Le ministre des Mines, Pr Amadou Keita et le directeur général de l’ONRP, Badara Aliou Koné (d)
Ces informations ont été données par le ministre des Mines, Pr Amadou Keita, lors de la 5è session ordinaire du conseil d’administration de l’Office, tenue vendredi dernier, dans un hôtel de la place. C’était en présence du directeur général de l’ONRP, Badara Aliou Koné et de plusieurs administrateurs.
D’entrée de jeu, le ministre des Mines a indiqué la nécessité à conduire des politiques avantageuses pour nos États et pour nos populations en matière de recherche pétrolière. À cet égard, Pr Amadou Keita a estimé qu’un certain nombre de dispositifs devront être réunis, notamment la révision des textes législatifs et règlementaires, l’implication plus active de l’État dans l’identification et l’évaluation de toutes les ressources minérales utiles du pays et le renforcement des capacités humaines et matérielles.
Par ailleurs, il a fait remarquer que l’exercice budgétaire 2024 n’a pas été très reluisant pour l’ONRP en termes de mobilisation des ressources financières et d’exécution des activités programmées. Cependant, il a estimé que les difficultés soulignées ne devront pas occulter les efforts de l’ensemble des acteurs pour engranger des résultats.
Il a cité comme acquis la mise en place d’un cadastre pétrolier en 2024 qui est équipé et opérationnel avec l’appui du Projet de gouvernance du secteur minier. «Nous œuvrons également à la finalisation d’un projet de cartographie géologique de l’ensemble du territoire national à travers nos coopérations techniques bilatérales», a-t-il dit.
Le ministre des Mines a demandé aux administrateurs d’intensifier la recherche pétrolière et de l’hydrogène et d’assurer une bonne gouvernance dans le secteur pour renforcer les capacités humaines et matérielles de l’Office. «Trois objectifs spécifiques, associés à neuf indicateurs cibles, sont proposés pour permettre de mesurer les performances et de projeter les efforts à fournir à court et moyen termes.
Pour que ce secteur soit l’un des leviers de développement, il convient de doter l’Office national de la recherche pétrolière (ONRP) en moyens humains, matériels et financiers conséquents afin de l’accompagner dans sa nécessaire adaptation aux perturbations mondiales inhérentes», a-t-il exprimé. Pour le directeur général de l’ONRP, l’espoir repose sur l’existence de vastes bassins sédimentaires (sources de réserve de pétrole, de gaz et de bien d’autres curiosités scientifiques) potentiels peu explorés.
Badara Aliou Koné a noté que cette session se passe dans un contexte où les autorités ont décidé de s’investir dans le domaine des mines et de la recherche pétrolière. «Nous souhaitons mobiliser 1,196 milliard de Fcfa pour redynamiser le secteur pétrolier et gazier du Mali. Le secteur peut générer plus de ressources parce que les potentialités sont là et on constate une augmentation de 27,6%», dira-t-il.
Et d’affirmer que l’Office va, en 2025, se focaliser sur le développement de certains sites, continuer la recherche et mettre en valeur la ressource humaine adéquate pour préparer le futur. Il s’est réjoui du fait qu’il existe aujourd’hui, un cadastre digne de ce nom, opérationnel et répondant aux normes internationales pour la transparence des titres pétroliers.
Fatoumata Mory SIDIBE
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