Mercredi 5 mars, il est environ 18 heures dans la capitale malienne. Au niveau du rond-point, non loin du Palais de la culture, à Badalabougou en Commune V du District de Bamako, les membres de l’Association Djigui-tougou s’apprêtent à offrir la nourriture aux usagers de la route pour leur permettre de rompre leur jeûne en ce mois de Ramadan.
Avant de donner le coup d’envoi, le secrétaire général de l’association, Tahirou Koumaré, conseille ses collègues de faire attention aux motocyclistes. Ainsi, les membres de l’association prennent d’assaut les routes, en se faufilant entre les engins, avec des assiettes remplies de kinkéliba, de dattes, de boissons et de l’eau fraiche à la recherche des usagers de la route ayant jeûné.
D’après le secrétaire général, cette opération consiste à venir en aide à tous les frères musulmans qui se trouvent bloquer dans les embouteillages au moment de la rupture du jeûne. «C’est pour leur donner de quoi rompre leur jeûne en ce mois béni», explique Tahirou Koumaré, faisant remarquer que souvent, quand on est en circulation, il se peut qu’on n’ait pas le nécessaire (eau et nourriture) pour rompre le jeûne.
«Donc profiter le peu de ce que nous avons et le partager avec le maximum de personnes est le strict minimum que notre association puisse faire en ce mois de ramadan», signale-t-il. Il ajoute que cela fait huit ans que lui et ses collègues organisent cette opération à travers les différents quartiers de Bamako. Il appelle à renforcer la cohésion sociale et le partage entre nous. «Chacun peut donner quelque chose à son prochain», estime Tahirou Koumaré.
Cette opération est destinée aux musulmans bloqués dans les embouteillages au moment de la rupture du jeûne
Au niveau du rond-point, près de l’ambassade de la République d’Algérie, à Daoudabougou en Commune V, le constat est le même. Sur place, l’association Ajarda Mali Sunacari donne aux usagers de la route de quoi rompre leur jeûne. Son secrétaire général précise que c’est une œuvre philanthropique. Hassim Guindo ajoute qu’ils font cela pour l’amour de Dieu. Il demande de l’aide pour élargir leur opération. Ces initiatives ont été appréciées par les usagers de la route. «J’ai beaucoup aimé cette action car elle permet de renforcer la cohésion sociale», exprime un motocycliste. «J’apprécie beaucoup ce geste qui permet de rompre le jeûne avant d’arriver à la maison», déclare, de son côté, Baba Dembélé, journaliste de son état.
Ibrahim Kané est un imam à Faladié en Commune VI du District de Bamako. D’après lui, permettre aux gens de rompre leur jeûne est un acte très important en Islam qui enseigne la cohésion sociale et la solidarité. Il fera savoir que le prophète Mohamed (PSL) a dit que celui qui nourrit un jeûneur pour la rupture aura la même récompense que ce dernier sans que cela n’enlève rien à la récompense du jeûneur. L’imam signale que cette récompense est obtenue par le fait de donner à manger au jeûneur de quoi rompre son jeûne même une petite quantité et quelle qu’en soit la nourriture qu’on offre.
Bembablin DOUMBIA
À l'instar de la communauté internationale, notre pays a célébré, ce jeudi 17 septembre 2026 au CICB, la Journée de l'alphabétisation sous le thème intitulé : «L’Alphabétisation au service d’une Année de l’Éducation et de la Culture réussie». La cérémonie était présidée par.
Les travaux de la première session de la chambre criminelle du Tribunal de grande instance de Mopti ont connu leur épilogue ce jeudi 17 septembre 2026 au siège de la structure sise au Quartier administratif Komoguel I. Les décisions issues de cette session portent sur 14 condamnations à des pei.
C’est parti pour trois jours d'échanges (17 au 19 septembre), d'orientation et d'opportunités. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le Pr Bouréma Kansaye, a présidé, hier au Parc des expositions de Bamako, la cérémonie d’ouverture de la deuxième éd.
Face à la complexité croissante de la corruption et de la délinquance financière, le Mali mise sur une justice spécialisée. Le Pôle national économique et financier (PNEF) concentre désormais les compétences pour traquer les atteintes aux ressources publiques.
Résidant aux États-Unis depuis 26 ans, Makan Diarra a investi plus de 3 milliards de Fcfa dans l’industrie agroalimentaire au Mali. À travers son parcours et ses investissements, il entend contribuer à la transformation locale des matières premières, à la création d’emplois et au renforc.
Avec l’essor des technologies de l’information et de la communication, les infractions connaissent une progression et une diversification constantes. Pour mieux répondre à cette nouvelle forme de délinquance, notre pays a mis en place une juridiction spécialisée. Issa Coulibaly, magistrat, .