Les représentants du parquet général se sont félicités des décisions de la Cour
Longtemps attendu, le procès dans l’affaire dite de «l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires» devant la session spéciale de la Cour d’assises de Bamako a connu son épilogue hier. À la lumière du réquisitoire du parquet général et des plaidoiries de la défense, la Cour a vidé le dossier. Dans sa délibération, la Cour a retenu Mme Bouaré Fily Sissoko, ancienne ministre de l’Économie et des Finances et le Colonel-major Nouhoum Dabitao, ancien directeur du Commissariat des Armées dans les liens de l’accusation.
Ils ont été déclarés coupables des crimes de «faux», «usage de faux», «atteinte aux biens publics» et complicité de cette infraction. Ainsi, Mme Bouaré Fily Sissoko est condamnée à 10 ans de réclusion criminelle assortie d’une amende de 500.000 Fcfa. Le Colonel-major Nouhoum Dabitao est condamné à 7 ans de prison ferme assortie 500.000 Fcfa d’amende. Ces infractions sont prévues et punies par les articles 102, 103 106 et 107 du Code pénal et des dispositions pertinentes du Code de procédure pénale.
Les accusés Sidy Mohamed Kagnassi, Amadou Kouma, Nouhoum Kouma, Soumaila Diaby et Moustapha Ben Barka ont été condamnés par contumace à la réclusion à perpétuité pour des faits de prise illégale d’intérêt, de corruption, de faux, usage de faux et d’atteinte aux biens publics.
En revanche, l’ancien directeur de cabinet du Président de la République (feu Ibrahim Boubacar Keïta), Mahamadou Camara et le Général de Brigade Moustapha Drabo ont été déclarés non coupables des infractions pour lesquelles, ils étaient poursuivis.
Dans leurs réactions, les représentants du parquet général, Kokè Coulibaly et Boubacar Galadio Camara se sont félicités des décisions de la Cour. «Nous nous reconnaissons entièrement dans vos décisions qui reflètent parfaitement les débats contradictoires qui ont animé la salle durant ces quelques semaines d’audiences», s’est réjoui le substitut général Kokè Coulibaly.
Dans ses prétentions financières, la partie civile représentée par le représentant de la direction générale du Contentieux de l’État, Issa Maïga réclame la condamnation de Mme Bouaré Fily Sissoko au paiement de la somme de 25 milliards de Fcfa représentant des frais d’approche relatifs à l’achat d’armes létales non réceptionnées. Il réclame la condamnation solidaire de l’ensemble des accusés comme d’hommage et intérêts au profit de l’État.
En réaction, l’avocat de Mme Bouaré Fily Sissoko a dénoncé un acharnement contre sa cliente qui est la principale victime de cette affaire dans laquelle, des personnalités importantes impliquées ne sont plus en vie. Le parquet général a félicité les membres de la Cour pour leur courage et leur détermination à rendre justice de façon indépendante dans cette affaire qui a tenu en haleine l’opinion nationale et internationale pendant des mois.
Aboubacar TRAORE
Dans le cadre de la sécurisation du territoire, les Forces armées maliennes (FAMa) mènent actuellement des opérations de contrôle de zone de grande envergure dans le secteur ouest de la localité de Léré, Région de Tombouctou..
Ce geste du Général d’armée Assimi Goïta s’inscrit dans le cadre du Ramadan 2026 qui va bientôt débuter.
A l’instar de la communauté internationale, notre pays a célébré la Journée internationale du 6 février «Tolérance zéro» aux mutilations génitales féminines (MGF)/excision sous le thème : «Rôles et responsabilités des autorités et légitimités traditionnelles du Mali face aux enj.
Le secrétaire général (sortant) de la Fédération nationale des mines et de l’Énergie du Mali (FENAME), Moussa Coulibaly , a été reconduit à son poste pour un mandat de cinq ans. Il dirige un bureau de 36 membres, en plus des 7 membres de la Commission de vérification..
Le verdict tant attendu dans le procès dit «Paramount-Embraer» n’a finalement pas été rendu, le vendredi dernier, comme annoncé. Lors de cette séance, la Chambre criminelle spécialisée en matière économique et financière du Pôle national économique et financier a décidé de rabattre.
Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, a procédé, samedi dernier sur la colline de Badalabougou, au lancement de la première phase du concours de recrutement de 200 agents du cadre de la surveillance des services pénitentiaires et de l’éduc.