Les officiels
lors de la rencontre
Quelles modalités de
désignation pour les représentants de la classe politique ? La question
était au centre de la réunion de la formation politique du Cadre de
concertation national, tenue hier au Centre de formation des collectivités
territoriales. Les débats étaient dirigés par le ministre de l’Administration
territoriale et de la Décentralisation, le colonel Abdoulaye Maïga, en présence
d’autres membres du gouvernement. Le médiateur de la Cedeao pour le Mali, Goodluck Jonathan et le nouveau représentant
de la Commission de la Cedeao au Mali, Oumar Touré, étaient aussi présents.
Les
quelques minutes qu’ils ont passées en compagnie des acteurs politiques leur
ont certainement permis de constater l’émergence d’un réel consensus autour de
l’organisation des élections. Dès le départ, le président
de la Transition a voulu le processus électoral « inclusif». Et le
triumvirat ministériel que dirige le colonel Abdoulaye Maïga travaille à
matérialiser cette volonté présidentielle, en soumettant toutes les actions
envisagées à l’examen du Cadre de concertation national. Le 28 juin dernier en
ce même lieu, les acteurs politiques avaient validé les projets de chronogramme
proposés par le gouvernement.
Lors de la rencontre d’hier, il était question
des modalités de désignation des représentants des partis politiques au collège
de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE). Cet organe
délibérant, aux termes des dispositions de la loi électorale, est composé de 15
membres dont 4 sont désignés par les partis politiques. Il leur revient de
fixer les modalités, en tenant compte d’un certain nombre de critères dont la
compétence, la probité, la bonne moralité, l’impartialité.
Le 11 juillet dernier, le colonel Abdoulaye Maïga a adressé une correspondance aux partis en vue de recueillir leurs propositions. Sur un total de 271 partis politiques, seulement 120, soit 44%, ont répondu. À l’analyse, cinq grandes options se dégagent des propositions faites. La première option est la désignation suivant le poids et la représentativité des partis politiques. Cette proposition est revenue 16 fois. Les quatre autres sont respectivement la désignation par les regroupements de partis politiques (60 propositions), l’élection des représentants (4), le tirage au sort (5) et la sélection après appel à candidature (56).
BONNE DYNAMIQUE- Pendant les
débats, des responsables politiques sont revenus sur des propositions qu’ils
estiment pertinentes. Oumar Ibrahim Touré, président de l’Alliance pour la
République (APR), a insisté sur la nécessité de donner la latitude à chaque
parti de proposer des noms. Alors que Marimantia Diarra, le président de
l’Adema-PASJ, estimera que les critères de représentativité doivent prévaloir.
Le président du Rassemblement pour le développement et la solidarité (RDS),
Younouss Hamèye, a plaidé pour la prise en compte du critère âge. L’inquiétude
de Amadou Koita de PS Yelen koura est liée au fait que des responsables
d’institutions sont en train d’encourager la mise en place d’une Coalition
politique pour gagner les élections. Pour lui, cela n’est pas de nature à
renforcer la confiance entre les parties.
Les différentes décisions
prises ces derniers mois par les autorités de la Transition illustrent leur
désir d’être fidèles aux échéances. Goodluck Jonathan qui n’a pas assisté aux
débats, a souligné cette bonne dynamique, après avoir exprimé sa joie de
rencontrer les responsables politiques, au moment où une « voie claire de
sortie de crise se dessine ». Aussi, a-t-il invité la classe politique à
entretenir cette dynamique, en agissant en synergie avec les autres acteurs
pour réussir la mise en œuvre du programme défini par le gouvernement. Goodluck
Jonathan est convaincu que si les lois nécessaires sont « adaptées, nous
pouvons aboutir à des élections transparentes et crédibles ». Et
d’ajouter : « Si le processus de transition est bien élaboré et bien
compris par tous, nous pouvons rendre le Mali plus stable. Au bonheur de
tous ».
À la suite du médiateur, le nouveau représentant de la Commission de la Cedeao au Mali a exprimé son engagement et celui de son organisation à travailler avec le Mali. À l’attention des deux invités de marque, Abdoulaye Amadou Sy a, au nom de ses camarades politiques, souligné l’importance du soutien apporté à notre pays par la Cedeao. Avant de souhaiter la levée des sanctions politiques et diplomatiques qui sont encore en vigueur.
« Le but de l’exercice était de s’assurer que la synthèse faite par le gouvernement reflète effectivement les propositions exprimées par les partis», a déclaré Ibrahim Ikassa Maïga, ministre de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les Institutions.
Issa DEMBELE
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