Le président de la sous-commission paix, sécurité, réconciliation nationale et cohésion sociale (c) et le Général Gabriel Poudiougou (d)
Après l’ouverture des Assises nationales pour la refondation au Niger samedi dernier, les travaux ont débuté lundi au niveau des cinq sous-commissions thématiques créées à cet effet. Nous nous sommes intéressés aux travaux de la sous-commission paix, sécurité, réconciliation nationale et cohésion sociale et de la sous-commission géopolitique et environnement international.
Au niveau de la sous-commission paix, sécurité, réconciliation nationale et cohésion sociale qui bénéficie de l’expertise du Général Gabriel Poudiougou du Comité indépendant de suivi-évaluation de la mise en œuvre des recommandations des Assises nationales de la Refondation (Cinsere-ANR), les participants ont fait de nombreuses propositions.
Pour des intervenants, la paix est à la portée des Nigériens à cause du brassage culturel. Ils ont appelé à renforcer le cadre de concertation des chefferies traditionnelles, à suspendre la pension des députés, à promouvoir l’engagement des jeunes pour la paix. Mais aussi à renforcer le dialogue communautaire, à favoriser l’éduction religieuse dans les écoles, à renforcer le brassage culturel. Ils ont, en outre, proposé de créer une commission justice, vérité et réconciliation, de réduire le nombre des partis politiques.
Au niveau de la sous-commission géopolitique et environnement international, les participants répondaient à deux questions : quelle Charte pour la Transition et quelle durée pour la Transition ? Alors que certains ont proposé 3 ans renouvelables comme initialement proposé par le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) pour la durée de la Transition, d’autres ont proposé 5 ans voire 10 ans renouvelables.
Concernant la Charte, alors que des participants ont proposé d’ajouter au CNSP, un gouvernement, un Parlement de Transition, d’autres ont suggéré qu’il faut mettre en place un conseil pour la réconciliation nationale, de suspendre ou même supprimer les partis politiques, harmoniser les organes de la Transition avec ceux des autres pays de la Confédération AES (Mali et Burkina Faso).
PAIX ET STABILITÉ-Le président de la sous-commission paix, sécurité, réconciliation nationale et cohésion sociale a indiqué qu’il y a une espèce de similitude avec les pays membres de l’AES. Selon Idi Ango Omar, ces pays ont connu les évènements avant le Niger mais, le processus est le même. «Ce que nous sommes en train de débattre, c’est pour permettre d’asseoir une paix et une stabilité durable pour nos Etats et adopter une charte qui va déterminer la durée de la transition, les différentes institutions et qui va permettre de régler un certain nombre de problèmes qui sont préalables aux prochaines élections», a expliqué le président Idi Ango Omar.
«Aujourd’hui, les trois Chefs d’État de la Confédération des Etats du Sahel souhaitent vivement asseoir dans les prochaines années, une stabilité durable avec l’appropriation de la souveraineté, de l’indépendance et qu’on se départisse de tout l’interventionnisme des pays néocoloniaux et impérialistes», a-t-il ajouté. Idi Ango Omra s’est dit convaincu qu’avec l’élan populaire et l’adhésion de la population à l’avènement du 26 juillet, au sortir de ces Assises, ils pourront parvenir à des propositions fortes.
Lesquelles pourront permettre au Chef de l’État, le Général Tiani, de pouvoir asseoir une transition avec un Parlement de transition, un gouvernement et certaines institutions comme le Conseil supérieur de la communication, la Cour d’Etat, la Cour des Comptes qui pourront créer les conditions d’une justice équitable, base de toute stabilité.
COMME À BAMAKO-Pour sa part, le Général de division à la retraite Gabriel Poudiougou dira que comme au Mali, le Niger poursuit le même processus que lors des Assises nationales de la Refondation. «J’ai l’impression d’être dans une salle à Bamako, car ce sont les mêmes expressions, mots, problèmes et préoccupations qui sont évoqués», a-t-il dit. D’après lui, tout cela montre que nos Présidents ont eu une idée géniale de créer l’Alliance des États du Sahel car «nous avons les mêmes problèmes».
Selon Gabriel Poudiougou, après avoir touché les différents aspects de la défense, de la paix et tout ce qu’il y a comme procédure, les volontés exprimées à Niamey rejoignent ce qui a été vécu à Bamako. Il a soutenu que c’est en cela que l’expertise de la délégation malienne est enrichissante. Et déjà, il dit avoir échangé avec le président de sa sous-commission pour lui faire part de la manière dont ils ont procédé à Bamako et les grandes lignes qui ont été développées aussi bien en matière de défense et de sécurité qu’en matière de réconciliation et de cohésion nationale.
Le Général Gabriel Poudiougou a aussi indiqué qu’il lui a parlé du processus qui a conduit au Dialogue inter-Maliens organisé pour approfondir tout ce qui a été dit lors des Assises nationales de la réfondation.
Envoyé spécial
Dieudonné DIAMA
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