Disponibilité du carburant à Bamako : Normalisation au niveau des transports en commun

Avec la pénurie de carburant, plusieurs véhicules de transport en commun avaient disparu de la circulation dans la capitale. Ils refont surface aujourd’hui avec la disponibilité du précieux liquide dans certaines stations-services. Et cela grâce aux efforts des autorités et des importateurs d’hydrocarbures, ainsi qu’au sacrifice des Forces armées maliennes

Publié mercredi 26 novembre 2025 à 07:35
Disponibilité du carburant à Bamako : Normalisation au niveau des transports en commun

Les responsables de ces moyens de transports espèrent une reprise complète dans les prochains jours

Après plusieurs semaines de perturbations, en raison du manque de carburant, les gares routières et places dédiées aux véhicules de transport urbain retrouvent peu à peu leur ambiance habituelle. Depuis le week-end dernier, il est aisé de constater à travers la capitale que les transports urbains et interurbains reprennent leur rythme.

Un soulagement pour les usagers ainsi que les transporteurs et leurs clients qui saluent les efforts des autorités pour résorber cette crise de carburant.
Hier, notre équipe de reportage a observé d’importants changements dans une capitale à nouveau animée, contrastant avec les dernières semaines où les citoyens vivaient un véritable calvaire. Il est 6 heures du matin au grand marché de Gouana. À cette heure, les commerçantes grossistes et détaillantes se dirigent déjà vers les quartiers environnants comme Garantibougou ou Sabalibougou.

Après des semaines de crise, les activités semblent reprendre leur cours. Dans un brouhaha habituel, des minibus Sotrama et tricycles (katakatani en bambara) s’alignent comme dans un véritable parking, recréant une concurrence visible pour la clientèle. Une situation bien différente de celle des semaines précédentes où l’on pouvait compter les véhicules du bout des doigts.
Chaka, chauffeur de Sotrama, explique qu’il avait réduit ses trajets journaliers de 10 à 5 en raison de la pénurie. Depuis l’application des nouvelles mesures gouvernementales, il dit constater une nette amélioration. «Depuis hier, j’arrive à faire 7 tours entre Sabalibougou et Gouana. J’espère retrouver le rythme habituel d’ici la fin de la semaine», confie-t-il.

Salimata Traoré, commerçante, se réjouit de ce retour progressif des véhicules sur les tronçons. «Pendant la crise, si je ratais le premier Sotrama, je pouvais attendre près de 30 minutes pour avoir un autre. Cela perturbait mon commerce», se souvient-elle, tout comme d’une scène où une vingtaine de personnes ont dû s’entasser dans un seul Sotrama. D’autres s’étaient agrippées au véhicule. «Malgré cela, les prix n’avaient pas augmenté, mais le transport des marchandises était coûteux et compliqué», précise-t-elle.

Aïchata Sissoko, vendeuse de mini-talons et résidente de Kalaban-Kouloubléni, déboursait chaque jour 2.500 Fcfa pour se rendre à sa boutique au Grand marché. Alors qu’avant la crise, ce trajet ne lui coûtait que 1.500 Fcfa. Aujourd’hui, elle observe une amélioration et affirme qu’il lui est désormais plus facile de trouver un taxi à un prix abordable. Lassana Diarra, chauffeur de taxi, évoque, lui aussi, des jours difficiles avec amertume. «Certains chauffeurs ont même arrêté de travailler. Nous pouvions passer deux jours en file d’attente pour obtenir du carburant», témoigne-t-il. Et de saluer les nouvelles mesures, grâce auxquelles il peut désormais s’approvisionner au prix normal, sans être obligé de passer la nuit dans une station-service.


Air Zana est une compagnie dont les bus relient la capitale à plusieurs localités comme Dioïla et Massigui. Avec la crise, la compagnie a revu le nombre de cars en circulation, passant de 6 à 2 par jour (ceux de 9 h et 13 h 30). Mahamadou Camara, responsable de la compagnie, note une amélioration depuis le début de la semaine : «Nous arrivons à avoir du carburant, même si cela demande encore de la patience.» Il regrette toutefois le fait que certains transporteurs urbains maintiennent des prix inabordables, compliquant les déplacements pour les voyageurs. Et à Mari Hamadou Soumaré, responsable de Air Niono à N’Golonina, d’affirmer que l’activité reste réduite : «D’habitude, entre 6 h et 10 h, nous faisions sortir plus de 6 cars.

Actuellement, seuls deux cars circulent par jour.» Selon lui, cette mesure vise à économiser le carburant. Il assure cependant que l’accès au gasoil devient progressivement plus facile et espère une reprise complète dans les prochains jours.

Kassim Coulibaly, responsable d’une compagnie, ajoute que pour s’approvisionner à Koutiala, ils sont obligés d’acheter le gasoil à 1.750 voire 2.000 Fcfa le litre. Or, un bus consomme environ 300 litres pour un aller retour Koutiala-Bamako. «Mais puisqu’il est impossible d’augmenter les prix des billets, nous continuons donc de tourner à perte», se lamente le transporteur.

Ces derniers jours, le gouvernement a fourni d’énormes efforts pour que le carburant soit disponible dans les stations-services de la capitale. À ce propos, le gouvernement et les groupements des pétroliers avaient signé, vendredi dernier, un accord permettant de réduire de 72 heures à 24 heures le délai de passage des citernes d’hydrocarbures au niveau du Bureau des produits pétroliers des Douanes.

Faisant lundi le constat de l’application de cet accord au Bureau des produits pétroliers des Douanes et à l’Office malien des produits pétroliers (Omap), le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, avait déclaré ceci : «Depuis la signature de l’accord, sur 114 citernes rentrées au Bureau des produits pétroliers, 110 sont sorties en moins de 24 heures. Ce qui prouve que le protocole est opérationnel et produit des effets». La visite du ministre a coïncidé avec l’arrivée de 200 citernes supplémentaires à Bamako. Moussa Alassane Diallo a affirmé également qu’un stock global de 900 citernes se trouvaient aux frontières. Il a fait savoir que l’objectif est de mettre fin aux files d’attente dans les stations-services. 

Mahawa DEMBÉLÉ ‎

Lire aussi : Dubai : Le plus haut hôtel du monde ouvre ses portes

Le « ciel Dubai Marina » est devenu l’hôtel le plus haut du monde. Situé à Dubai, avec ses 82 étages, ses 1 004 chambres ou encore ses trois piscines extérieures à débordement avec vue sur la skyline, l’établissement a ouvert ses portes ce 03 janvier 2026..

Lire aussi : Cheptel : 83 millions de têtes à vacciner

Cet objectif est en adéquation avec les engagements du Mali aux plans sous-régional et mondial, notamment ceux relatifs à l’éradication de la peste des petits ruminants et au contrôle progressif de la péripneumonie contagieuse bovine.

Lire aussi : Hydrocarbures: L’approvisionnement régulier se poursuit

Malgré les spéculations autour de la disponibilité du carburant dans notre pays, il faut reconnaître que le précieux liquide existe bien..

Lire aussi : Approvisionnement du pays en hydrocarbures : Reprise des convois après un léger ralentissement

Pour des raisons stratégiques sur certains axes routiers, le volume d'approvisionnement du pays en hydrocarbures a connu un léger ralentissement dans la semaine du 4 au 8 décembre 2025. Mais le Comité interministériel de gestion des crises et catastrophes (CECOGEC) rassure que les convois ré.

Lire aussi : Titre BMS-SA : Des orientations stratégiques ambitieuses pour 2026

Le Conseil d’administration de la Banque malienne de solidarité (BMS-SA) a tenu, hier, sa 93è session sous la présidence de Yehia Ag Mohamed Ali. Étaient aussi présents, l’administrateur directeur général, Lanfia Koita et les autres membres du conseil d’administration..

Lire aussi : Titre Apurement de la dette intérieure : l’État rétablit la confiance avec le secteur privé

Avec le paiement de 312 milliards de dette intérieure, les entreprises peuvent relancer leurs investissements, financier l’achat de nouveaux intrants et honorer leurs propres dettes.

Les articles de l'auteur

ABFN : DES actions structurantes prévues pour 2026

L’Agence du bassin du fleuve Niger (ABFN) a tenu hier, à la direction nationale des eaux et forêts sis à N’tabacoro, la 23è session ordinaire de son conseil d’administration. La cérémonie était présidée par la ministre de l’Environnement, de l'Assainissement et du Développement durable, Mme Doumbia Mariam Tangara, en présence du directeur général de l’ABFN, Moussa Diamoye..

Par Mahawa DEMBÉLÉ ‎


Publié vendredi 09 janvier 2026 à 08:46

Nigeria : Le boxeur Anthony Joshua survit à un accident mortel

Le boxeur britannique a frôlé la mort après que le véhicule dans lequel il se trouvait a percuté un camion avant d’être transporté à l’hôpital pour passer des examens. Ce drame immense est survenu ce lundi lors d’un accident de la route. Le terrible choc a fait perdre à Anthony Joshua deux de ses amis les plus proches..

Par Mahawa DEMBÉLÉ ‎


Publié mardi 30 décembre 2025 à 16:42

Aviculture et pisciculture : Une centaine de jeunes formés par l’anpe et la COFOR-MALI

La cérémonie de remise d’attestations de fin de formation et de kits à une centaine de jeunes formés en aviculture (50) et en pisciculture (50) s’est tenue, mardi dernier à la Maison des jeunes de Bamako. L’activité a été organisée par la Coalition des forces juvéniles pour le renouveau au Mali (Cofor-Mali), en partenariat avec l’Agence nationale pour l’emploi (l’ANPE)..

Par Mahawa DEMBÉLÉ ‎


Publié jeudi 18 décembre 2025 à 08:36

Marché des céréales sèches : Les nouvelles récoltes font baisser les prix

À la date du lundi 8 décembre, au Grand marché de Bamako, le sac de 100 kg de mil est vendu à 20.000 Fcfa contre 22.500 Fcfa avant. Le sac de 100 kg de riz Gamiyaka, cédé auparavant à 45.000 Fcfa, se négocie désormais autour de 40.000 Fcfa.

Par Mahawa DEMBÉLÉ ‎


Publié jeudi 11 décembre 2025 à 09:01

Construction citoyenne : La DGCC renforce les capacités sur la citoyenneté

Dans le cadre du renforcement des capacités de son personnel, la Direction générale de la construction citoyenne (DGCC) a organisé, jeudi dernier dans ses locaux, une session de formation à l’intention de ses agents..

Par Mahawa DEMBÉLÉ ‎


Publié mardi 02 décembre 2025 à 10:24

ANPE : Validation de la Politique nationale de la formation professionnelle

L’atelier sur la validation du document de la Politique nationale de formation professionnelle s’est tenu, hier dans les locaux du Centre de perfectionnement et de reconversion de ladite organisation. La cérémonie était présidée par la ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la formation professionnelle, Oumou Sall Seck. C’était en présence des chefs de projet et d’autres invités..

Par Mahawa DEMBÉLÉ ‎


Publié vendredi 07 novembre 2025 à 08:12

Foot et Business: Plus d’autographe pour Lamine Yamal

Le prodige catalan arrête de signer ses maillots. Il envisagerait de vendre ses autographes..

Par Mahawa DEMBÉLÉ ‎


Publié vendredi 17 octobre 2025 à 14:57

L’espace des contributions est réservé aux abonnés.
Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.
S’abonner