L’Essor : Quelle est votre appréciation sur les 61 ans d’existence de l’Armée malienne ?
Ibrahima Diakité : Moi, j’ai été incorporé en 1972. L’Armée malienne a existé avant moi. Elle a passé par plusieurs étapes de mon recrutement à maintenant. Lorsque nous venions, l’Armée malienne avait besoin des intellectuels.
Le chef de l’armée à l’époque, le commandant Bougary Sangaré, présentement général, partait recruter des éléments dans les lycées pour les incorporer. Cela, parce qu’il voulait une armée très forte. C’est ainsi que nous sommes devenus militaires. En ce moment, l’Armée malienne avait des relations avec des pays frères tels que la Russie, la Chine, un peu la France, etc.
C’était sous le président Moussa Traoré avec comme ministre de la Défense le colonel Kissima Doukara. Ces dirigeants avaient beaucoup de relations qui ont permis à notre pays d’avoir des matériels militaires et de hauts cadres dans l’armée. Ce qui a fait qu’on était craint dans la sous-région, car on avait tout sur le plan militaire.
L’Armée de l’Air était bien équipée tout comme l’infanterie et l’artillerie par des chars… En un mot, l’Armée malienne était très forte. Cette puissance au niveau de notre armée est demeurée jusqu’en 1991. Mais à partir de cette date, après le coup d’État contre le président Moussa Traoré, l’Armée malienne est retombée.
De mon point de vue, cela est arrivé à cause de la peur que des dirigeants de l’époque avaient vis-à-vis de l’armée. C’est ainsi qu’ils ont essayé d’affaiblir l’armée. Que cela soit le matériel ou les hommes. On a aussi tenté de nous diviser.
Aussi, ils ont politisé l’armée en nommant des officiers militants des partis politiques. Cette situation a négativement joué sur les potentiels de l’armée. Tout dernièrement, comme je suis à la retraite depuis 14 ans, je vois des coups d’État.
Du coup d’État d’Amadou Haya Sanogo à celui actuel, j’observe que l’armée est en train de se reconstruire. Sinon on avait une armée très brave, c’est pour cela à la chute du président Moussa Traoré on pouvait se rendre partout sur le territoire sans aucun problème d’insécurité. Ce que je vois, sans être dans le secret de Dieu, on aura encore une armée très forte.
L’Essor : Qu’est-ce qu’il faut à l’État du Mali pour avoir une armée très forte au-delà de l’acquisition des équipements de dernière génération ?
Ibrahima Diakité : Cela est une question de stratégie. Je dirais qu’il y avait un manque d’effectifs. Parce qu’en plus des matériels, il faut avoir des hommes instruits et bien formés.
Actuellement, avec l’acquisition de ces nouveaux matériels, si nous suivons notre progression, il nous faut un plan de défense qui puisse permettre à l’armée une certaine mobilité. Car notre pays est trop vaste. S’il y a la mobilité, c’est sûr et certain que nous aurons ce que nous voulons.
L’Essor : La diversification du partenariat n’est-elle pas une option salvatrice pour faire face à la guerre asymétrique à laquelle fait face le Mali ?
Ibrahima Diakité : Cette question n’est pas politique. Donc, si tel est le cas, il faut diversifier le partenariat parce que nous ne sommes pas des esclaves. On dit que nous sommes indépendants. Alors, on doit s’allier avec n’importe qui selon notre choix.
La diversité amènera la concurrence. Et cette concurrence nous permettra de nous hisser très haut. J’en suis conscient. C’est une très bonne chose dans le cadre de cette guerre dans laquelle notre pays est entraîné.
Entretien réalisé par
Oumar DIAKITÉ
Oumar DIAKITE
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