, de l’ambassadeur des USA au Mali, Rachna Korhonen et d’autres invités de marque.
Le projet «Shifin Ni Tagne» est une initiative quinquennale (2024-2029) qui mobilisera 25 millions de dollars (environ 15 milliards de Fcfa). Il est destiné à soutenir les jeunes marginalisés des Régions de Ségou, Mopti et du District de Bamako. Mis en œuvre par l’ONG international «FHI 360» et un consortium de cinq partenaires locaux, il couvre des jeunes de la tranche d’âge 15 à 29 ans, plus particulièrement les jeunes femmes et les jeunes handicapés dans les domaines de l’éducation, de la santé et de la productivité.
En engageant les systèmes familiaux et communautaires, le projet envisage de toucher 18.000 à 20.000 jeunes avec les outils, les ressources et les compétences nécessaires pour prendre le contrôle de leur vie, faire des choix positifs et devenir des forces influentes au sein de leurs communautés.
«Shifin ni tagne» a été conçu en collaboration avec des organisations maliennes et des jeunes. Son travail est ancré dans des principes de développement positif de la jeunesse qui conduisent à des actions menées par des jeunes.
Il permettra aux jeunes d’avoir la capacité de réaliser leurs objectifs personnels, en acquérant des informations et des services fondamentaux en matière de santé sexuelle et reproductive, mais aussi de faire des choix plus sains et en s’orientant vers leurs propres perspectives d’entreprises et d’emplois grâce à des compétences techniques améliorées. Ainsi qu’une meilleure compréhension de l’économie locale.
L’ambassadeur a placé l’évènement dans son contexte. Rachna Rachna Korhonen a expliqué que les jeunes représentent plus de 60% de la population malienne. Mais, a-t-elle ajouté, ils font face à des défis majeurs, notamment un chômage élevé, un accès limité à l’éducation, la vulnérabilité et la radicalisation. Malgré ce tableau sombre, la diplomate américaine reste confiante.
«L’avenir du Mali dépend du potentiel de ses jeunes», a-t-elle déclaré, tout en assurant que cette couche est au cœur de ce projet. Elle a insisté sur la collaboration entre tous les secteurs et départements ministériels, mais surtout sur une implication directe des jeunes. «Je tiens également à souligner que les jeunes sont au cœur de cette collaboration. Ils sont la solution, non le problème. Ils sont les leaders, pas les récipiendaires et rien ne devrait être fait sans eux», a martelé l’ambassadeur.
La représentante des jeunes à la cérémonie, Aminata Sissoko, a rappelé que les jeunes ont des rêves et des ambitions. D’où, l’impérieuse nécessité pour eux de s’engager pour dessiner les contours d’un Mali meilleur. Toutefois, en dépit des difficultés de la couche juvénile dans notre pays, l’espoir est permis, selon elle, surtout avec l’appui des partenaires comme l’USAID. Aminata Sissoko pense que de tels projets représentent un moyen pour la jeunesse d’acquérir des compétences nécessaires, non seulement pour leurs promotions personnelles, mais aussi pour le développement du pays.
Pour sa part, le ministre Abdoul Kassim Ibrahim Fomba a insisté sur la pérennisation de ce projet pour éviter qu’il soit un projet de plus. Mais aussi pour que les principales cibles puissent en tirer le maximum de profits, non seulement pour elles-mêmes, mais aussi pour le pays. Le ministre chargé de la Jeunesse et des Sports a souligné que les jeunes doivent s’approprier les projets pour les pérenniser et poursuivre avec les activités même après le départ des partenaires. Et d’encourager les jeunes bénéficiaires à s’investir pour la réalisation et la viabilité dudit projet.
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