La rencontre a permis aux participants d’être au même niveau d’information sur le projet
C’était en présence du coordinateur de la préparation du projet, Fodé Konaté et des consultants des filières horticoles.
L’atelier visait à assurer une préparation participative du projet, qui permettra aux parties prenantes d’être au même niveau d’information par rapport au développement des filières horticoles. Le PDH remplacera le Projet de compétitivité et diversification agricoles (PCDA), exécuté de 2006 à 2015 sur financement du Groupe de la Banque mondiale pour un montant total de 66 millions de dollars, environ 33 milliards de Fcfa.
Les résultats du PCDA ont été jugés satisfaisants, pour avoir «permis d’accroître le revenu des acteurs des filières mangue, échalotes-oignons, pomme de terre, papaye, lait et viande», a souligné le coordinateur du PDH Mali. Selon Fodé Konaté, ce nouveau projet qui vient d’être lancé accomplira la mission que le PCDA menait dans les filières maraîchères, légumes, fruits et autres. C’est pour améliorer la qualité, la quantité, la transformation locale et le prix à l’extérieur.
«Le Mali dispose de terres cultivables, de l’eau et des hommes pour travailler. Il a aussi des frontières pour des échanges commerciaux, c’est déjà un atout pour le développement économique», a-t-il fait savoir. Il a déploré qu’avec toutes ces opportunités, notre pays importe des produits agricoles. «Donc, il y a un problème à éradiquer à ce niveau. C’est pourquoi, ce projet rassemblera les faîtières des différentes filières pour leur permettre de travailler dans la communion et dans le respect de la loi», a soutenu Fodé Konaté.
Daniel Siméon Kelema a expliqué que le sous-secteur de l’horticulture présente un potentiel énorme pour notre pays. Le potentiel de terres exploitables pour l’horticulture est d’environ 43,7 millions d’hectares sur lesquels seulement 7% sont exploités. Plus de 2,2 millions d’hectares de terres sont potentiellement irrigables par les eaux de surface dont plus de 1,8 million d’hectares dans le bassin du fleuve Niger, sur lesquelles environ 300.000 ha sont actuellement irrigués.
«Cette largesse de la nature est accompagnée par l’existence d’une main d’œuvre nombreuse, disposée à s’investir pendant la période de contre saison correspondant à la culture maraîchère», a déclaré Daniel Siméon Kelema.
Selon lui, l’horticulture occupe une part importante du revenu des agriculteurs, variant entre 21,6% et 35,9%. Les produits horticoles, en raison de leur qualité nutritionnelle, leur cycle de production court et leur rendement à l’unité de surface, peuvent constituer une excellente réponse aux problèmes alimentaires d’urgence.
Aussi, dira-t-il, le problème qui pousse le Mali à importer les produits agricoles s’explique par les faiblesses inhérentes au système de production agricole, caractérisé par le faible équipement et les effets du changement climatique. Selon le secrétaire général, les orientations à donner à cette phase de ce futur projet portent sur le ciblage des produits horticoles à fort potentiel dans le pays, la focalisation des investissements sur les zones à fort potentiel productif et la promotion des technologies et pratiques appropriées.
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