La rencontre était co-présidée par la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Coulibaly Mariam Maïga, et ses homologues chargées de la Promotion de la Femme, venues des autres pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) et de la Guinée Conakry.
à l’entame de ses propos, la ministre Mariam Maïga a mis l’accent sur le rôle de la femme dans l’amélioration de la qualité de l’éducation au sein de notre espace commun. Et de dire que ce panel s’inscrit en droite ligne de la vision de l’Union africaine (UA) qui consacre cette année à l’éducation.
«Nous sommes toutes convaincus que c’est à travers un système éducatif performant que tous les Objectifs de développement durable seront atteints», a-t-elle précisé, avant de rappeler des statistiques.
«De 2017 à 2022 les Régions de Koulikoro et Sikasso comptaient respectivement 17.151 et 14.356 enseignants et 14.039 pour le District de Bamako. Ces localités possèdent le plus grand nombre d’enseignants et enseignantes. Les femmes représentaient 33,1% des effectifs des enseignants en 2021 et 2022», a souligné la ministre Mariam Maïga, qui dira aussi que le gouvernement est en train de travailler à l’amélioration de l’éducation à travers les différentes réformes.
Rappelons que le panel était animé par le recteur de l’Université des lettres et des sciences humaines de Bamako (ULSHB), Idrissa Soriba Traoré, l’ancienne ministre Mme Sangaré Oumou Ba et le professeur d’enseignement secondaire général, Mme Traoré Nana Djiré.
Mme Sangaré Oumou Ba a défini l’enseignant comme une personne chargée de transmettre ses connaissances à autrui dans le cadre d’une formation générale ou spécifique. Mais surtout censée aider les apprenants à acquérir des connaissances, des compétences nécessaires pour analyser les problèmes et développer une pensée créative. Et de préciser l’UA a instruit aux communautés de mettre plus d’investissements dans le secteur de l’éducation en vue de réduire les inégalités liées au genre dans l’enseignement.
Pour le recteur de l’ULSHB, la scolarisation des filles est une préoccupation constante. Idrissa Soriba expliquera que dans les pays de l’AES, les filles sont exposées à des violences et à une situation d’insécurité quant elles vont à l’école comme les attaques, les violences morales et physiques, mais aussi le harcèlement sexuel. Pour encourager l’équité et le genre dans le domaine éducatif dans l’espace AES, il pense qu’il faut une sensibilisation auprès des populations rurales sur l’importance de l’école pour les filles.
Mais aussi l’implication des leaders traditionnels contre l’usage discriminatoire des textes considérés comme document sacré, des mesures administratives et la prise en compte de la question genre dans le recrutement du personnel de l’enseignement.
Pour sa part, Mme Traoré Nana Djiré a fait un diagnostic sans complaisance de la situation en évoquant les causes de la dégradation du système scolaire.
Nahawa SANGARE
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Dans ces localités, les élèves se tapent souvent 3 à 4 kilomètres voire une dizaine pour rallier un établissement scolaire et apprendre. Ce parcours du combattant est souvent à l’origine des scolarisations tardives, des violences contre les filles et des accidents de la route.